jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2204866 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | SEYREK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2022, M. B H, représenté par Me Seyrek, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'un an et l'arrêté du même jour du préfet de la
Seine-Maritime l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois suivant le jugement à intervenir et sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4) de mettre à la charge de l'Etat, à titre principal, le versement à Me Seyrek, de la somme de 2000 euros en application des dispositions combinées des articles 37 alinéa 2 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure est irrégulière à défaut pour la préfecture de la produire ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est signée par une autorité dont la compétence n'est pas établie ;
- est entachée d'une insuffisance de motivation au regard de sa situation personnelle et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
-méconnaît le droit d'être entendu prévu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- méconnaît le droit d'être entendu prévu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- est prise en violation de la directive retour, l'article L.511-1-II étant contraire à cette directive ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant le pays de renvoi :
- est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- méconnaît le droit d'être entendu prévu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
La décision portant interdiction de retour :
- est signée par une autorité dont la compétence n'est pas établie ;
- est entachée d'une insuffisance de motivation au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'arrêté portant assignation à résidence :
- est signé par une autorité dont la compétence n'est pas établie ;
- est entaché d'une insuffisance de motivation au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du Code des relations entre le public et l'administration ;
- est illégal en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- méconnaît les dispositions de l'article L.561-2-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2022, le préfet de la
Seine-Maritime conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, en présence de Mme Savornin, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Boyer, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Seyrek, représentant M. H, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Elle précise qu'il a été interpellé dans des conditions irrégulières, que la compétence n'est pas établie dès lors que l'absence ou l'empêchement n'est pas démontré ; le requérant n'a pas commis d'infraction au travail dès lors que s'il détient des parts dans la boulangerie, il n'y travaille pas.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. H, né le 11 mars 1978 à Toujane de nationalité tunisienne, a été interpellé par les services de police pour travail dissimulé, emploi d'étranger sans titre et aide au séjour. A cette occasion il n'a pu présenter aucun titre l'autorisant à séjourner sur le territoire. Par l'arrêté attaqué du 30 novembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'un an et par un arrêté du même jour, dont l'annulation est également demandée, le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressée, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de destination, refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour sur le territoire d'un an :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 22-070 du 24 novembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation de signature à Mme E F, attachée, cheffe de bureau de l'éloignement et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer l'ensemble des décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire vise le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. H ne justifie pas d'une entrée régulière en France et qu'il se maintient sur le territoire sans être titulaire d'un titre de séjour. La décision relative au départ volontaire vise l'article L. 612-2 ainsi que le 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et relève que le requérant n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement. La décision relative à l'interdiction de retour d'un an vise l'article L. 612-6 sur laquelle elle est fondée et précise que l'entrée sur le territoire de l'intéressé est récente, que sa cellule familiale peut se reconstituer dans son pays d'origine et qu'il a été interpellé pour des faits de violence conjugale en décembre 2021. L'arrêté indique enfin que compte tenu de sa situation il n'est pas porté une atteinte excessive au droit au respect de sa vie familiale et privée et qu'il ne prouve pas être exposé à des peines ou traitements contraires aux stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors l'arrêté attaqué, qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivé. Il ressort en outre de ses propres termes, qu'en prenant l'arrêté contesté, le préfet de la Seine-Maritime a procédé à un examen sérieux de la situation du requérant.
5. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Le requérant se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu et ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées en temps utile, auraient été de nature à y faire obstacle. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu soulevé à l'égard des décisions portant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de destination et refusant l'octroi d'un départ volontaire doit être écarté.
Sur les moyens propres aux différentes décisions :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
6. Il ressort des pièces du dossier et notamment de son procès-verbal d'audition dressé par les services de police le 30 novembre 2022, versé aux débats, et des observations présentées à l'audience que M. H est entré irrégulièrement en France en 2016, qu'il a présenté en 2019 une demande de titre de séjour qui a été rejetée et qu'il n'a plus fait aucune démarche de régularisation depuis. Il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement par arrêté du 28 décembre 2021 dont la légalité a été confirmée par jugement du tribunal administratif de Lille du 5 janvier 2022, et à laquelle il n'a pas déféré. S'il a déclaré vivre en concubinage avec Mme C D, il ne produit aucun document de nature à établir l'existence même de cette relation. Il est en outre constant que ses parents et ses deux enfants mineurs vivent en Tunisie et qu'aucun membre de sa fratrie ne réside en Europe. Enfin s'il se déclare boulanger, il ressort de ses déclarations qu'il détient des parts de la société dont il tire ses revenus la Sarl " Aux délices du Havre " mais ne travaille pas dans la boulangerie. Par suite, M. H n'est pas fondé à soutenir qu'en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire, le préfet de la Seine-Maritime aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou entaché son arrêté d'erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision portant délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. H n'est pas fondé à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité du refus de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'appui de sa demande d'annulation de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
9. Ainsi qu'il a été dit au point 6, le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par ailleurs, il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Un risque de fuite est donc caractérisé, au regard des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 ainsi que du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais prévu à l'article L. 612-2, doit être écarté.
10. Pour les motifs exposés au point 6 et dès lors que M. H ne fait valoir aucun élément de nature à justifier qu'un délai de départ lui aurait été nécessaire, la décision lui refusant l'octroi d'un tel délai ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et pour les mêmes motifs n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour :
11. Pour les motifs développés au point 6 et dès lors qu'il fait valoir qu'il ne travaille pas au sein de la Boulangerie constituée en Sarl dont il détient des parts,
M. H n'établit pas disposer d'attache privée ou familiale sur le territoire ni d'une réelle insertion professionnelle. Par suite, la décision lui faisant interdiction de retour pour une durée d'un an n'a pas été prise, contrairement à ce qu'il soutient, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 30 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire doivent être rejetées.
Sur l'arrêté portant assignation à résidence :
13. En premier lieu, par un arrêté n° 22-070 du 24 novembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation de signature à Mme E F, attachée, cheffe de bureau de l'éloignement et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer l'arrêté en litige. Le moyen tiré de ce que l'arrêté portant assignation à résidence aurait été signé par une autorité dont la compétence n'est pas établie manque en fait et doit être écarté.
14. En deuxième lieu, l'arrêté contesté vise l'article le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise que le requérant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et qu'il convient d'assigner l'intéressé à résidence afin d'effectuer " les démarches consulaires à l'obtention d'un vol à destination de la Tunisie ". Dès lors, la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.
15. En troisième lieu, il résulte des éléments exposés aux points 2 à 10 que l'obligation de quitter le territoire prise à l'égard de M. H n'est pas illégale. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant assignation à résidence est dépourvue de base légale. Ce moyen doit donc être écarté.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 561-2 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais repris à l'article L.731-1-1° du même code : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; ".
17. Il ne résulte pas des termes de l'arrêté contesté que pour l'application de ces dispositions le préfet de la Seine-Maritime se serait cru en compétence liée, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article
L. 561-2 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais repris à l'article L.731-1-1° du même code doit être écarté.
18. Il ressort des pièces du dossier que M. H fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, que l'exécution de la mesure d'éloignement demeure une perspective raisonnable, qu'il exprime son refus de quitter le territoire et qu'il s'est soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 30 novembre 2022 portant assignation à résidence doivent être rejetées.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. H doivent être rejetées, ainsi que celles présentées à fin d'injonction sous astreinte et celle présentées au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. H est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. H est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H, à Me Seyrek et au préfet de la Seine-Maritime.
Jugement rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
La magistrate désignée,
Signé :
C. A
La greffière,
Signé :
M. G
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2204866
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026