LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2204947

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2204947

mardi 18 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2204947
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantBERRADIA NEJLA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2022, Mme B A, représentée par Me Berradia, demande au tribunal :

1°) d'annuler de la décision du 7 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé d'abroger l'arrêté du 18 février 2022 par lequel il lui avait refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'avait obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.

Mme A soutient que la décision attaquée :

- n'est pas suffisamment motivée ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est sans objet, le préfet ayant de nouveau refusé le 28 avril 2023 l'abrogation de l'arrêté du 18 février 2022.

Vu :

- la décision du 23 novembre 2022 admettant Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jeanmougin, première conseillère,

- et les observations de Me Derbali, substituant Me Berradia, pour Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, de nationalité tchadienne, demande au tribunal d'annuler la décision du 7 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé d'abroger l'arrêté du 18 février 2022 par lequel il lui avait refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'avait obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.

2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime avait été saisi par courrier du 2 septembre 2022, outre d'une demande d'abrogation de l'arrêté du 18 février 2022, d'une demande tendant au renouvellement du titre de séjour dont disposait Mme A en qualité d'étudiante. Le courrier du 7 octobre 2022 en litige doit donc être regardé comme contenant tant un refus d'abrogation de l'arrêté du 18 février 2022 qu'un refus de renouvellement de titre de séjour

3. En premier lieu, les décisions en litige visent l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comportent les considérations de fait sur lesquelles elles sont fondées, tirées notamment du défaut de production par Mme A des éléments justifiant qu'il soit fait droit à ses demandes, et sont en l'espèce suffisamment motivées.

4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que les services de la préfecture ont demandé en septembre 2022 à Mme A de compléter ses demandes par la production d'un avis d'imposition, de ses relevés de notes, de ses résultats pour l'année universitaire 2021/2022 et de sa nouvelle inscription universitaire. Si l'intéressée a répondu à la préfecture, ce n'est que par un courrier reçu le 10 octobre 2022 soit postérieurement à la décision en litige. Par les pièces qu'elle produit, Mme A ne justifie pas qu'elle poursuivait encore des études à la date des décisions contestées. Elle n'établit donc pas l'erreur manifeste d'appréciation qu'elle invoque.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 7 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé d'abroger l'arrêté du 18 février 2022 et a refusé de renouveler son titre de séjour. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Nejla Berradia et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

Mme Jeanmougin, première conseillère,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.

La rapporteure,

signé

H. JEANMOUGIN Le président,

signé

P. MINNE

Le greffier,

signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions