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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2301555

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2301555

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2301555
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A contestant un avis de sommes à payer de 1 440,41 euros pour un indu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante soutenait que les erreurs déclaratives n'étaient pas de son fait, mais le tribunal a jugé que l'origine des erreurs est sans incidence sur la légalité de l'indu. Il a également estimé que la demande de remise gracieuse de la dette était irrecevable, faute d'avoir été contestée en temps utile. La décision est fondée sur le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 avril 2023, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer d'un montant de 1 440,41 euros relatif à sa dette de revenu de solidarité active (RSA) et de lui accorder la remise de sa dette.

Elle soutient que :

* les erreurs commises lors des déclarations de ressources ne sont pas de son fait ;

* sa situation financière a évolué.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2023, le département de la Seine-Maritime, représenté par le président du conseil départemental, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu :

* la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Deflinne en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

* la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

* les autres pièces du dossier.

Vu :

* le code de l'action sociale et des familles ;

* le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Deflinne, magistrat désigné, ayant été entendu au cours de l'audience publique.

À l'issue de l'audience, l'instruction a été clôturée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A bénéficiait d'un droit au revenu minimum d'insertion (RMI) puis au RSA à compter du 1er juin 2009. Suite au constat d'incohérences relevées dans le cadre d'un contrôle de ses ressources, celle-ci vu réclamer, par courrier du 23 janvier 2020, la somme de 1 454,46 euros au titre d'un indu de RSA socle INK-004 pour la période du 1er septembre 2018 au 30 novembre 2018. Par courriel du 6 octobre 2020, Mme A a sollicité des éclaircissements relatifs à cet indu. Une réponse lui a été apportée par courrier du 22 octobre 2020. En l'absence de règlement de sa dette, le département de la Seine-Maritime informait l'intéressée, le 3 février 2023, de l'émission d'un titre exécutoire en vue de son recouvrement et lui adressait un avis de sommes à payer d'un montant de 1 440,41 euros. Par courrier du 7 avril 2023, Mme A contestait la demande de remboursement et sollicitait l'examen de sa demande. Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer et de lui accorder la remise de sa dette.

2. Tout d'abord, si Mme A doit être regardée comme ayant, dès son recours du 6 octobre 2020, contesté l'indu mis à sa charge, elle s'est bornée à faire état de ce que les erreurs commises n'étaient pas de son fait mais relevaient des agents de la caisse d'allocation familiales (CAF). À supposer que l'origine des erreurs déclaratives ne soient pas imputables à la requérante, cet élément est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de l'indu mis à sa charge, dont le montant n'est pas contesté par l'intéressée. Les conclusions tendant à l'annulation de l'indu en litige ne peuvent ainsi qu'être rejetées.

3. Ensuite, si Mme A peut être regardée comme ayant sollicité, dès son recours du 6 octobre 2020, la remise gracieuse de sa dette, d'une part, elle n'a pas contesté en temps utile le refus qui lui a implicitement été opposé alors, d'autre part, qu'elle n'est pas recevable à formuler une telle demande au stade de la contestation de l'avis des sommes à payer en litige. Par suite les conclusions relatives à la demande de remise de dette doivent être rejetées.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, et au président du conseil départemental de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe 18 octobre 2024

Le magistrat désigné,

Signé

T. DEFLINNE

La greffière,

Signé

C. DUPONT

La République mande et ordonne au Préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

C. DUPONT

N°2301555

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