jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203254 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrées le 9 août 2022, le 20 août 2023 et le 2 avril 2024, Mme A C et M. D C demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 22 juin 2021 par lequel le maire de la commune du Havre ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la SCI MTC'LH pour l'extension et la démolition d'un abri, sur la parcelle cadastrée PH 115, ainsi que la décision de rejet de leur recours gracieux du 14 juin 2022 ;
2°) de mettre à la charge de la commune du Havre les entiers dépens et une somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle méconnait les dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme ;
- elle a été prise sur le fondement d'un dossier de demande insuffisant dès lors que les photographies produites ne décrivent pas suffisamment l'insertion du projet dans son environnement ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que le projet ne constitue pas une extension mais la création d'une nouvelle construction ;
- elle méconnait les dispositions de l'article UR 3.1. du règlement du plan local d'urbanisme ;
- elle méconnait le principe d'égalité de traitement des administrés devant les règlements ;
- elle méconnait les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et celles du plan local d'urbanisme relatives à la qualité architecturale du projet concernant notamment les matériaux utilisés pour la toiture et les matériaux de recouvrement de la façade.
Par des mémoires en défense, enregistré le 4 juillet 2023, le 25 mars 2024 et le 9 avril 2024, la commune du Havre conclut au rejet de la requête et demande à ce que soient mis à la charge de M. et Mme C des frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol,
- les conclusions de Mme Thielleux, rapporteure publique,
- et les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI MTC'LH a déposé le 3 juin 2021 une déclaration préalable de travaux pour la destruction d'un abri de jardin et la construction d'une " extension " sur la parcelle cadastrée PH 115 sur le territoire de la commune du Havre. Par un arrêté du 22 juin 2021, le maire de la commune du Havre ne s'est pas opposé à la déclaration préalable. Mme A C et M. D C, voisins immédiats du projet, ont présenté un recours gracieux le 15 avril 2022 qui a été rejeté le 14 juin 2022. Par la présente requête, M. et Mme C demandent l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 22 juin 2021 et de la décision de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par arrêté du 23 octobre 2020, publié et transmis au représentant de l'Etat le même jour, M. E B, premier adjoint chargé de l'urbanisme et de l'environnement, a reçu délégation de fonctions et de signature du maire du Havre dans le domaine de la gestion du droit des sols, et notamment pour la délivrance des permis de construire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : "Le dossier joint à la déclaration comprend : / () c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; / () Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux a et b de l'article R. 431-10, aux articles R. 431-14 et R. 431-15, aux b et g de l'article R. 431-16 et aux articles R. 431-18, R. 431-18-1, R. 431-21, R. 431-23-2, R. 431-25, R. 431-31 à R. 431-33 et R. 431-34-1. / () Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre de protection d'un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. " Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () "
4. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Il ressort des pièces du dossier que le projet de construction est en partie visible depuis la voie publique compte tenu de sa hauteur. Ainsi, contrairement à ce que soutient la commune du Havre, le dossier de déclaration préalable devait prévoir un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet en application des dispositions combinées des articles R. 431-36 et R. 431-10, c) du code de l'urbanisme. S'il ressort des pièces du dossier qu'un document graphique d'insertion du projet de construction dans son environnement a été produit au dossier de demande, ce document, compte tenu de son manque de précision et de perspective de la construction ainsi que son aspect schématique, est insuffisant pour apprécier l'insertion du projet dans son environnement. Toutefois, il ressort également des pièces du dossier et notamment du plan de masse et de la description des façades et des toitures présentes dans les autres pièces du dossier, que l'administration disposait des éléments suffisants pour apprécier l'impact visuel du projet. Dans ces conditions, l'insuffisance du document graphique n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Le moyen peut ainsi être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article UR 3.1. du règlement du plan local d'urbanisme de la commune du Havre : " Article UR 3 : Volumétrie et implantation des constructions UR 3.1 : Implantation des constructions par rapport aux voies / 1. En secteurs URa, URce, URgh et URid, les constructions doivent être édifiées soit en ordre continu ou discontinu à l'alignement des voies existantes, à modifier ou à créer, soit en respectant une marge de recul minimale de 5 m par rapport à l'alignement des voies existantes, à modifier ou à créer. () / 6. Des implantations autres que celles prévues aux alinéas 1, 2 et 3 ci-dessus peuvent être autorisées ou imposées : / - pour tenir compte du bâti général existant le long de la voie sur la même rive, de la configuration de la parcelle, des conditions topographiques ou de circulation ; / - dans le cas d'une extension d'un bâtiment existant ; / - en cas de discipline architecturale ou de composition urbaine particulière ; / - afin de préserver un élément ou un ensemble végétal de qualité. () " Aux termes du lexique du plan local d'urbanisme de la commune du Havre : " Construction existante : /Une construction est considérée comme existante si elle est reconnue comme légalement construite et si la majorité des fondations ou des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage remplissent leurs fonctions. Une ruine ne peut pas être considérée comme une construction existante. / Extension : / L'extension consiste en un agrandissement de la construction existante présentant des dimensions inférieures à celle-ci. L'extension peut être horizontale ou verticale (par surélévation, excavation ou grandissement), et doit présenter un lien physique et fonctionnel avec la construction existante. Lorsque l'extension doit être mesurée, elle ne doit pas accroître de manière significative la capacité d'accueil en population permanente. "
7. Lorsque le règlement d'un plan local d'urbanisme ne précise pas, comme il lui est loisible de le faire, si la notion d'extension d'une construction existante, lorsqu'il s'y réfère, comporte une limitation quant aux dimensions d'une telle extension, celle-ci doit, en principe, s'entendre d'un agrandissement de la construction existante présentant, outre un lien physique et fonctionnel avec elle, des dimensions inférieures à celle-ci.
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet de construction prévoit la démolition d'un abri de jardin de 8,40 m² et l'édification d'une construction de 11,37 m² d'emprise au sol, créant une surface plancher de 17,74 m². La hauteur de la construction projetée est de 4,25 mètres à l'égout de toit et 4,5 mètres au faitage. Si la construction projetée, dont il est constant qu'elle a été présentée comme un " nouveau logement " dans le dossier de déclaration préalable, est directement accolée à la maison d'habitation préexistante, il ne ressort pas des pièces du dossier que les deux constructions présenteraient un lien fonctionnel notamment en l'absence de porte de communication, ou d'équipements ou installations communs. Ainsi, malgré la faible augmentation de la surface plancher prévue par le projet, d'environ 13 % par rapport à la surface préexistante de la maison d'habitation dont la surface est d'environ 130 m², la construction projetée ne constitue pas une extension au sens des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme.
9. D'autre part, il est constant que la construction projetée est implantée avec un léger retrait de la voie publique, reprenant ainsi le retrait de l'abri de jardin préexistant dont le projet prévoit la démolition. Eu égard à ce qui a été dit au point précédent, la commune du Havre ne peut se prévaloir de la deuxième exception mentionnée au point 6 relative aux extensions. Toutefois, compte tenu de la configuration de la parcelle, et notamment de l'implantation préexistante de l'abri de jardin le long d'un mur de clôture, le projet de construction entre dans le champ d'application de la première exception mentionnée au point 6 de l'article UR 3.1. du règlement du plan local d'urbanisme relative à la configuration de la parcelle. Par suite et comme le fait valoir la commune du Havre, le projet peut prévoir une implantation autre que celle mentionnée au point 1 du même article. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UR 3.1. du règlement du plan local d'urbanisme de la commune du Havre doit ainsi être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme : " Pour l'application de l'article 4 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, ne sont toutefois pas tenues de recourir à un architecte les personnes physiques, les exploitations agricoles ou les coopératives d'utilisation de matériel agricole agréées au titre de l'article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime qui déclarent vouloir édifier ou modifier pour elles-mêmes : () / a) Une construction à usage autre qu'agricole dont la surface de plancher n'excède pas cent cinquante mètres carrés ; / () Les demandeurs d'un permis de construire sont tenus de recourir à un architecte pour les projets de travaux sur construction existante conduisant soit la surface de plancher, soit l'emprise au sol de l'ensemble à dépasser l'un des plafonds fixés par le présent article. "
11. Une autorisation d'urbanisme n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. La circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés ou que ces immeubles risqueraient d'être ultérieurement transformés ou affectés à un usage non conforme aux documents et aux règles générales d'urbanisme n'est pas, par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance de l'autorisation, de nature à affecter la légalité de celui-ci.
12. Eu égard à ce qui a été dit au point 8 , le projet de construction d'une surface plancher de 17,74 m² concerne une construction nouvelle et indépendante de la maison habitation préexistante sur le terrain d'assiette. Dès lors, le projet de construction n'emporte pas un dépassement du seuil de 150 m² mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme. Par suite, le dossier de demande pouvait régulièrement être déposé sans avoir recours à un architecte. En tout état de cause, en l'état du dossier, il ressort des pièces du dossier que le dossier de déclaration préalable, qui, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, revêt un caractère déclaratif, mentionne que la surface préexistante totale est de 140,20 m², que la surface démolie est de 8,40 m² et que la surface construite est de 17,74 m². Compte tenu des surfaces déclarées, dont l'absence de véracité ne ressort pas des pièces du dossier, il convient de retenir que la surface de la maison d'habitation, après démolition de l'abri de jardin, est de 131,80 m². Ainsi, la construction litigieuse porte à 149,54 m² la surface de plancher totale de l'ensemble des constructions. Par suite, la surface totale de la maison d'habitation existante et de la construction nouvelle faisant l'objet de la déclaration litigieuse ne dépasse pas davantage le seuil fixé par les dispositions citées au point 10 et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme doit être en tout état de cause, écarté.
13. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. " D'autre part, aux termes de l'article UR4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune du Havre : " Article UR 4 : Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère / Conformément à l'article R. 111-27 du Code de l'urbanisme, le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales./ 1. Architecture et intégration à l'environnement / 1.1. D'une façon générale, les constructions doivent être conçues afin de permettre la meilleure intégration dans le site d'accueil et dans leur environnement bâti. () Façades : / 2.1. Dans le cas d'un bâtiment présentant un linéaire de façade particulièrement important par rapport aux rythmes dominants de la rue, la composition de la façade doit reconstituer des séquences qui ne nuisent pas à l'organisation du bâti et à sa perception depuis l'espace public. / 2.2. Les murs pignons, mitoyens ou non, laissés à découvert ou à édifier, doivent être traités en harmonie avec les façades principales lorsqu'ils sont visibles d'une voie. / () 3. Toitures : / 3.1. La toiture est considérée comme la cinquième façade de la construction. Elle doit faire l'objet d'un traitement architectural de qualité, au même titre que les autres façades. Le choix des matériaux ainsi que l'intégration des éléments techniques (ventilation, systèmes de production d'énergie, garde-corps, lignes de vie, antennes,) et architecturaux (ouvertures, chiens-assis,) seront donc étudiés pour répondre à cet objectif. () " Dès lors que les dispositions du règlement d'un plan d'occupation des sols invoquées par le requérant ont le même objet que celles, également invoquées, d'un article du code de l'urbanisme posant les règles nationales d'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan d'occupation des sols que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée. En conséquence, le juge exerce un contrôle normal sur la conformité à ces dispositions de la décision attaquée.
14. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel au sens de cet article, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
15. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle d'assiette du projet est comprise dans un ensemble urbain dense, composé de maisons d'habitation dont les façades sont essentiellement recouvertes d'enduits clairs et que sont visibles depuis la voie publique, des murs pignons de grande hauteur, placés notamment à l'alignement de la voie, des portes de garages et des portails en bois ainsi qu'un long mur de clôture d'une hauteur d'environ 2,50 mètres. Il ressort du dossier de déclaration préalable que le projet prévoit la construction d'une extension à la maison d'habitation existante, d'une emprise au sol de 11,37 m² et d'une hauteur comprise de 4,50 mètres au faitage avec une ossature en bois, un toit en bac acier et un bardage bois de couleur naturelle. S'il est constant que le projet sera visible depuis la voie publique compte tenu de sa hauteur, la configuration des lieux et la présence du haut mur de clôture auront pour effet d'en réduire l'impact visuel depuis la voie publique. En outre, le projet se situe à proximité immédiate de deux murs pignons, d'une hauteur largement supérieure à celle de l'extension et d'une autre annexe d'une maison d'habitation voisine dont les dimensions sont similaires à celles du projet si bien qu'il n'aura pas pour effet de porter atteinte au caractère des lieux avoisinants. Par ailleurs, si les façades sont prévues en bardage bois de couleur naturelle, elles s'intègrent dans le paysage environnant dès lors qu'il ne présente aucun linéaire de façades et qu'il se situe à proximité d'un portail en bois et d'une maison de couleur claire. Enfin, la toiture en bac acier, qui ne concerne qu'une surface de 11,37 m² sera visuellement proche des toitures des autres constructions environnantes. Dans ces conditions, le projet ne peut être regardé dans son ensemble comme portant atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et des dispositions de l'article UR 4 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
16. En sixième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement des administrés devant les règlements n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. et Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 juin 2021 du maire de la commune du Havre ainsi que de la décision de rejet de leur recours gracieux doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Havre, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme C demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. et Mme C une somme en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
19. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Par suite, les conclusions présentés par M. et Mme C et par la commune du Havre tendant à la mise à la charge de la partie adverse des dépens ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de commune du Havre présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié M. D C, en sa qualité de représentant unique, à la SCI MTC'LH et à la commune du Havre.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
B. Esnol
La présidente,
C. Galle La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet du Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
ah
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