vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203250 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SALMON & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2022, et un mémoire, enregistré le 27 février 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la délibération n° 70-2022 du 5 juillet 2022 du conseil municipal de la commune de Bernay portant validation de la convention tripartite concernant le cinéma de Bernay.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, et des mémoires, enregistrés les 12 décembre 2022 et 11 mai 2023, la SAS Les Cinémas Bernayens, représentée par la SELARL " SALMON et Associés ", conclut au rejet de la requête comme irrecevable, subsidiairement comme mal fondée et, demande en outre au tribunal de mettre à la charge de M. A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la commune de Bernay et à la SCI du 8 mai 1945 qui n'ont pas produit d'observation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération n° 70-2022 en date du 5 juillet 2022, le conseil municipal de la commune de Bernay a approuvé une convention tripartite de cession d'un bâtiment à usage de cinéma à la commune de Bernay, avec comme co-contractant la SCI du 8 mai 1945, propriétaire du bâtiment, et la SAS Les Cinémas Bernayens, bénéficiaire du bail commercial régissant les conditions de location dudit bâtiment. M. A doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de cette délibération.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables. 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 5 juillet 2022 du conseil municipal de la commune de Bernay :
3. Il ressort des pièces du dossier que la procédure de passation litigieuse est relative aux conditions de la cession de l'ensemble immobilier, assiette d'un bail commercial, situé sur la parcelle AO296 au bénéfice de la commune de Bernay, ou toute personne publique ou privée qui se substituerait à elle. Le protocole de passation litigieux, portant sur un ensemble immobilier destiné à être intégré dans le domaine privé de la commune de Bernay est ainsi relatif à un contrat de droit privé. Le requérant, qui n'apporte aucun élément permettant de démontrer que cette décision attaquée aurait comme conséquence de le léser dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine, ne peut dès lors se prévaloir d'aucun intérêt à agir contre cette délibération.
4. Par suite, les conclusions présentées par M. A demandant l'annulation de la délibération du 5 juillet 2022 du conseil municipal de la commune de Bernay doivent être rejetée comme manifestement irrecevables.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de la société Les cinémas bernayens tendant à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1erer : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société Les cinémas bernayens présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la commune de Bernay, à la SCI du 8 mai 1945 et à la société SAS Les cinémas bernayens.
Fait à Rouen, le 28 juin 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé : C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. HENRY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026