jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2103478 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique 4 |
| Avocat requérant | KENGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 6 mars 2020, M. C A, a saisi le tribunal administratif de Rouen d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 1803202-1804533 rendu le 7 novembre 2019 par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif de Rouen a enjoint au président du conseil départemental de la Seine-Maritime de restituer à M. A la somme retenue de 2 427 euros et à la caisse d'allocations familiales de Seine-Maritime de réexaminer les droits de M. A au titre des prestations sociales depuis octobre 2017 et de lui verser, le cas échéant, les montants du revenu de solidarité active et de la prime d'activité qu'il aurait dû percevoir en conséquence.
Par une correspondance, enregistrée le 12 novembre 2020, la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime a produit ses observations.
Le 30 avril 2021, la demande d'exécution de M. C A a fait l'objet d'une décision de classement administratif, notifiée à l'intéressé le 12 mai suivant.
Par une correspondance, enregistrée le 12 juin 2021, M. A, représenté par Me Kengne a contesté la décision de classement.
Par une ordonnance en date du 10 septembre 2021, le président du tribunal administratif de Rouen a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, le département de Seine-Maritime, représenté par son président en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- s'agissant de l'indu INK3 et la retenue de 2427 euros, après un réexamen des droits opéré par la Caisse d'allocations familiales (CAF) de Seine-Maritime à la demande du département, un rappel de 3 199,14 euros a été généré pour la période d'avril 2016 à septembre 2017 qui s'est traduit par un reversement à l'intéressé de 772,14 euros et une retenue de 2 427 euros pour compenser la créance INK3 ; en exécution du jugement la CAF a effectué un reversement sur le compte de M. A de 2 427 euros ; ainsi la somme de 2 427 euros ayant été reversée deux fois, M. A demeure redevable de cette somme ;
- s'agissant des indus INK4 et INK5, la révision du droit au RSA effectuée en application de la décision du département du 13 janvier 2020 et en exécution du jugement n'a eu aucune incidence sur l'indu INK4 et a généré pour un indu INK5 de 654 euros.
Par des mémoires enregistrés le 12 octobre 2021 et le 3 juin 2022, M. A représenté par Me Kengne, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à la CAF, d'annuler l'inscription de la somme de 2 427 euros au débit du compte des prestations de M. A, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir ;
2°) d'enjoindre à la CAF de procéder à la restitution de toutes les sommes retenues sur les prestations Caf de M. A, d'un montant total de 837,60 euros, augmenté de toutes autres retenues indument pratiquées depuis décembre 2020, les retenues ayant été pratiquées sur des indus nés des décisions annulées par jugement en date du 7 novembre 2019 et ce, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir.
3°) d'enjoindre à la CAF de procéder à un réexamen et paiement des droits de M. A au titre des prestations de Prime d'activité, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) d'enjoindre à la CAF de procéder à l'annulation et suppression dans le dossier de M. A de l'ensemble des indus annulés par le jugement en date du 07 novembre 2019 du Tribunal administratif de Rouen, afin d'éviter toutes confusions futures, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir ;
5°) d'annuler le nouvel indu INK 007 de 1 209 euros notifié par courrier du 4 novembre 2020 et la décision explicite de rejet correspondant du Département, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir ;
6°) d'ordonner en conséquence un nouvel examen de la situation de M. A en prenant en compte ses ressources réelles ;
7°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi sur l'aide juridique, en contrepartie de la renonciation à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que le jugement n'a pas été exécuté et que la CAF opère des prélèvements indus sur son compte sans tenir compte des annulations de la décision implicite de rejet du président du conseil départemental de la Seine-Maritime née le 22 juin 2018, de la décision de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime du 26 septembre 2017 en tant qu'elle effectue une retenue de 2 427 euros et de la décision implicite de rejet du président du conseil départemental de la Seine-Maritime née le 25 septembre 2018, prononcées par le tribunal et de l'injonction faite à la CAF de lui reverser la somme de 2 427 euros et de réexaminer ses droits concernant notamment la prime d'activité. Il reproche en outre à la CAF d'avoir réexaminé ses droits au RSA sur une période non couverte par le jugement et de ne pas avoir réexaminé ses droits relatifs à la prime d'activité. Les arguments qui lui sont opposés en défense ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 avril 2022, la CAF de Seine-Maritime, représentée par Me Absire de la SELARL DAMC, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir :
- que les articles 2 et 3 du jugement ont été exécutés par reversement le 7 novembre 2020 de la somme de 2427 euros sur le compte de M. A, que cette somme avait cependant été régularisée avant l'intervention du jugement et demeure due par le requérant ;
- elle a procédé selon l'injonction du tribunal faite après annulation des décisions implicites de rejet du département pour les indus INK004 ET INK005 au réexamen de la situation de M. A.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 29 septembre 2021.
Vu
- le jugement n° 1803202-1804533 rendu le 7 novembre 2019 par le tribunal de céans ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Boyer, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B qui a informé les parties à l'audience que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision du 4 novembre 2020 et des conclusions accessoires qui y sont attachées en raison de leur tardiveté ;
- les observations de Me Suxe, représentant la CAF de la Seine-Maritime, qui souscrit au moyen d'ordre public soulevé et conclut à l'irrecevabilité de la requête en raison de la circonstance qu'elle présente à titre principal des demandes d'injonctions et à titre subsidiaire à son rejet dès lors que la CAF a produit tous les éléments justifiant l'exécution du jugement par compensation après réévaluation des droits du requérant.
M. A et le département de la Seine-Maritime n'étaient ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été différée à l'issue de l'audience qui s'est tenue le 22 février 2023.
Par courrier du 22 février 2023 le tribunal a informé les parties du report de la clôture d'instruction au 8 mars 2023 à 12h00.
Par courrier du 22 février 2023, le tribunal a informé les parties de ce qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative le tribunal est
susceptible, dans l'affaire citée en référence, de relever d'office le moyen tiré de
l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision du 4 novembre 2020 et
des conclusions accessoires qui y sont attachées en raison de leur tardiveté.
Par un mémoire enregistré le 23 février 2022 qui a été communiqué aux parties, la CAF de la Seine-Maritime représentées par Me Suxe réitère les conclusions et moyens développés dans ses observations orales faites à l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la fin de non-recevoir opposée par la CAF de la Seine-Maritime :
1.Les conclusions de M. A étant fondées sur les dispositions de l'article L. 911.4 du code de justice administrative, il revient au tribunal saisi sur ce fondement de prononcer à titre principal des mesures d'injonction pour l'exécution du jugement litigieux. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par la CAF du la Seine-Maritime doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par décision du 4 novembre 2020, comportant les voies et délais de recours, la CAF de Seine-Maritime a notifié à M. A en exécution du jugement susvisé un indu de RSA de 1 209 euros au titre de la période postérieure à septembre 2017. Il ressort des pièces du dossier et notamment de la communication de ses observations faites au greffe du tribunal en date du 16 décembre 2020, produites à l'instance, que M. A a eu connaissance de cette décision au plus tard le 24 novembre 2020, date à laquelle il aurait demandé des explications sur cet indu lors d'un rendez-vous en présentiel. Il ne justifie d'aucun recours administratif exercé à l'encontre de cette décision avant le 25 janvier 2021. Par suite ses conclusions à fin d'annulation de cette décision présentées dans son mémoire enregistré le 21 octobre 2021 sont tardives et doivent être rejetées sans qu'il n'ait été besoin de demander une régularisation de la requête. Il en va de même des conclusions à fin d'injonction et d'astreinte qui y sont attachées.
Sur les conclusions concernant l'exécution du jugement du tribunal administratif sous astreinte :
3. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ", aux termes de l'article R. 921-5 du même code : " Le président () du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande / () " et, aux termes de l'article R. 921-6 de ce code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. ()".
4. Par un jugement n° 1803202-1804533 du 7 novembre 2019 notifié au département de Seine-Maritime et à la CAF de Seine-Maritime le même jour, le tribunal a annulé la décision implicite du président du conseil départemental de la Seine-Maritime née le 22 juin 2018 rejetant son recours contre un indu de revenu de solidarité active de 117,99 euros, notifié le 3 avril 2018, la décision de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime du 26 septembre 2017 en tant qu'elle effectue une retenue de 2 427 euros sur la créance notifiée de 3 199,14 euros et la décision implicite de rejet du président du conseil départemental de la Seine-Maritime née le 25 septembre 2018 rejetant son recours contre un indu de revenu de solidarité active de 117,99 euros, notifié le 3 avril 2018 et a enjoint au président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui restituer la somme retenue de 2 427 euros et à la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime et au département de Seine-Maritime de réexaminer les droits M. A au titre des prestations sociales depuis octobre 2017 en prenant en compte l'article 6 du jugement, et de lui verser, le cas échéant, les montants qu'il aurait dû recevoir en conséquence et a rejeté le surplus des conclusions.
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que par décision du 13 janvier 2020, le président du département a décidé d'annuler la décision du 26 septembre 2017 par laquelle une retenue de 2 427 euros avait été effectuée sur les prestations de l'allocataire, retenue qui n'avait pas lieu d'être alors que l'indu de RSA socle INK 003 s'était trouvé annulé suite à la décision du département du 19 septembre 2017, de procéder au remboursement de cette retenue de 2 427 euros, d'annuler les indus de RSA socle INK 004 et INK 005 d'un montant initial respectif de 117,99 euros et 654 euros, ces indus ayant été générés suite à la prise en compte, par erreur, des DTR pour le calcul du RSA, de procéder au remboursement des retenues effectuées sur l'indu INK 005, de revoir le droit à compter du 1er octobre 2017 en intégrant du 1er octobre au 31 décembre 2017 un revenu ETI évalué à 118,42 euros mensuel et une valeur locative évaluée à 92,16 euros par mois, du 1er janvier 2018 au 31 mai 2019, un revenu ETI évalué à 244,75 euros mensuel et une valeur locative évaluée à 92,71 euros par mois et du 1er juin 2019 au 31 mai 2020, un revenu ETI évalué à 97,08 euros mensuel et une valeur locative évaluée à 93,83 euros par mois. Il ne peut être, par suite, soutenu que le département n'aurait pas pris les dispositions nécessaires pour la mise en oeuvre des annulations prononcées à l'égard de ses décisions par le tribunal et celle de l'injonction de restitution de la somme de 2 427 euros prononcée à son égard.
6. En second lieu, le jugement dont l'exécution est demandée a prononcé à l'égard de la CAF de Seine-Maritime, l'annulation de la décision du 26 septembre 2017 en tant qu'elle effectue une retenue de 2 427 euros sur la créance notifiée de 3 199,14 euros et lui a fait injonction de réexaminer la situation de M. A à compter d'octobre 2017 en retenant les valeurs rappelées au point précédent.
7. Dès lors qu'il résulte de l'instruction qu'invitée par le département à y procéder, la CAF de Seine-Maritime a réexaminé les droits de M. A, qu'il n'est pas contesté qu'elle a fait application des revenus ETI et des valeurs locatives retenues par le tribunal et qu'elle a limité l'indu notifié à l'issue du réexamen à la période à compter d'octobre 2017 ainsi que le lui demandait le Tribunal et que cela résulte de la décision du 4 novembre 2020. Par suite, la CAF de Seine-Maritime doit être regardée comme ayant entièrement exécuté le jugement s'agissant de l'injonction de réexamen.
8. En revanche, la CAF expose dans son mémoire en défense que la somme de 2 427 euros est toujours au débit du compte de M. A au motif que cette somme aurait été déjà décomptée pour apurer un indu de RSA établi au 30 août 2017 pour un montant de 3 129 euros et qu'ainsi l'exécution du jugement qu'elle a réalisée en procédant le 7 novembre 2020 au reversement de la somme en litige sur le compte de M. A l'a conduite à reverser deux fois la même somme à l'intéressé. Toutefois il est constant que le premier reversement de la somme en cause, à le supposer régulièrement effectué, a été réalisé antérieurement au jugement dont l'exécution est demandée. Ainsi, si la CAF estimait que l'injonction décidée à son encontre par le jugement litigieux lui était préjudiciable, il lui revenait de faire appel de la décision. Par suite, il résulte de ses propres écritures qu'en méconnaissance de l'annulation de sa décision du 26 septembre 2017, elle a effectué une retenue de 2 427 euros ainsi que d'ailleurs elle le reconnaît. Par suite, il y a lieu de faire droit sur ce point à la demande de M. A et de prononcer à l'égard de la CAF de Seine-Maritime une injonction de restitution de la somme de 2 427 euros dans un délai d'un mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
9. Dans ces conditions, à la date du présent jugement, le département de Seine-Maritime doit être regardé comme ayant entièrement exécuté le jugement n° 1803202-1804533 rendu le 7 novembre 2019 par le tribunal administratif de Rouen. Par suite, les conclusions tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution du jugement à son égard sont devenues sans objet. En revanche la CAF de Seine-Maritime n'ayant pas pleinement exécuté le jugement, il y lieu de lui enjoindre de restituer à M. A la somme de 2 427 euros dans un délai d'un mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge M. A, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel la somme que la CAF de Seine-Maritime demande sur leur fondement. Il n'y a pas davantage lieu de faire droit à la demande de M. A présentée au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : Il est enjoint à la CAF de Seine-Maritime de restituer à M. A la somme de 2 427 euros dans un délai d'un mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : les conclusions présentées par la CAF de Seine-Maritime sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la caisse d'allocations familiales de Seine-Maritime ainsi qu'au département de Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
Le magistrat désigné,
signé
C. B
Le greffier,
signé
J.-L. MICHEL
La République mande et ordonne au préfet de Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103478
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026