mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | GIBIER FESTIVI RIVIERRE GUEPIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 mai 2022 et un mémoire, enregistré le 29 mai 2024, régularisé le 30 mai 2024, M. B A, représenté par la SELARL Gibier-Festivi-Rivierre-Guépin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les arrêtés des 21 mars 2022 et 24 mars 2022 du ministre de l'intérieur et l'arrêté du 19 avril 2022 du préfet de la région Normandie en tant qu'ils le classent au 9e échelon du grade de technicien de classe supérieur des systèmes d'information et de communication (SIC) à l'indice majoré 481 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de le placer dans une position avec un indice majoré de 504 avec ancienneté conservée au 11 octobre 2019, ou à défaut à l'échelon dont la rémunération indiciaire est immédiatement supérieure, soit le 11ème échelon de son grade (IM 509) ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- sa situation devait être régie par les dispositions de l'article 26-2 du décret n° 85-986 ;
- l'exception prévue par l'article 22 du décret n° 2011-1987 ne pouvait lui être opposée car elle n'est pas d'ordre public et que la promesse financière qui lui a été faite s'impose à l'administration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Le ministre soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 ;
- le décret n° 2011-1987 du 27 décembre 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Deflinne, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Barray, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, technicien de classe supérieure des SIC du ministère de l'intérieur et des outre-mer avait atteint le 9e échelon de son grade depuis le 11 octobre 2019, avec un traitement indiciaire brut de 569 et un indice majoré de 481. Par arrêtés du 21 mai 2021 du ministère des armées et du 5 juillet 2021 du ministre de l'intérieur, l'intéressé a été détaché au sein du ministère des armées en qualité de technicien supérieur d'études et de fabrications de 2e classe, 12e échelon, avec un indice brut de 599 et un indice majoré de 504 du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022. M. A a sollicité une mobilité en qualité de technicien en géomatique à la direction départementale des territoires et de la mer de l'Eure, relevant du ministère de la transition écologique, ainsi que l'achèvement de son détachement auquel il a été mis fin, par arrêté du 16 mars 2022, à compter du 1er avril 2022. Par arrêté du 21 mars 2022, M. A a été réintégré dans son corps d'origine, au grade de technicien de classe supérieure supérieur SIC et au 9e échelon avec un indice brut de 569 et un indice majoré de 481. Par arrêté du 24 mars 2022 il a été placé en position normale d'activité sortante et par un arrêté du 19 avril 2022, a été placé en position normale d'activité entrante. M. A demande l'annulation de ces trois arrêtés en tant qu'ils le placent au 9e échelon de son grade avec un indice majoré de 481.
2. D'une part, il résulte de la lettre même des dispositions de l'article 22 du décret du 27 décembre 2011 portant statut particulier du corps des techniciens des SIC du ministère de l'intérieur applicables à la situation du requérant, qui rendent inapplicables les règles relatives à la réintégration à l'issue d'un détachement fixées par les dispositions de l'article 26-2 du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'État et à certaines modalités de mise à disposition et de cessation définitive de fonctions, que l'échelon auquel doit être réintégré l'agent à l'issue d'un détachement doit comporter un indice égal, ou, à défaut, immédiatement supérieur à l'indice détenu dans le corps ou cadre d'emplois de détachement à la date de réintégration, minoré du nombre de points d'indice brut résultant de la différence entre l'indice brut détenu dans le corps ou cadre d'emplois de détachement à la date du détachement ou du renouvellement de détachement et l'indice brut détenu à cette même date dans le corps des techniciens des systèmes d'information et de communication du ministère de l'intérieur. D'autre part, la fiche financière adressée à titre informatif à un agent, par son administration d'origine ou d'accueil, n'est en tout état de cause pas de nature à ouvrir droit à l'application de la règle générale de l'article 26-2 du décret du 16 septembre 1985 en lieu et place de la règle spéciale fixée par les dispositions de l'article 22 du décret du 27 décembre 2011. Par suite, le moyen tiré de l'inapplication des dispositions de l'article 22 du décret du 27 décembre 2011 doit être écarté.
3. Il résulte de ce qui précède que M. A, qui ne conteste pas la régularité de l'application qui a été faite des dispositions de l'article 22 du décret du 27 décembre 2011, n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés ministériels du 21 mars 2022 et du 24 mars 2022 et de l'arrêté préfectoral du 19 avril 2022 attaqués en tant qu'ils le classent au 9e échelon du grade technicien de classe supérieur des SIC. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais d'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au ministre de la transition écologique.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
M. Deflinne, premier conseiller,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
T. DEFLINNE
Le président,
P. MINNE
Le greffier,
N. BOULAY
N°2202139
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026