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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2201910

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2201910

vendredi 5 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2201910
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBERTRAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 mai 2022, M. A B, représenté par Me Bertrand, demande au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision implicite en date du 15 mars 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé de l'admettre au séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un certificat de résidence ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au non-lieu à statuer.

Vu, les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par un arrêté du 15 juin 2022, intervenu postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet de la Seine-Maritime s'est, en la refusant expressément, prononcé sur la demande de délivrance d'une carte de séjour présentée par M. B. Cet arrêté de refus de séjour, assorti, notamment, d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, s'est substitué, en cours d'instance, au refus implicite de délivrer ce titre attaqué. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de cette décision implicite, ainsi que les conclusions à fin d'injonction, sont devenues sans objet.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais liés à l'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour ainsi que sur ses conclusions à fin d'injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Rouen, le 5 juillet 2024.

Le magistrat désigné,

C. BOUVET

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

GREFFIERE

N°22001910

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