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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2300455

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2300455

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2300455
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2 ème Chambre
Avocat requérantVINCENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 février 2023, M. A B, représenté par Me Etcheverry, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération n°2022-12-06-089 du 6 décembre 2022 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Inter-Caux-Vexin a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de la Rue-Saint-Pierre ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de commune Inter-Caux-Vexin une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la délibération attaquée est entachée de vices de procédure tiré du défaut d'accord de la commune de la Rue-Saint-Pierre pour que la communauté de communes Inter-Caux-Vexin approuve un plan local d'urbanisme concernant son territoire en méconnaissance de l'article L. 153-9 du code de l'urbanisme, et du défaut de réunion de la conférence intercommunale des maires prévue à l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut de débat au sein de la communauté de communes Inter-Caux-Vexin et des conseils municipaux notamment au sein du conseil municipal de la commune de la Rue-Saint-Pierre sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durables en méconnaissance de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme et qu'en outre, à supposer qu'un débat ait été organisé, le projet d'aménagement et de développement durables a fait l'objet de modifications significatives postérieures rendant nécessaire l'organisation d'un nouveau débat, qui n'a pas eu lieu ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut de conférence intercommunale en méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'illégalité du fait de l'insuffisance de la concertation en méconnaissance des articles L. 103-2 et L. 103-4 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'une insuffisance du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) en méconnaissance de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme dans sa version issue de la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets ;

- elle n'est pas compatible avec les objectifs du schéma de cohérence territoriale du Pays entre Seine et Bray du 24 novembre 2014 ;

- elle est entachée de contradictions entre le PADD et le zonage prévu par le règlement graphique ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qui concerne le zonage 1AU du centre bourg, et le zonage A de la " dent creuse " située dans le hameau de l'Epinay.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, la communauté de communes Inter-Caux-Vexin, représentée par Me Vincent, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal sursoie à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et demande à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Esnol,

- les conclusions de Mme Delphine Thielleux, rapporteure publique,

- les observations de Me Etcheverry, représentant M. B,

- et les observations de Me Vincent, représentant la communauté de communes Inter-Caux-Vexin.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 6 décembre 2022, le conseil communautaire de la communauté de communes Inter-Caux-Vexin a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de la Rue-Saint-Pierre. M. B, propriétaire d'un bien immobilier sur le territoire de la commune de la Rue-Saint-Pierre, demande au tribunal d'annuler cette délibération.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 103-2 du code de l'urbanisme, anciennement codifié à l'article L. 300-2, I du code : " Font l'objet d'une concertation associant, pendant toute la durée de l'élaboration du projet, les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées : / 1° Les procédures suivantes : / a) L'élaboration et la révision du schéma de cohérence territoriale et du plan local d'urbanisme ; () " Et aux termes de l'article L. 103-4 du ce code : " Les modalités de la concertation permettent, pendant une durée suffisante et selon des moyens adaptés au regard de l'importance et des caractéristiques du projet, au public d'accéder aux informations relatives au projet et aux avis requis par les dispositions législatives ou réglementaires applicables et de formuler des observations et propositions qui sont enregistrées et conservées par l'autorité compétente. "

3. Il ressort des pièces du dossier que les modalités de la concertation ont été fixées par la délibération du conseil municipal de la Rue-Saint-Pierre le 18 mai 2010. La consultation a été réalisée entre 2013 et 2016 par trois réunions publiques, la dernière s'étant tenue le 30 novembre 2016. Le bilan de cette concertation a été présenté, en des termes identiques, dans les délibérations du 12 décembre 2016 de la Rue-Saint-Pierre et du 24 juin 2019 de la communauté de communes Inter-Caux-Vexin.

4. M. B fait valoir qu'aucune nouvelle concertation n'a été organisée entre 2016 et 2021 alors que le projet a été modifié, et que les incidences écologiques du projet ont été révélées par l'avis de la mission régionale d'autorité environnementale du 3 septembre 2020, qui ont modifié l'économie générale du projet. Toutefois, d'une part, aucune disposition impose la réalisation d'une nouvelle concertation en cas de reprise de la procédure d'élaboration d'un plan local d'urbanisme par un établissement public de coopération intercommunal ou au-delà d'un certain délai. D'autre part, à l'achèvement de la concertation prévue par le code de l'urbanisme, le conseil municipal peut légalement adopter un projet comportant des modifications par rapport aux prévisions antérieures, si ces modifications n'affectent ni les objectifs ni les options essentielles du projet de plan local d'urbanisme. En l'espèce, les modifications dont le projet d'aménagement et de développement durables a fait l'objet entre 2016 et 2021 sont mineures et concernent essentiellement l'évolution du projet démographique et la modification de l'objectif 4 " Modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain " par une réactualisation de l'objet de réduction de 20% de la consommation de l'espace et une description des consommations de l'espace. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces modifications auraient été de nature à modifier les objectifs ou options essentiels du projet ou à rendre nécessaire une nouvelle concertation. En outre, M. B ne peut pas se prévaloir utilement de la circonstance que l'avis du 3 septembre 2020 de la mission régionale d'autorité environnementale n'a pas entrainé l'organisation d'une nouvelle concertation, dès lors qu'il ne ressort d'aucune disposition que cet avis doive intervenir préalablement à la concertation du public, qui, en tout état de cause, a été intégré au dossier d'enquête publique. Par suite, le moyen tiré de l'absence de réalisation d'une nouvelle concertation doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 153-9 du code de l'urbanisme : " I. L'établissement public de coopération intercommunale mentionné au 1° de l'article L. 153-8 peut achever toute procédure d'élaboration ou d'évolution d'un plan local d'urbanisme ou d'un document en tenant lieu, engagée avant la date de sa création, y compris lorsqu'elle est issue d'une fusion ou du transfert de cette compétence. Lorsque la procédure a été engagée par une commune, l'accord de celle-ci est requis. L'établissement public de coopération intercommunale se substitue de plein droit à la commune ou à l'ancien établissement public de coopération intercommunale dans tous les actes et délibérations afférents à la procédure engagée avant la date de sa création, de sa fusion, de la modification de son périmètre ou du transfert de la compétence.. () "

6. Il ressort des pièces du dossier que la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme a été initiée par le conseil municipal de la commune de la Rue-Saint-Pierre, qui, par une délibération du 18 mai 2010 a prescrit l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Par un arrêté préfectoral du 1er décembre 2016, la compétence en matière de plan local d'urbanisme a été transférée à compter du 1er janvier 2017, du fait de la fusion de plusieurs établissements de coopération intercommunale, à la communauté de communes Inter-Caux-Vexin dont est membre la commune de la Rue-Saint-Pierre. Par une délibération du 20 mars 2017, le conseil communautaire de la communauté de communes Inter-Caux-Vexin a décidé de poursuivre les procédures d'élaborations des plans locaux d'urbanisme. Par une délibération du 29 mai 2019, le conseil municipal a autorisé le maire de la commune à signer la convention du 23 mai 2019, conclue entre la commune de la Rue-Saint-Pierre et la communauté de communes Inter-Caux-Vexin, par laquelle le maire de la commune a, au nom de la commune de la Rue-Saint-Pierre, explicitement donné son accord pour que la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme de la commune de la Rue-Saint-Pierre soit poursuivie par la communauté de communes Inter-Caux-Vexin. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la communauté de communes Inter-Caux-Vexin n'aurait pas obtenu l'accord de la commune de la Rue-Saint-Pierre pour se substituer à cette dernière dans l'élaboration du plan local d'urbanisme. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 153-9 du code de l'urbanisme doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme est élaboré à l'initiative et sous la responsabilité de : / 1° L'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d'urbanisme, de document d'urbanisme en tenant lieu et de carte communale, en collaboration avec les communes membres. L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale arrête les modalités de cette collaboration après avoir réuni une conférence intercommunale rassemblant, à l'initiative de son président, l'ensemble des maires des communes membres. () "

8. Il résulte de ces dispositions qu'une conférence intercommunale doit se réunir lorsque l'établissement public de coopération intercommunal est à l'initiative d'une procédure d'élaboration ou de révision du plan local d'urbanisme d'une commune. En l'espèce, et comme il a été dit au point 3, la communauté de communes Inter-Caux-Vexin (CCICV) n'est pas à l'initiative de la procédure de révision du plan local d'urbanisme de la commune de la Rue-Saint-Pierre, mais n'est intervenue que pour reprendre la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme en cours. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme : " Un débat a lieu au sein de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale et des conseils municipaux ou du conseil municipal sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables mentionné à l'article L. 151-5, au plus tard deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme. / Lorsque le plan local d'urbanisme est élaboré par un établissement public de coopération intercommunale, le débat prévu au premier alinéa du présent article au sein des conseils municipaux des communes membres est réputé tenu s'il n'a pas eu lieu au plus tard deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme " Il résulte de ces dispositions que les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) doivent faire l'objet d'une inscription à l'ordre du jour d'une séance du conseil municipal se tenant au moins deux mois avant l'examen du projet de plan local d'urbanisme et que les membres du conseil municipal doivent être mis à même de discuter utilement, à cette occasion, des orientations générales envisagées.

10. M. B soutient que la délibération litigieuse a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables n'ont fait l'objet d'aucune discussion de la part des conseillers municipaux. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal de la délibération n°09/2016 que le maire de la commune de la Rue-Saint-Pierre a inscrit à l'ordre du jour de la séance du 4 octobre 2016 un débat sur les évolutions du projet d'aménagement et de développement durables. La CCICV fait valoir, sans être contestée, que le projet de plan d'aménagement et de développement durables arrêté le 12 décembre 2016 et produit à l'instance a été débattu lors de cette séance. En outre, il ressort des mentions de cette délibération qu'a été discutée l'évolution démographique mentionnée au projet d'aménagement et de développement durables. La circonstance que seuls des éléments qui relèvent du point 1 relatif aux éléments démographiques du plan d'aménagement et de développement durables aient été débattus lors de la séance n'est pas de nature à établir que les membres du conseil municipal, qui avait été destinataires de l'intégralité du projet d'aménagement et de développement durables préalablement à la séance, n'ont pas été mis en mesure de discuter utilement des orientations générales envisagées par le projet d'aménagement et de développement durables. Ce débat a donc eu lieu conformément aux dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme doit être écarté.

11. En cinquième lieu, si M. B soutient que le projet d'aménagement et de développement durables aurait dû faire l'objet d'un nouveau débat dès lors que le projet a nécessairement été modifié significativement entre le projet initié par la commune de la Rue-Saint-Pierre et celui approuvé par la CCICV, aucune disposition du code de l'urbanisme ne prescrit un délai maximal pour approuver le plan local d'urbanisme à compter du débat sur le projet d'aménagement et de développement durables. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que les modifications du projet d'aménagement et de développement durables qui concernent essentiellement les données démographiques et n'ont pas remis en cause les orientations générales du plan, auraient rendu nécessaire un nouveau débat. Par suite, le moyen tiré de l'absence de nouveau débat sur le plan d'aménagement et de développement durables en raison du bouleversement du projet doit être écarté.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale à la majorité des suffrages exprimés après que les avis qui ont été joints au dossier, les observations du public et le rapport du commissaire ou de la commission d'enquête aient été présentés lors d'une conférence intercommunale rassemblant les maires des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale et, le cas échéant, après que l'avis des communes sur le plan de secteur qui couvre leur territoire a été recueilli ; / 2° Le conseil municipal dans le cas prévu au 2° de l'article L. 153-8. " Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, éclairées par les travaux parlementaires préalables à leur adoption, que le législateur n'a entendu imposer l'organisation d'une conférence intercommunale rassemblant les maires d'un établissement public intercommunal qu'avant l'approbation d'un plan local d'urbanisme intercommunal.

13. Si la délibération attaquée a été prise par le conseil communautaire de la CCICV conformément aux dispositions précitées des articles L. 153-8 et L. 153-9 du code de l'urbanisme, après transfert de la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme initiée par la commune, elle concerne l'approbation d'un plan local d'urbanisme qui couvre uniquement le territoire de la commune de la Rue-Saint-Pierre. Ainsi, le moyen tiré de ce qu'aucune conférence intercommunale n'a été réunie en méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme est inopérant et doit à ce titre être écarté.

14. En septième lieu, aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : / 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; / 2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. / Pour la réalisation des objectifs de réduction d'artificialisation des sols mentionnés aux articles L. 141-3 et L. 141-8 ou, en l'absence de schéma de cohérence territoriale, en prenant en compte les objectifs mentionnés à la seconde phrase du deuxième alinéa de l'article L. 4251-1 du code général des collectivités territoriales, ou en étant compatible avec les objectifs mentionnés au quatrième alinéa du I de l'article L. 4424-9 du même code, à la seconde phrase du troisième alinéa de l'article L. 4433-7 dudit code ou au dernier alinéa de l'article L. 123-1 du présent code, et en cohérence avec le diagnostic établi en application de l'article L. 151-4, le projet d'aménagement et de développement durables fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. / Il ne peut prévoir l'ouverture à l'urbanisation d'espaces naturels, agricoles ou forestiers que s'il est justifié, au moyen d'une étude de densification des zones déjà urbanisées, que la capacité d'aménager et de construire est déjà mobilisée dans les espaces urbanisés. Pour ce faire, il tient compte de la capacité à mobiliser effectivement les locaux vacants, les friches et les espaces déjà urbanisés pendant la durée comprise entre l'élaboration, la révision ou la modification du plan local d'urbanisme et l'analyse prévue à l'article L. 153-27. () "

15. Pour contester la délibération attaquée, M. B soutient que le projet d'aménagement et de développement durables prévoit à la fois un objectif n°4 de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain, et l'urbanisation de la parcelle " 1AU " située dans le centre bourg. Toutefois, contrairement à ce que soutient le requérant, une étude de densification a été réalisée notamment dans la carte d'analyse foncière relative au bilan des dents creuses et des espaces mutables annexée au rapport de présentation. En outre, le classement en zone à urbaniser " 1AU " de la parcelle OB 727 résulte du seul règlement graphique du plan local d'urbanisme, et non pas du projet d'aménagement et de développement durables, de sorte que l'urbanisation de zone en centre-bourg est sans incidence sur la légalité du plan d'aménagement et de développement durables au regard des dispositions citées au point 14. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet d'aménagement et de développement durables méconnait l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme doit être écarté.

16. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : / 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 ; () ". A l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale (SCOT) peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme (PLU) sont soumis à une simple obligation de compatibilité avec ces orientations et objectifs. Si ces derniers peuvent être en partie exprimés sous forme quantitative, il appartient aux auteurs des PLU, qui déterminent les partis d'aménagement à retenir en prenant en compte la situation existante et les perspectives d'avenir, d'assurer, ainsi qu'il a été dit, non leur conformité aux énonciations des SCOT, mais leur compatibilité avec les orientations générales et les objectifs qu'ils définissent. Pour apprécier la compatibilité d'un PLU avec un SCOT, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.

17. Le document d'orientation et d'objectifs (DOO) du SCOT du Pays entre Seine et Bray approuvé le 24 novembre 2014, prévoit, au titre des " orientations spécifiques pour la gestion des hameaux ", que : " La priorité sera l'aménagement des " dents creuses " repérées par le document d'urbanisme local dans l'enveloppe urbaine existante des hameaux. S'il existe un potentiel mobilisable sur les parties centrales de la commune (en densification ou en extension urbaine), permettant de répondre aux objectifs de développement de la commune, compatibles avec les orientations du SCoT, l'extension de l'enveloppe urbaine existante des hameaux ne sera pas possible. En revanche, une extension modérée de l'enveloppe urbaine existante du hameau sera possible, s'il est démontré dans les documents d'urbanisme locaux qu'il n'existe pas de potentialité mobilisable sur le moyen terme en parties centrales de la commune (en densification ou en extension urbaine), et s'il est démontré qu'il n'existe plus de potentialité mobilisable dans l'enveloppe urbaine existante du hameau. "

18. Pour contester la délibération attaquée, M. B doit être regardé comme invoquant l'incompatibilité de la zone " 1AU " prévue par le plan local d'urbanisme dans le centre bourg avec les " Orientations spécifiques pour la gestion des hameaux " comprise dans le document d'orientation et d'objectifs du SCOT du Pays entre Seine et Bray.

19. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le classement de la parcelle 0B727, d'une surface de 2,79 hectares, en zone à urbaniser " 1AU ", serait de nature à contrarier la réalisation de cette orientation à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert par le SCOT du Pays entre Seine et Bray, couvrant 62 communes. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la zone 1 AU est située le long de l'axe d'urbanisation du centre bourg de la commune de la Rue-Saint-Pierre et entre des compartiments déjà urbanisés, et qu'elle constitue un espace mobilisable pour l'urbanisation, dès lors qu'il ressort de l'orientation du document d'orientation et d'objectifs du SCOT citée au point 17 que l'extension urbaine des parties centrales de la commune est prioritaire à celle des hameaux. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'urbanisation de la zone " 1AU " serait incompatible avec l'objectif du SCOT pour la gestion des hameaux. Par suite, le moyen tiré de l'incompatibilité du plan local d'urbanisme avec le SCOT du Pays entre Seine et Bray doit être écarté.

20. En neuvième lieu, pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme (PLU) entre le règlement et le PADD, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le PADD, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du PLU à une orientation ou à un objectif du PADD ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

21. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le PADD du plan local d'urbanisme de la commune de la Rue-Saint-Pierre, prévoit à son objectif n°1 : " () Harmoniser le développement de LA RUE SAINT PIERRE dans sa trame historique et protéger le patrimoine architectural et paysager : / o réduire le nombre de terrains constructibles en cohérence avec la capacité des réseaux, / o privilégier la construction du centre-bourg, / o tendre vers une réduction de la surface consommée par logement, à travers une offre diversifiée de production de logement : exiger une moyenne de 17 logements à l'hectare pour les nouvelles opérations, / o privilégier la réhabilitation et la construction dans les dents creuses ; / o accompagner la centralité du bourg : accueillir des logements à proximité des équipements publics, / o densifier la trame urbaine à travers l'aménagement des espaces mutables ; ()" . Il prévoit à son objectif n°2 : " () B. Pérennisation des exploitations agricoles L'activité agricole occupe une large partie du territoire de LA RUE SAINT PIERRE. C'est une activité économique à part entière, qui permet aussi une gestion et un entretien du paysage. Un des objectifs communaux réside donc dans le maintien de cette activité sur le territoire de LA RUE SAINT PIERRE, à travers : / - la préservation des sièges d'exploitation identifiés lors de l'enquête agricole, / - la protection des terres agricoles et plus particulièrement des terres attenantes aux corps de ferme en activité. Le PADD affiche le principe d'une zone agricole homogène : elle sert à protéger le potentiel agronomique, biologique et économique des terres agricoles () " et à son objectif n°4 : " () Dans ce cadre, le PADD a identifié plusieurs objectifs visant à réduire la consommation d'espace et lutter contre l'étalement urbain : / ' réduire les possibilités d'urbanisation rendues possibles grâce à la règlementation à laquelle est soumise la commune de LA RUE SAINT PIERRE aujourd'hui (plan d'occupation des sols caduque donc commune soumise au règlement national d'urbanisme RNU), / ) dans le centre bourg : définir des limites d'urbanisation (interdire toute nouvelle construction au-delà de la dernière habitation existante) et urbaniser les dents creuses. / ) au niveau des hameaux : aucun développement de l'urbanisation / gestion des constructions existantes. / ' réduire le nombre de terrains constructibles en bout de réseaux, / ' tendre vers une réduction de la surface consommée par logement, à travers une offre diversifiée de production de logement, / ' réduire d'au moins 20% la consommation de l'espace, constatée depuis 10 ans. 20,44 hectares ont en effet été aménagés depuis 10 ans, dont 14,26 hectares consacrés à l'habitat et 5,85 ha pour la zone économique. Le projet de PLU s'attachera à modérer la consommation de l'espace comme suit : / ) environ 2,79 hectares de surface dédiée à l'accueil d'habitat, hors surfaces des dents creuses et espaces mutables (ou 4,81 ha au total dont 2,02 ha relevés en dents creuses et espaces mutables), soit 5 fois moins que la consommation précédente, / ) définir une surface consacrée au développement économique de la zone du Moulin d'Ecalles à court et moyen terme et une autre destinée au développement à moyen et long terme. / Ces 4 points devront être traduits à travers la délimitation des différentes zones du PLU sur le plan de zonage, complété par le règlement. () "

22. Il résulte de ce qui précède que l'objectif n°1 du PADD invite à privilégier les constructions en centre-bourg tandis que l'objectif n°4 détermine qu'aucun développement de l'urbanisation ne peut être réalisé dans les hameaux. En l'espèce, la zone " 1AU " du règlement graphique du plan local d'urbanisme ouvre à l'urbanisation la parcelle 0B727 d'une surface de 2,79 hectares, située dans le centre bourg de la commune de la Rue-Saint-Pierre, entre deux espaces urbanisés, le long de l'axe principal d'urbanisation. La zone 1AU est ainsi cohérente avec l'objectif n°1 du PADD, compte tenu de la localisation de la parcelle en centre-bourg. En outre, l'absence d'ouverture à l'urbanisation de la parcelle OB828 de 16 735m², située dans le hameau de l'Epinay et classée par le règlement graphique en zone agricole, est en cohérence avec l'objectif n°4 du plan d'aménagement et de développement durables. De plus, le classement des zones 1AU et A des parcelles invoquées, n'est pas à lui seul de nature à induire une contradiction entre le PADD et le plan local d'urbanisme à l'échelle de l'ensemble du territoire.

23. Par ailleurs, l'objectif chiffré prévu à l'objectif n°4 du plan d'aménagement et de développement durables indique un objectif de réduction d'" au moins 20% de la consommation de l'espace constatée depuis 10 ans. 20,44 hectares ont en effet été aménagés depuis 10 ans, dont 14,26 hectares consacrés à l'habitat et 5,85 ha pour la zone économique. " Cet objectif induit ainsi une consommation maximale de l'espace pour l'urbanisation à 16,352 hectares par le plan local d'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme indique " Au total, ce sont donc 13,25 ha consommés à vocation habitat et économique dans ce PLU, soit au moins 20% de modération par rapport à ce qui a été constaté lors de la précédente décennie et à ce qui est inscrit dans les orientations du PADD ". Il ressort des pièces du dossier que, comme le mentionne M. B, la commissaire enquêtrice a relevé une contradiction entre les données chiffrées du rapport de présentation annonçant respecter l'objectif de réduction de 20 % prévu dans le PADD et les surfaces effectivement ouvertes à l'urbanisation par le règlement graphique du plan local d'urbanisme, en constatant l'ouverture à l'urbanisation d'une surface de 17,6 hectares supérieure à l'objectif de 16,352 hectares et au total de 13,35 hectares exposés dans le rapport de présentation. Toutefois, la commissaire enquêtrice a, pour évaluer l'espace globalement consommé à 17,6 hectares, réalisé un cumul des surfaces consommées au titre de l'habitat (zone 1AU pour 2,75 hectares), de la zone classée en 2AU qu'elle a évaluée à 10,5 hectares et de celles consommées au titre de l'activité économie en zone zone Uy pour 4,4 hectares. Or, d'une part, il est constant que l'espace consommé par l'habitat est de 2,75 hectares, d'autre part, il ressort des mentions du rapport de présentation ainsi que des données librement accessibles sur le site géoportail de l'urbanisme que l'espace consommé au titre de la zone 2AU et de la zone Uy restée vierge est de 10,75 hectares au total, et non de 10,75 hectares et 4,4 hectares. Le cumul de la consommation d'espaces naturels par le plan local d'urbanisme au titre des zones 1 AU, 2AU et de la zone Uy restée vierge s'évalue donc à un total de 13,75 hectares, conforme à l'objectif de réduction de 20% prévu par le PADD. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que l'ouverture à l'urbanisation des zones mentionnées par le règlement graphique du plan local d'urbanisme contrarie les objectifs chiffrés du plan d'aménagement et de développement durables de réduction de l'urbanisation pour l'ensemble du territoire couvert par le document. La branche du moyen, telle que soulevée, doit ainsi être écartée.

24. Enfin, si M. B soutient que l'interdiction des changements de destination des constructions en zone agricole fait obstacle à la réalisation de l'objectif de réduction des espaces et de lutte contre l'étalement urbain du plan d'aménagement et de développement durables, il ressort des pièces du dossier que cette interdiction répond à l'objectif n°2 du plan d'aménagement et de développement durables tendant à la préservation de l'activité agricole.

25. Par suite, le moyen tiré de l'incohérence du règlement du plan local d'urbanisme avec le plan d'aménagement et de développement durables ne peut qu'être écarté en toutes ses branches.

26. En dixième lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées. "

27. D'une part, aux termes de l'article R. 151-20 du même code : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone ".

28. Il ressort des pièces du dossier que la zone " 1AU " est située, en premier rang, le long de l'axe principal d'urbanisation de la commune de la Rue-Saint-Pierre, entre deux zones déjà urbanisées du centre bourg de la commune. Le rapport de présentation du plan local d'urbanisme fait état de la localisation de cette parcelle au sein de la trame urbaine de la commune. En outre, il ressort des pièces du dossier qu'une orientation d'aménagement et de programmation concerne spécifiquement l'aménagement de cette parcelle pour permettre de répondre au besoin foncier défini par le plan d'aménagement et de développement durables et le rapport de présentation du plan local d'urbanisme. Il n'est par ailleurs par contesté que cette parcelle est reliée aux réseaux publics. Dans ces conditions, le classement de la parcelle 0B727 en zone à urbaniser n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

29. D'autre part, il résulte des articles L. 151-5, L. 151-9, R. 151-22 et R. 151-23 du code de l'urbanisme qu'une zone agricole, dite "zone A", du plan local d'urbanisme a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

30. Il résulte de ces dispositions que le classement en zone agricole peut concerner des zones à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles, alors même qu'elles seraient desservies ou destinées à être desservies par des équipements publics et seraient situées à proximité immédiate de zones construites. L'appréciation à laquelle se livrent les auteurs du plan lorsqu'ils classent en zone agricole un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation, ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts ou si elle est entachée d'une erreur manifeste.

31. En l'espèce, la parcelle 0B828 est située à la limite entre le hameau de l'Epinay et de vastes espaces agricoles entourant le hameau, à environ un kilomètre du centre bourg de la commune. En outre, il ressort des pièces du dossier que cette parcelle est un pâturage pour des chevaux d'une superficie de 16 735 m². Par ailleurs, il résulte des objectifs du plan d'aménagement et de développement durables que cette parcelle n'a pas vocation à être urbanisée dès lors qu'elle est située à l'extérieur du centre bourg. Enfin, contrairement à ce que soutient le requérant, compte tenu de la configuration et de la superficie de la parcelle, celle-ci ne peut être regardée comme une dent creuse au sein du hameau de l'Epinay. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le classement de la parcelle 0B828 en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit ainsi être écarté en toutes ses branches.

32. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de la délibération du 6 décembre 2022 du conseil communautaire de la communauté de communes Inter-Caux-Vexin portant approbation du plan local d'urbanisme de la commune de la Rue-Saint-Pierre doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

33. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la CCICV, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de M. B le versement d'une somme de 1 500 euros à la CCICV en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera une somme de 1 500 euros à la CCICV en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la communauté de communes Inter-Caux-Vexin.

Copie en sera adressée à la commune de la Rue-Saint-Pierre.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,

M. Bellec, premier conseiller,

Mme Esnol, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

B. Esnol

La présidente,

Signé

C. GalleLa greffière,

Signé

A. Hussein

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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