mercredi 7 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2203563 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | PARAISO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2022, et un mémoire en production de pièces enregistré le 7 septembre 2022, M. F B demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a fixé le pays de destination de la mesure d'interdiction judiciaire du territoire français d'une durée de trois ans dont il fait l'objet ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
M. B soutient que la décision attaquée :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme E comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 7 septembre 2022, ont été entendus le rapport de Mme Jeanmougin, magistrate désignée, et les observations de Me Paraiso, avocat commis d'office, pour M. B, et de M. B, qui reprend les conclusions et moyens de sa requête mais ajoute que le nom du signataire de la décision n'est pas lisible, le préfet de la Seine-Maritime n'étant présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité algérienne et non tunisienne comme mentionné par erreur dans sa requête, demande au tribunal d'annuler la décision du 26 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a fixé le pays de destination de la mesure d'interdiction judiciaire du territoire français d'une durée de trois ans dont il fait l'objet.
2. En premier lieu, la décision prise à l'encontre de M. B a été prise par Mme A C, qui disposait, en qualité de cheffe du bureau de l'éloignement, d'une délégation pour la signer par arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 1er avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, le moyen tiré, sans toute référence à un texte, du caractère illisible du signataire de la décision en litige est dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
4. En troisième lieu, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée, notamment la peine complémentaire d'interdiction du territoire français de trois ans à laquelle M. B a été condamné par le 13 janvier 2022 par le tribunal judiciaire de Paris et est, par suite, suffisamment motivée.
5. En dernier lieu, M. B, né en 2002, soutient être entré en France en 2016 alors qu'il avait 14 ans, avoir été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, avoir bénéficié d'un contrat d'apprentissage mais n'avoir pas obtenu son diplôme, et être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été condamné le 13 janvier 2022 à une peine complémentaire d'interdiction du territoire français de trois ans par un jugement devenu définitif et s'est vu refuser le 17 août 2022 la délivrance d'un titre de séjour. Il ne démontre pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, l'Algérie, où il a vécu la majeure partie de sa vie et où rien n'établit qu'il encourait des risques de traitements inhumains ou dégradants. Dès lors le préfet, qui s'est d'ailleurs borné à fixer le pays de destination de la mesure judiciaire, sans porter atteinte lui-même à la situation de l'intéressé, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a fixé le pays de destination de l'interdiction judiciaire du territoire français à laquelle il a été condamné le 13 janvier 2022. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et au préfet de la
Seine-Maritime.
Lu en audience publique le 7 septembre 2022.
La magistrate désignée,La greffière,
Signé : Signé :
H. EM. D
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026