jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2104739 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL CHEYSSON MARCHADIER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 décembre 2021, 28 juillet 2022, 10 juillet 2023 et 8 novembre 2023, la Mutualité Fonction Publique Services, devenue en cours d'instance l'Union Régime Obligatoire Prévention Santé (ci-après UROPS), représentée par la SELARL Cheysson Marchadier et Associés, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1) de lui donner acte de son désistement d'action dirigé contre la saisie administrative à tiers détenteur dont elle a fait l'objet ;
2) d'annuler quatre titres exécutoires par lesquels le centre hospitalier universitaire de Rouen l'a constituée débitrice de frais correspondant à des prestations de santé délivrées à ses assurés, ainsi que la décision implicite de la directrice du centre hospitalier universitaire rejetant son recours gracieux ;
3) de la décharger de l'obligation de payer correspondante ;
4) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Rouen la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 14 février 2022, la directrice régionale des finances publiques de Normandie indique à titre principal qu'il ne lui appartient pas de défendre dans la présente instance et à titre subsidiaire conclut au rejet de la requête.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 15 juin 2022, 21 août 2023 et 27 octobre 2023, le centre hospitalier universitaire de Rouen conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, la requérante ayant eu connaissance des titres exécutoires en litige par la SATD notifiée en mai 2021, qui comprenait la mention des voies et délais de recours, et inapplicabilité des dispositions du CRPA relatives à l'accusé de réception du recours gracieux, MFPServices étant une personne morale de droit privée chargée d'une mission de service public pour ce qui concerne la requête.
En réponse à ce moyen d'ordre public, par un acte enregistré le 18 janvier 2024, la requérante a indiqué se désister de son instance et de son action.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mulot, premier conseiller, pour statuer par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par son mémoire enregistré le 18 janvier 2024, l'UROPS déclare se désister de la présente requête et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement est pur et simple.
3. Rien ne s'opposant à ce qu'il en soit donné acte, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de donner acte du désistement de l'UROPS.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'action l'UROPS tendant à l'annulation des actes susvisés.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Union Régime Obligatoire Prévention Santé et au centre hospitalier universitaire de Rouen.
Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques de Normandie.
Fait à Rouen, le 8 février 2024.
Le magistrat désigné,
R. Mulot
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2104739
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026