jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2202894 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrées le 15 juillet 2022, le 10 février 2024 et le 25 mars 2024, Mme E A C, M. D A C, Mme H J I et M. B I, représentés par Me Coquerel, demandent au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 21 janvier 2022 par lequel le maire de la commune de Saint-Denis-sur-Scie a délivré à M. G un permis de construire pour la construction d'un dépôt d'agrégats et d'un local de bureau sur la parcelle cadastrée B339 sur le territoire de la commune de Saint-Denis-sur-Scie ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Saint-Denis-sur-Scie et de M. G une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure tiré de l'irrégularité de l'avis motivé du maire de la commune ;
- le pétitionnaire n'avait pas qualité pour déposer la demande de permis de construire ;
- il a été pris au regard d'un dossier de présentation insuffisant ;
- il méconnait les dispositions du plan de prévention des risques littoraux et d'inondation du bassin versant de la Scie ;
- il méconnait les dispositions de la carte communale dès lors que la construction litigeuse, à vocation économique, n'est pas autorisée dans ce secteur ;
- il méconnait les dispositions des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme ;
- il méconnait les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le 5 mars 2024 et le 15 avril 2024, la commune de Saint-Denis-sur-Scie, représentée par Me Loevenbruck conclut au rejet de la requête et demande à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est irrecevable dès lors que les requérants n'ont pas intérêt à agir et que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol,
- les conclusions de Mme Thielleux, rapporteure publique,
- les observations de Me André, substituant Me Coquerel représentant les requérants ;
- et de Me Delaunay, substituant Me Loevenbruck, représentant la commune de Saint-Denis-sur-Scie.
Considérant ce qui suit :
1. M. F G a sollicité, le 2 novembre 2021, la délivrance d'un permis de construire pour la construction d'un dépôt d'agrégats et d'un local de bureau sur la parcelle cadastrée B399 sur le territoire de la commune de Saint-Denis-sur-Scie. Par un arrêté du 21 janvier 2022, le maire de la commune de Saint-Denis-sur-Scie a délivré le permis sollicité. M. et Mme A C et M. et Mme I, voisins du projet ont présenté un recours gracieux, le 18 mars 2023, qui est resté sans réponse. Par la présente requête, M. et Mme A C et M. et Mme I demandent l'annulation de l'arrêté du 21 janvier 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'avis du maire :
2. Si les réquérants soutiennent que l'avis du maire n'est pas daté, le défaut de mention de la date d'un tel avis, à la supposer obligatoire, ne serait pas à lui seul de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le dépôt de la demande par le pétitionnaire :
3. Aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; () "
4. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Lorsque l'autorité saisie d'une demande de permis de construire vient à disposer, au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une mesure d'instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux, il lui revient de refuser la demande de permis pour ce motif. Enfin, si postérieurement à la délivrance du permis de construire, l'administration a connaissance de nouveaux éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de sa décision, elle peut légalement procéder à son retrait sans condition de délai. La fraude est caractérisée lorsqu'il ressort des pièces du dossier que le pétitionnaire a eu l'intention de tromper l'administration sur sa qualité pour présenter la demande d'autorisation d'urbanisme.
5. Pour contester l'arrêté attaqué, M. et Mme A C et M. et Mme I soutiennent que M. G n'était pas propriétaire du terrain et ne pouvait ainsi pas déposer la demande de permis de construire. Toutefois, il ressort du formulaire Cerfa de demande de permis de construire que le pétitionnaire a, en apposant sa signature, attesté, au sens des dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, être propriétaire du terrain d'assiette du projet ou, à tout le moins, avoir qualité pour présenter une telle demande. Aucune pièce du dossier ne vient contredire cette déclaration ni n'est de nature à établir son caractère frauduleux. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'absence de preuve de la qualité du pétitionnaire pour déposer la demande de permis de construire doit être écarté.
En ce qui concerne l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire :
6. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. "
7. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. Si, comme le soutiennent les requérants, les plans de coupe versés au dossier ne mentionnent pas les hauteurs des bâtiments et le dénivelé du terrain, il ressort des pièces du dossier que le plan de masse mentionne la hauteur des bâtiments, des cases de stockages et les cotes altimétriques faisant état de la topographie du terrain et d'une absence de dénivelé. En outre, les photographies du terrain ne font également pas état d'un dénivelé. Par ailleurs, le dossier de demande comprend des photographies du terrain et de ses environs immédiats et lointains, qui permettent d'identifier les constructions voisines du projet. Le dossier de demande contient, comme document graphique, une simulation 3D et un document d'insertion permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement. Les surfaces des 22 cases d'entreposage peuvent enfin aisément être déterminée au vu des cotes présente sur le plan de masse. Dans ces conditions, les insuffisances et imprécisions du dossier de demande, qui sont compensées par les autres pièces du dossier, n'ont pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'administration sur le projet. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance du plan de prévention des risques littoraux et d'inondation du bassin versant de la Scie :
9. Pour contester la décision attaquée, les requérants font valoir que la parcelle d'assiette est située à proximité d'une zone d'aléa fort d'inondation du plan de prévention des risques littoraux et d'inondation du bassin versant de la Scie si bien qu'elle présente un risque d'inondation et de ruissellement des eaux, et que la nature du traitement du sol du terrain ne permet pas de prévenir un tel risque de ruissellement des eaux et d'assurer le traitement des eaux pluviales à la parcelle.
10. Toutefois, à l'appui de leur moyen, les requérants n'invoquent la méconnaissance d'aucune disposition. Ils ne peuvent se prévaloir utilement de la méconnaissance de l'avis du syndicat de mixte des bassins versants Saâne Vienne Scie du 15 décembre 2021 qui ne constitue pas un avis conforme. En outre, il ressort des pièces du dossier que les prescriptions mentionnées dans cet avis relatives d'une part à l'entrée de la parcelle et d'autre part au traitement des eaux pluviales à la parcelle ont, toutes deux, été reprises par l'arrêté attaqué sous la forme d'une prescription mentionnée à l'article 2 de l'arrêté, renvoyant expressément à l'avis du syndicat, et d'un " nota bene " relatif aux traitements des eaux pluviales. Enfin, il n'est pas établi, compte tenu de la nature du revêtement prévus par le projet à savoir du " gravillon (revêtement perméable) ", et de l'avis du 15 décembre 2021 que le projet de permis de construire présenterait un risque d'inondation de nature à justifier un refus de délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée. Au demeurant, les requérants ne peuvent se prévaloir utilement de ce que la voie publique attenante au terrain aurait, depuis l'édification de la construction litigieuse, soit postérieurement à la décision attaquée, été l'objet d'inondations du fait de l'imperméabilisation du terrain d'assiette du projet dès lors que l'irrespect des prescriptions mentionnés dans l'arrêté relève de l'exécution de l'arrêté et non pas de sa légalité. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance de la carte communale :
11. D'une part, il ressort des extraits de la carte communale du 28 novembre 2008 versée à l'instance que la parcelle d'assiette du projet est située dans un " secteur où les constructions sont autorisées ". Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne résulte pas des dispositions de la carte communale que ce document d'urbanisme limiterait, dans ce secteur, la constructibilité selon la destination des constructions et n'incluraient pas les constructions à vocation économique. Par suite, les requérants ne peuvent pas utilement se prévaloir du fait que le projet prévoit une construction à vocation économique pour soutenir qu'elle n'était pas autorisée dans le secteur considéré.
12. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le rapport de présentation de la carte communale prévoit une urbanisation de la parcelle d'assiette du projet, en proposant un aménagement. La proposition d'aménagement ne définit pas la destination des constructions prévues si bien que le projet qui prévoit l'urbanisation de la parcelle, est conforme à l'objectif du rapport de présentation. La circonstance qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet de construction litigieux prévoit un rideau d'arbres alors que le rapport de présentation " conseille " de réaliser un tel rideau le long de la voie, n'est pas, par-elle-même, de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée.
13. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de la carte communale doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme :
14. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " Et aux termes de l'article R. 111-5 du même code : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie./ Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. "
15. Il ressort des pièces du dossier, et pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 10 que le traitement des eaux à la parcelle ainsi que la proximité avec un axe de ruissellement ne sont pas de nature à présenter un risque pour la sécurité et la salubrité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La circonstance que le projet soit situé à proximité de la route de Tôtes, repérée au document graphique du PPRI comme un axe important de ruissellement des eaux, n'est pas de nature, à elle seule, à établir l'existence d'un risque d'inondation sur la parcelle d'assiette du projet.
16. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que le projet crée des nuisances sonores et des poussières en raison du chargement des cailloux et des gravats par des véhicules lourds sur la parcelle d'assiette du projet, les seules nuisances alléguées ne sont pas de nature à caractériser l'existence d'un risque d'atteinte à la sécurité et la salubrité au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
17. En outre, les requérants soutiennent que le projet présente des risques pour la circulation des piétons dès lors qu'en l'absence de trottoirs sur les voies, il renforce le risque d'accident entre les piétons et les véhicules. Toutefois, d'une part, les requérants n'apportent aucun élément quant à la nature et l'intensité de l'augmentation du trafic engendré par le projet. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le projet se situe en dehors du bourg de la commune, et en retrait des habitations les plus proches si bien qu'il n'est pas établi que la voie fasse l'objet d'une circulation des piétons de nature à créer un risque d'accident avec les véhicules accédant à la parcelle d'assiette du projet. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, la prescription de l'avis de la direction des routes du 2 décembre 2021 relative au retrait de quatre mètres du mur des cases d'agrégats par rapport au bord de la chaussée a été reproduite à l'article 2 de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, M. et Mme A C et M. et Mme I n'apportent pas d'éléments suffisants pour établir l'existence d'un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques au sens des dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme.
18. Enfin, la circonstance que les travaux n'aient pas été réalisés conformément aux plans du dossier de demande de permis de construire, notamment concernant l'accès, relève de l'exécution de l'arrêté mais est sans incidence sur sa légalité.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme :
19. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "
20. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient à l'autorité administrative compétente d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction pourrait, compte tenu de sa nature et de ses effets, avoir sur le site. Il est exclu de procéder, dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité du permis de construire délivré, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés par l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et le plan local d'urbanisme de la commune.
21. Il ressort des pièces du dossier que le projet est implanté le long de deux voies en dehors du bourg de la commune et en retrait des habitations les plus proches. Le terrain d'assiette du projet est majoritairement entouré de champs et de parcelles non construites qui ne présentent pas un intérêt paysager particulier. La seule circonstance qu'un calvaire soit situé à proximité du projet n'est pas de nature, à elle seule, à caractériser une qualité particulière du site dans lequel s'implante le projet. Dans ces conditions, en l'absence de qualité particulière du lieu d'implantation du projet, le permis de construire autorisant le projet de construction, qui prévoit un mur de 1,80 mètres faisant obstacle à une visibilité directe sur les agrégats depuis la voie, n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit ainsi être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions présentées par M. et Mme A C et M. et Mme I tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 janvier 2022 du maire de la commune de Saint-Denis-sur-Scie doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Denis-sur-Scie, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme A C et M. et Mme I demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, M. et Mme A C et M. et Mme I verseront une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Denis-sur-Scie en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A C et M. et Mme I est rejetée.
Article 2 : M. et Mme A C et M. et Mme I verseront une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Denis-sur-Scie en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A C, première dénommée en sa qualité de représentante unique des requérants, à M. F G et à la commune de Saint-Denis-sur-Scie.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
B. Esnol
La présidente,
C. Galle La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026