vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2104486 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | CHERRIER BODINEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 novembre 2021, Mme A B, représentée par la SCP Cherrier-Bodineau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray l'a déclarée consolidée au 18 janvier 2020 et lui a attribué une allocation temporaire d'invalidité au taux de 12 % ;
2°) d'enjoindre à la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray de prendre un nouvel arrêté fixant le taux de son incapacité permanente partielle (IPP) à au moins 30 % ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il appartient à la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray de produire l'avis de la commission de réforme du 22 avril 2021 et de démontrer qu'il a été rendu conformément aux dispositions des articles 3, 5 et 8 alinéa 1er de l'arrêté du 4 août 2004 ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 décembre 2021, la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable et que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 30 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 16 septembre 2024 à 12 heures.
Par un courrier du 15 novembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 8 juin 2021 dès lors que, postérieurement à l'introduction la requête et par un arrêté du 17 décembre 2021, le maire de la commune de Saint Étienne du Rouvray a accordé à Mme B une allocation temporaire d'invalidité au taux de 20 %.
Mme B a produit des observations en réponse à ce courrier le 18 novembre 2024, qui ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Armand,
- les conclusions de Mme Delacour, rapporteure publique,
- et les observations de Me Monange substituant Me Enard-Bazire pour la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray.
Mme B n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjointe technique territoriale de 2nde classe, exerce les fonctions d'agent technique d'entretien de la piscine municipale au sein de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray. Elle a été victime d'un accident le 9 mars 2018 sur son lieu de travail, reconnu imputable au service par un arrêté du 4 octobre 2018 du maire de la commune. Le 16 janvier 2021, Mme B a présenté une demande tendant à l'attribution d'une allocation temporaire d'invalidité. Elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray l'a déclarée consolidée au 18 janvier 2020 et lui a attribué une allocation temporaire d'invalidité au taux de 12 %.
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 17 décembre 2021, postérieur à l'introduction de la requête, le maire de la commune de Saint-Étienne-du-Rouvray a accordé à Mme B une allocation temporaire d'invalidité au taux de 20 %. Dès lors, les conclusions présentées par la requérante à fin d'annulation de l'arrêté du 8 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray lui a attribué une allocation temporaire d'invalidité au taux de 12 % ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme B et par la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme B et par la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Van Muylder, présidente,
- M. Armand, premier conseiller,
- M. Cotraud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé :
G. ARMAND
La présidente,
Signé :
C.VAN MUYLDER Le greffier,
Signé :
J.-B. MIALON
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
N°2104486
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026