jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202880 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | LENGLET, MALBESIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 juillet 2022 et le 13 avril 2023, la SARL Morse, représentée par Me Boyer, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel la commune de Bonsecours a refusé de lui délivrer le permis de construire n°PC 076 103 21 O0015 en vue de la démolition des constructions existantes et de la construction d'un immeuble collectif de 16 logements sur la parcelle cadastrée AL 0322 sur le territoire de la commune de Bonsecours, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Bonsecours de délivrer le permis sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Bonsecours une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le premier motif de l'arrêté attaqué est entaché d'illégalité dès lors que le dossier de demande n'était pas incomplet et que l'étude relative au dimensionnement du dispositif d'infiltration ne constitue pas une pièce exigible en application des articles R. 431-5 et suivants du code de l'urbanisme ;
- le premier motif de l'arrêté attaqué méconnait l'article 8.3. de la section V des dispositions générales du Livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie ;
- le deuxième motif de l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- le deuxième motif de l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 8.1. de la section V des dispositions générales du Livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie ;
- le troisième motif de l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- le troisième motif de l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 7.1. du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie ;
- le permis pouvait être délivré en étant assorti de prescription relative à la sécurité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2023, la commune de Bonsecours, représentée par Me Malbesin, conclut au rejet de la requête et demande à ce que soit mise à la charge de la SARL Morse une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- l'arrêté attaqué peut être fondé sur le motif tiré de la méconnaissance de l'article 8.3 de la section V des dispositions générales du Livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol,
- les conclusions de Mme Thielleux, rapporteure publique,
- les observations de Me Boyer, représentant la SARL Morse,
- et celles de Me Malbesin, représentant la commune de Bonsecours.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Morse est propriétaire d'une parcelle cadastrée AL 0322 située sur le territoire de la commune de Bonsecours. La SARL Morse a présenté plusieurs demandes d'autorisation d'urbanisme en vue de réaliser un immeuble sur cette parcelle, qui ont été rejetées par arrêtés du 20 novembre 2020 et du 1er septembre 2021. Par une demande déposée le 22 octobre 2021 sous le n° PC 076 103 21 O0015, elle a de nouveau sollicité la délivrance d'un permis de construire pour la démolition de constructions existantes et l'édification d'un immeuble collectif de seize logements. Par un arrêté du 14 janvier 2022, le maire de la commune de Bonsecours a refusé de délivrer le dernier permis sollicité. La SARL Morse a présenté un recours gracieux le 18 mars 2022 qui a été rejeté le 16 mai 2022 par le maire de la commune. Par la présente requête, SARL Morse demande l'annulation de l'arrêté du 14 janvier 2022 ainsi que de la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que pour refuser de délivrer le permis sollicité, la commune de Bonsecours a opposé, comme premier motif de l'arrêté, l'absence de production d'une " étude établie par un bureau d'étude spécialisé permettant de définir le dimensionnement du dispositif d'infiltration calculé en fonction de la perméabilité des sols de la parcelle sur la base d'un orage centennal ". Il est constant que cette pièce ne constitue pas une pièce mentionnée à la liste des pièces à produire à l'appui d'une demande de permis de construire dont le contenu est fixé par les articles R. 431-5, R. 431-9, R. 431-19 et R. 431-36 du code de l'urbanisme. En tout état de cause, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'administration aurait adressé une demande de pièces complémentaires à la SARL Morse en vue de compléter l'instruction de sa demande d'autorisation d'urbanisme. Dans ces conditions, la commune de Bonsecours ne pouvait régulièrement opposer un motif tiré du défaut de production d'une pièce non obligatoire. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité du premier motif de l'arrêté attaqué opposant l'incomplétude du dossier de demande doit être accueilli.
3. En deuxième lieu, pour justifier l'arrêté attaqué, la commune de Bonsecours fait valoir que l'arrêté attaqué pouvait être fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article 8.3. du livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie selon lesquelles : " 3 Eaux pluviales / Dispositions générales / Afin de lutter contre les risques d'inondation, les eaux pluviales doivent être gérées en infiltration sur la parcelle, en fonction de la capacité des sols, sans générer de ruissellement sur les propriétés voisines (domaine privé ou public) / () En cas d'impossibilité technique identifiée dans une étude de perméabilité, seules les eaux pluviales résiduelles pourront être rejetées au réseau pluvial existant ou exutoire existant (fossé, rivière, talweg) avec l'autorisation du gestionnaire. / La voirie ne doit pas être considérée comme exutoire. Seule la surverse exceptionnelle au-delà de la pluie centennale peut être tolérée avec l'autorisation du gestionnaire de voirie. / Le dimensionnement des dispositifs de gestion des eaux pluviales (cuve de stockage/restitution, infiltration) doit être défini sur la base de la pluie locale centennale la plus pénalisante et prendre en compte la totalité des surfaces imperméabilisées (toitures, terrasses, voirie d'accès, parking). Ils devront être vidangés en moins de 48 h. "
4. Contrairement à ce que fait valoir la commune de Bonsecours pour justifier l'arrêté attaqué, les dispositions précitées de l'article 8.3. du règlement du plan local d'urbanisme n'ont pas pour effet de créer une obligation de production, à l'appui de la demande de permis de construire, d'une étude établie par un bureau d'étude spécialisé permettant de définir le dimensionnement du dispositif d'infiltration. En l'espèce, le plan de masse versé à l'appui de la demande indique un espace de réseau drainant d'infiltration des eaux de pluie ainsi qu'une zone de revêtement de sol drainant sur la parcelle du projet. Il est constant que les services d'assainissement de la métropole Rouen Normandie ont rendu un avis favorable avec prescriptions le 22 novembre 2021, en retenant notamment que les eaux seront gérées entièrement en infiltration sur la parcelle mais que le demandeur devra réaliser une étude par un bureau spécialisé pour s'assurer du dimensionnement du dispositif d'infiltration. Il ressort en outre des pièces du dossier que la notice versée à l'appui de la demande de permis de construire mentionne que les eaux pluviales seront gérées en infiltration sur la parcelle par un système de réseau drainant et qu'une étude sera réalisée pour gérer en infiltration les eaux pluviales sur la parcelle sans générer de ruissellement sur les propriétés voisines. Dans ces conditions, et dès lors que l'administration n'avait pas à vérifier l'exactitude des déclarations du demandeur relative la réalisation de l'étude mentionnée par l'avis du 22 novembre 2021, laquelle est effectivement prévue dans le dossier de demande de permis de construire, le maire de Bonsecours ne pouvait régulièrement opposer, pour refuser de délivrer le permis de construire sollicité, le défaut de production de cette étude. Par suite, la substitution de motif opposée en défense doit être écartée, et le moyen tiré de ce que le motif tenant à la méconnaissance de l'article 8.3 du livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie est illégal ne peut qu'être accueilli.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8.1 du livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie : " 8.1 Alimentation en eau potable / Toute construction ou installation nouvelle nécessitant un point d'eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d'eau potable sauf pour un usage privé et à condition de disposer d'une source d'eau contrôlée, déclarée et éventuellement d'un système de traitement conforme aux règles sanitaires. / Le raccordement au réseau public se réalise par un branchement sous pression ayant des caractéristiques suffisantes à satisfaire les besoins des usagers conformément au règlement de service Eau Potable en vigueur et annexé au PLU. / Les aménagements réalisés en équipement propre pour l'alimentation de collectif ou de lotissement doivent satisfaire aux prescriptions de la Métropole pour leur raccordement, leur mise en service et l'éventuelle rétrocession des extensions de réseau Toutes les obligations réglementaires doivent être satisfaites. Canalisations sensibles figurant en annexe du règlement graphique 4.2.4.4. "
6. Pour refuser la délivrance du permis de construire sollicité, la commune de Bonsecours s'est fondée sur un deuxième motif tiré de ce que le branchement d'eau potable n'est " peut-être " pas compatible avec le projet au regard des nouveaux besoins. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la direction du cycle de l'eau de la métropole Rouen Normandie a rendu des avis favorables les 20 septembre 2020 et 24 juin 2021 ne mentionnant aucun risque d'incompatibilité d'un projet de construction avec le réseau d'eau potable, ainsi qu'un avis favorable le 22 novembre 2021 retenant que si le branchement n'est " peut-être pas compatible avec le projet ", le pétitionnaire prendra contact avec l'exploitation pour vérifier l'adéquation du dimensionnement du branchement existant, et le cas échéant, le pétitionnaire procédera à la création à sa charge d'un branchement adapté. En outre, les services de défense contre l'incendie ont examiné l'accès au réseau d'eau potable et ont rendu un avis favorable. Dans ces conditions, et dès lors qu'eu égard aux mentions de l'avis du 22 novembre 2021, des prescriptions précises et limitées permettaient au demeurant de conditionner la délivrance de l'autorisation d'urbanisme à la mise en œuvre d'un raccordement adapté au réseau d'eau potable, le moyen tiré de ce que le motif relatif à la méconnaissance de l'article 8.1 du règlement du plan local d'urbanisme est illégal doit être accueilli.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 7.1 du livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie : " Article 7 - Desserte par les voies publiques ou privées / 7.1 Conditions de desserte des terrains par les voies / Les voies de desserte nouvelles sont adaptées à la topographie et à la configuration du terrain, en cohérence avec le fonctionnement de la trame viaire environnante. / Elles présentent des caractéristiques répondant à la nature et à l'importance du projet situé sur le terrain à desservir, et notamment à la nature et à l'intensité du trafic qu'il génère. Elles permettent la circulation et l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie et de collecte des ordures ménagères et assimilés. ".
8. Pour fonder l'arrêté attaqué, la commune de Bonsecours a retenu, comme troisième motif, que la voie publique d'accès au projet est inadaptée compte tenu de l'intensité du trafic routier créée par le projet en méconnaissance de l'article 7.1 du livre 1er du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, les dispositions précitées de cet article sont applicables aux " voies de desserte nouvelles " alors que la rue Etienne Achavanne n'est ni une voie de desserte, ni une voie nouvelle. Par suite, le moyen tiré de ce que le motif tenant à la méconnaissance de l'article 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie est illégal doit être accueilli.
9. En tout état de cause, à supposer que la commune ait entendu se prévaloir des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme pour soutenir que les caractéristiques de la voie d'accès au projet ne permettent pas d'assurer la sécurité, il ressort des pièces du dossier et notamment des photographies de la rue et de l'avis du pôle de proximité de la métropole de Rouen Normandie que, nonobstant une certaine déclivité de la voie, la voie publique est adaptée au projet, compte tenu notamment du recul du portail d'accès, de la largeur de la voie et de la circulation en sens unique.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL Morse est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Bonsecours a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité, ainsi que de la décision du rejet de son recours gracieux. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
11. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition.
12. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.
13. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions d'urbanisme en vigueur à la date de la décision du 14 janvier 2022 interdisent d'enjoindre la délivrance de l'autorisation sollicitée par la SARL Morse, ni qu'un changement de circonstances de fait ferait à la date du présent jugement obstacle à une telle délivrance. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à la commune de Bonsecours de délivrer à la SARL Morse le permis sollicité, le cas échéant assorti de prescriptions, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la SARL Morse, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Bonsecours une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Bonsecours une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL Morse et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel la maire de la commune de Bonsecours a refusé de délivrer le permis de construire sollicité par la SARL Morse, enregistré sous le numéro PC 076 103 21 O0015 ainsi que la décision de rejet du recours gracieux sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la maire de la commune de Bonsecours de délivrer à la SARL Morse, dans un délai de deux mois, le permis de construire sollicité, le cas échéant assorti de prescriptions.
Article 3 : La commune de Bonsecours versera une somme de 1 500 euros à la SARL Morse en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions de la commune de Bonsecours présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Morse et à la commune de Bonsecours.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
La rapporteure,
B. Esnol
La présidente,
C. Galle La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026