jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2104099 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | SUXE HERVE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Suxe, demande au tribunal :
1) d'annuler pour excès de pouvoir :
i. la délibération du 22 mars 2021 par laquelle la commission locale d'agrément et de contrôle ouest du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande de renouvellement de carte professionnelle de surveillance humaine ou électronique ;
ii. la décision implicite née du silence gardé par la commission nationale d'agrément et de contrôle du même établissement sur le recours administratif préalable obligatoire qu'il lui a adressé ;
2) d'enjoindre à la commission locale d'agrément et de contrôle ouest de procéder, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, à l'instruction de sa demande de renouvellement de carte professionnelle ;
3) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité le versement à son conseil de la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision implicite de la commission nationale n'est pas motivée et qu'il a sollicité la communication des motifs ;
- les décisions sont entachées d'une erreur de droit s'agissant de la condamnation dont il a fait l'objet pour fraude documentaire, dès lors que le tribunal correctionnel a prononcé la dispense d'inscription au B2 ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit s'agissant des faits de conduite sans permis, pour lesquels il a fait l'objet d'un simple rappel à la loi ;
- elles reposent sur des faits matériellement inexacts dès lors que les faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique ont été commis par un homonyme ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2023, le conseil national des activités privées de sécurité, représenté par Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la délibération de la commission locale sont irrecevables du fait de la substitution de la décision de la commission nationale ;
- les conclusions dirigées contre la délibération de la commission nationale sont irrecevables car tardives ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (55 %) par une décision du 17 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Cazcarra, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Reis, avocate du conseil national des activités privées de sécurité.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. A B, né en 1986, s'est vu délivrer le 2 novembre 2015 une carte professionnelle l'autorisant à exercer une activité privée de sécurité dans le domaine de la surveillance humaine ou électronique. Il a exercé ces fonctions sous couvert d'un contrat de travail à durée indéterminée à temps plein. Par un courrier du 4 janvier 2021, il a sollicité le renouvellement de sa carte professionnelle. Par une délibération adoptée lors de sa séance du 22 mars 2021, la commission locale d'agrément et de contrôle ouest du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande. Dans des conditions sur lesquelles il sera revenu infra, M. B a formé un recours contre cette décision devant la commission nationale de cet établissement. Le silence gardé par le conseil national des activités privées de sécurité sur son recours a fait naitre une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. B demande à titre principal l'annulation de ces décisions.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision de la commission nationale :
2. D'une part, il résulte du premier alinéa de l'article R. 633-9 du code de la sécurité intérieure, alors en vigueur, que le recours administratif préalable obligatoire devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle prévu à l'article L. 633-3 du même code, cité ci-dessous, peut être exercé dans les deux mois de la notification, par la commission locale d'agrément et de contrôle, de la décision contestée.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande est adressée à une administration incompétente, cette dernière la transmet à l'administration compétente et en avise l'intéressé ". Le premier alinéa de l'article L. 114-3 du même code prévoit que " Le délai au terme duquel est susceptible d'intervenir une décision implicite de rejet court à compter de la date de réception de la demande par l'administration initialement saisie ". Il résulte, par ailleurs de l'article L. 114-4 dudit code que l'accusé de réception est délivré dans tous les cas par l'administration compétente.
4. Pour rendre opposable le délai de recours contentieux, conformément à ce que prévoit l'article R. 421-5 du code de justice administrative, l'administration est tenue de faire figurer dans la notification de ses décisions la mention des délais et voies de recours contentieux ainsi que les délais des recours administratifs préalables obligatoires. Ces mentions ne doivent pas faire naître d'ambiguïtés de nature à induire en erreur les destinataires des décisions dans des conditions telles qu'ils pourraient se trouver privés du droit à un recours effectif.
5. Il ressort des pièces du dossier que la délibération de commission locale du 22 mars 2021 a été notifiée dès le lendemain à M. B, avec la mention des voies et délais de recours. L'intéressé a saisi par erreur la même commission locale de contrôle ouest d'un courrier reçu le 5 mai 2021, soit dans le délai de deux mois prévu par les dispositions de l'article R. 633-9 du code de la sécurité intérieure. Compte-tenu des termes de ce courrier, par lequel M. B contestait tant la matérialité des faits reprochés que l'appréciation portée par la commission sur la compatibilité de ces faits avec l'exercice professionnel d'agent de sécurité, il doit être regardé comme ayant saisi l'administration du recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions de l'article L. 633-3 du même code. Aucun accusé de réception n'a été délivré à M. B.
6. La commission locale étant incompétente pour connaître de ce recours, elle est réputée, en application des dispositions précitées de l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration, l'avoir transmis à l'autorité compétente, soit la commission nationale d'agrément et de contrôle du même établissement. A l'issue d'un délai de deux mois courant à compter de la réception par la commission locale du courrier du requérant, le recours de M. B est réputé avoir implicitement été rejeté par la commission nationale.
7. Par suite, contrairement aux mentions erronées figurant sur l'avis de réception adressé le 4 aout 2021 à M. B par le secrétariat permanent du conseil national des activités privées de sécurité en réponse à un courrier de sa part reçu le 6 juillet 2021, la décision implicite de rejet de son recours préalable obligatoire est née le 5 juillet 2021. Toutefois, dès lors que cet accusé de réception mentionnait la possibilité pour M. B de saisir le tribunal administratif compétent d'un recours contentieux dans un délai de deux mois à compter du 6 septembre 2021, soit jusqu'au 8 novembre 2021, la requête de M. B, enregistrée au greffe du tribunal le 29 octobre 2021, n'est pas tardive.
8. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir opposée par le conseil national des activités privées de sécurité à l'encontre de la décision de sa commission nationale d'agrément et de contrôle doit être écartée.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle ouest :
9. Aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure, alors en vigueur : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux ", et aux termes du second alinéa de l'article R. 633-9 du même code, alors en vigueur : " Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission locale d'agrément et de contrôle () ".
10. Comme le fait valoir le conseil national des activités privées de sécurité, il résulte des termes mêmes de ces dispositions que la décision de la commission nationale, fut-elle implicite, se substitue à la décision de la commission locale. L'institution d'un tel recours a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin de fixer définitivement la position de l'administration. Par suite, la décision prise à la suite de ce recours administratif préalable obligatoire est seule susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Il y a lieu, dès lors, d'accueillir la seconde fin de non-recevoir opposée en défense et de rejeter comme irrecevables les conclusions de M. B dirigées contre de la commission locale d'agrément et de contrôle ouest.
Sur la légalité de la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle :
En ce qui concerne la légalité externe :
11. En application du 8° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, doivent être motivées les décisions qui rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux. Aux termes de l'article L. 232-4 de ce code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ".
12. M. B n'a pas demandé les motifs de la décision implicite rejetant son recours administratif préalable dans le délai de recours contentieux ; par suite, il n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale en raison de son absence de motivation.
En ce qui concerne la légalité interne :
13. Aux termes de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : 1° S'il a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire () 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales () que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ".
14. La commission nationale d'agrément et de contrôle, dont la décision implicite n'est ainsi qu'il a été dit, nécessairement pas motivée, doit être regardée comme s'étant approprié les motifs de la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle ouest du 22 mars 2021. Celle-ci est fondée sur la mise en cause de M. B dans trois procédures pénales.
15. Il ressort des pièces du dossier que M. B a déposé le 30 novembre 2015 auprès des services de la préfecture de la Seine-Maritime une demande d'échange de son permis de conduire obtenu en Côte-d'Ivoire. L'enquête confiée au service de la police aux frontières territorial de Rouen a mis en évidence le caractère frauduleux du permis de conduire dont l'échange était demandé et M. B a été condamné, par un jugement du tribunal correctionnel de Rouen du 22 novembre 2016, à une amende délictuelle de 500 euros et à la confiscation des scellés, le tribunal ayant par ailleurs ordonné une dispense d'inscription au bulletin n°2 du casier judiciaire.
16. Sans attendre le résultat de sa demande d'échange de permis de conduire, dont le récépissé ne lui donnait le droit de conduire que durant une année, ce qui lui était expressément rappelé par ledit récépissé, M. B a néanmoins fait usage d'un véhicule terrestre à moteur. Il a été contrôlé le 3 aout 2020 sur le territoire de la commune de Vironvay et a fait l'objet, le 30 septembre suivant, d'un rappel à la loi pour ces faits de conduite sans permis.
17. En premier lieu, contrairement à ce que soutient M. B, la commission nationale d'agrément et de contrôle, qui s'est fondée sur le 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, pouvait sans erreur de droit ni méconnaitre lesdites dispositions tenir compte des faits reprochés à l'intéressé, alors même qu'ils ont fait l'objet, respectivement, d'une dispense d'inscription au bulletin n°2 et d'un rappel à la loi, l'autorité administrative disposant sur ce point d'un pouvoir d'appréciation, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir.
18. En deuxième lieu, si M. B soutient qu'il était de bonne foi et qu'il a fait face à l'inertie de l'autorité administrative sur sa demande d'échange de permis de conduire, il ressort de la fiche établie par l'agent habilité ayant procédé à l'enquête prévue au 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, non contestée par l'intéressé, qu'il aurait obtenu son permis de conduire ivoirien " par son oncle, sans avoir passé l'examen ", ce qui aurait dû lui permettre, a minima, de douter de l'authenticité de ce titre de conduite. En outre, il a attendu de faire l'objet d'un contrôle routier pour passer, et obtenir, le 27 octobre 2020, l'examen du permis de conduire français, alors qu'il savait depuis le jugement du tribunal correctionnel du 22 novembre 2016 au moins qu'il ne disposait pas d'un titre de conduite.
19. Eu égard au caractère récent de ces faits, à la circonstance qu'ils révèlent une certaine légèreté de M. B quant au respect des règles applicables et qu'ils sont contraires à l'honneur et aux bonnes mœurs, en rejetant la demande dont elle était saisie, la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité n'a pas fait une application erronée de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
20. En dernier lieu, si M. B s'est vu opposer sa mise en cause pour des faits de conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique commis le 26 juillet 2015 à Roumare, il est constant que cette infraction a été commise par un homonyme, de sorte que ce motif de la décision repose sur des faits matériellement inexacts.
21. Toutefois, il résulte de l'instruction que la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité aurait pris la même décision si elle n'avait retenu que les deux autres motifs énoncés précédemment pour prononcer le refus de renouveler la carte professionnelle de M. B. Par suite, le moyen doit être écarté.
22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité doivent être rejetées. Ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence. Ses conclusions et celles de son avocat tendant à l'octroi de frais d'instance doivent également être rejetées, le conseil national des activités privées de sécurité n'étant pas la partie perdante.
23. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge du conseil national des activités privées de sécurité les frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du conseil national des activités privées de sécurité présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Suxe et au conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
Le rapporteur,
Robin Mulot
La présidente,
Anne Gaillard
Le greffier,
Henry Tostivint
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2104099
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026