LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2301037

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2301037

lundi 17 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2301037
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique 4

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mars 2023, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision intervenue le 5 mars 2023 par laquelle la commission de médiation du droit au logement de la Seine-Maritime a implicitement refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social en application du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;

2°) d'enjoindre à la commission de médiation de la Seine-Maritime de réexaminer sa demande.

Il soutient qu'il n'a pas été bénéficiaire de proposition de logement à la date où il forme son recours et qu'il est menacé d'expulsion sans possibilité de relogement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la commission de médiation a statué sur sa situation le 22 février 2023, soit avant la naissance d'une décision implicite de rejet le 5 mars 2023, et que dès lors sa requête est irrecevable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Van Muylder, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Van Muylder a été entendu au cours de l'audience publique, en présence de M. Mialon, greffier.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a saisi la commission de médiation de la Seine-Maritime d'un recours amiable en vue d'une offre de logement, sur le fondement du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, indiquant être menacé d'expulsion et dépourvu de logement. Par un courrier du 8 février 2023, le secrétariat de la commission de médiation lui a fait savoir que son dossier était complet, et que si la commission n'a pris de décision sur son recours au-delà du 5 mars 2023, il devra considérer son recours comme rejeté par une décision implicite. M. A saisi le tribunal d'une requête en annulation pour excès de pouvoir de la décision implicite du 5 mars 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Maritime a rejeté son recours amiable, en l'absence de notification d'une décision implicite de la commission de médiation. La commission de médiation a toutefois rendu sa décision le 22 février 2023. Les conclusions de M. A doivent être regardées comme dirigées contre cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation : " () II. La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement sur-occupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap. () Dans un délai fixé par décret la commission de médiation désigne les demandeurs qu'elle reconnaît prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence. Elle détermine pour chaque demandeur, en tenant compte de ses besoins et de ses capacités, les caractéristiques de ce logement, ainsi que, le cas échéant, les mesures de diagnostic ou d'accompagnement social nécessaires. Elle peut préconiser que soit proposé au demandeur un logement appartenant aux organismes définis à l'article L. 411-2 loué à une personne morale aux fins d'être sous-loué à titre transitoire dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 442-8-3. Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d'orientation des demandes qu'elle ne juge pas prioritaires. La commission de médiation transmet au représentant de l'État dans le département la liste des demandeurs auxquels doit être attribué en urgence un logement. () IV.- Lorsque la commission de médiation est saisie d'une demande de logement dans les conditions prévues au II et qu'elle estime que le demandeur est prioritaire mais qu'une offre de logement n'est pas adaptée, elle transmet au représentant de l'État dans le département cette demande pour laquelle doit être proposé un accueil dans une structure d'hébergement, un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale () ".

3. Les dispositions précitées du IV de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation prévoient que la commission, saisie d'une demande de logement, peut légalement estimer qu'une telle offre n'est pas adaptée au demandeur et orienter celui-ci vers une des structures d'hébergement mentionnées par ces mêmes dispositions.

4. Par la décision du 22 février 2023, la commission de médiation de la Seine-Maritime a estimé, après avoir pris connaissance du diagnostic social de la situation de l'intéressé, qu'une offre de logement n'était pas adaptée à sa situation particulière. Il résulte de l'instruction que M. A était locataire d'un logement T3 de Rouen Habitat depuis juin 2008, qu'il a fait l'objet d'une procédure d'expulsion à la suite de loyers impayés en 2011, que le concours de la force publique a été accordé en 2016. Il ressort également de l'instruction que la situation professionnelle de M. A n'est pas stable dès lors qu'il alterne entre revenu de solidarité active et petits contrats, qu'il a bénéficié d'un accompagnement social durant dix ans avec son bailleur social afin de pouvoir payer ses loyers, qu'il a ensuite signé un Protocole de Cohésion Sociale (PCS) avec Rouen Habitat en 2019, que ce protocole n'a pas été respecté et qu'il est devenu caduc, M. A n'ayant pas réussi à régler ses dettes. Il résulte de ce qui précède que M. A, qui n'a pas d'emploi stable depuis plusieurs années et qui n'a pas réussi à rembourser ses loyers impayés, n'est pas en mesure d'accéder à un logement autonome et que seul un accueil dans une structure d'hébergement est adapté à sa situation. Dans ces conditions, la commission de médiation de la Seine-Maritime n'a pas commis d'erreur de droit ni d'appréciation en estimant que M. A devait être reconnu comme prioritaire dans le cadre d'une demande d'hébergement.

5. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juin 2024.

La magistrate désignée,

Signé : C. VAN MUYLDER

Le greffier,

Signé : J-B. MIALON

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

J.-B. MIALON

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions