LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2201718

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2201718

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2201718
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantJURIADIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D J et M. L J, qui demandaient l'annulation de la décision du maire de Pont-de-l'Arche refusant l'inhumation de l'urne funéraire de leur mère dans une concession funéraire. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation régulière du maire. Sur le fond, il a estimé que la concession, modifiée en 1979 pour désigner nommément et limitativement quatre personnes, était devenue une concession "collective", excluant l'inhumation de la défunte, même avec l'accord des co-concessionnaires. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2122-17, L. 2213-8, L. 2223-13 et R. 2213-31 du code général des collectivités territoriales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 avril 2022, M. D J et M. L J, représentés par la SELARL Boissy Avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 août 2021 par laquelle le maire de la commune de Pont-de-l'Arche a refusé d'inhumer l'urne funéraire de Mme B N au sein de la concession funéraire n°403 du cimetière communal ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de délivrer l'autorisation de procéder à cette inhumation, sous astreinte de cent euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au maire de réexaminer leur situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Pont-de-l'Arche la somme de 1 500 euros à leur délivrer sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les consorts J soutiennent que :

- la décision a été signée par une autorité dont il n'est pas justifié de la compétence ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2022, la commune de Pont-de-l'Arche, représentée par Me Gorand, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Pont-de-l'Arche fait valoir que les moyens soulevés sont infondés.

Vu, les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code généraldes collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, ont été entendus :

- le rapport de M. Bouvet, premier conseiller ;

- les conclusions de M. Dujardin, rapporteur public ;

- les observations de Me Peres, pour les requérants ;

- les observations de Me Vincent, pour la commune de Pont-de-l'Arche.

Considérant ce qui suit :

1. M. E K a acquis, le 31 octobre 1944, une concession funéraire perpétuelle dans le cimetière de Pont-de-l'Arche (Eure). Le 6 septembre 1979, l'acte de concession a fait l'objet d'une modification par désignation nominative des quatre personnes devant y être inhumées, à savoir le concessionnaire lui-même, son épouse, Mme I G épouse K, M. F A et Mme H K. Mme B K épouse J, fille de M. E K est décédée le 18 juillet 2021. Par un courrier en date du 26 juillet 2021, les consorts J ont demandé au maire de la commune de Pont-de-l'Arche que l'urne funéraire de leur mère soit placée dans le caveau édifié sur la concession funéraire précitée. Par une décision en date du 2 août 2021, le maire de la commune a refusé de faire droit à leur demande. Par la présente instance, les consorts J sollicitent l'annulation de cette décision et qu'il soit enjoint au maire de Pont-de-l'Arche d'autoriser l'inhumation demandée.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales : " En cas d'absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le maire est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint, dans l'ordre des nominations et, à défaut d'adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l'ordre du tableau. ".

3. Par arrêté en date du 20 juillet 2021, ayant fait l'objet d'un affichage public en mairie, le maire de la commune de Pont-de-l'Arche a donné délégation à Mme C M, quatrième adjointe, pour assurer " la plénitude de ses fonctions pendant sa période d'absence du 02 au 06 août 2021, et du 16 au 20 août 2021 ". Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas soutenu, que le maire n'était pas absent ou empêché à la date d'adoption de la décision litigieuse. Il s'ensuit que Mme M, signataire " Pour le maire, absent " de la décision contestée, était bien compétente pour ce faire.

4. Aux termes de l'article L. 2213-8 du code général des collectivités territoriales : " Le maire assure la police des cimetières. ". Aux termes de l'article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales : " Lorsque l'étendue des cimetières le permet, il peut être concédé des terrains aux personnes qui désirent y fonder leur sépulture et celle de leurs enfants ou successeurs. Les bénéficiaires de la concession peuvent construire sur ces terrains des caveaux, monuments et tombeaux / () ". Aux termes de l'article R. 2213-31 du même code : " Toute inhumation dans le cimetière d'une commune est autorisée par le maire de la commune du lieu d'inhumation () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que par acte modificatif de concession en date du 6 septembre 1979, lequel ne peut être regardé comme une simple " actualisation ", contrairement à ce que font valoir les requérants, feu M. E K a désigné nommément et limitativement les personnes devant être inhumées au sein de la concession perpétuelle n°403, à savoir, lui-même, son épouse, Mme I G épouse K, M. F A et Mme H K. Ce faisant, le concessionnaire a conféré à cette concession, qui présentait initialement le caractère d'une concession " familiale ", accordée à son titulaire pour y fonder une sépulture de famille sans que les bénéficiaires soient nommément désignées, le caractère d'une concession funéraire dite " collective " pour l'inhumation de personnes nommément et limitativement énumérées dans l'acte de concession. Dans ces conditions, alors, d'une part, que les requérants ne peuvent valablement se prévaloir de la règle dite du " primomourant ", qui s'applique aux concessions dites " familiales ", et d'autre part, que même un accord des co-concessionnaires indivis, ne pouvait modifier le régime de cette concession, le maire de Pont-de-l'Arche était tenu de refuser l'inhumation de l'urne funéraire de Mme B K épouse J au sein de la concession funéraire n°403 du cimetière communal.

6. Il résulte de ce qui précède que les consorts J ne sont pas fondés à solliciter l'annulation de la décision litigieuse. Leurs conclusions formées à cette fin doivent, par suite, être rejetées, de même que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Pont-de-l'Arche, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme demandée par les consorts J au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune de Pont-de-l'Arche au titre de ces mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des consorts J est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Pont-de-l'Arche au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D J, à M. L J et à la commune de Pont-de-l'Arche.

Copie en sera adressée, pour information, au préfet de l'Eure.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,

Assistés de M. Tostivint, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.

Le rapporteur,

C. BOUVET

La présidente,

A. GAILLARD

Le greffier,

H. TOSTIVINT

La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201718

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions