vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2301614 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES JU |
| Avocat requérant | ANDRIEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 avril 2023 et le 27 septembre 2023, Mme A B, représenté par Me Andrieux, demande au tribunal :
1. d'annuler l'avis des sommes à payer reçu par courrier du 21 février 2023 ;
2. d'annuler le titre de recette n° 00300-2023-2401 émis le 9 février 2023 ;
3. d'annuler la lettre de relance du 3 avril 2023 ;
4. de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Seine-Maritime la somme de 3 500 euros au titre du 2e alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la créance est prescrite dès lors qu'elle n'a pas été destinataire d'une lettre recommandée interrompant la prescription de deux ans et qu'aucune manœuvre frauduleuse ne peut lui être reprochée.
Par un courrier enregistré le 10 octobre 2023, la CAF de la Seine-Maritime, représentée par son directeur, conclut à ce qu'elle soit mise hors de cause.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2023, le département de la Seine-Maritime, représenté par le président du conseil départemental, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu :
* la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Deflinne en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
* la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
* les autres pièces du dossier.
Vu :
* le code de l'action sociale et des familles ;
* le code civil ;
* le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Deflinne, magistrat désigné, ayant été entendu au cours de l'audience publique.
À l'issue de l'audience, l'instruction a été clôturée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B bénéficiait d'un droit au revenu de solidarité active (RSA). Suite au constat d'incohérences relevées dans le cadre d'un contrôle de ses ressources, celle-ci s'est vu réclamer la somme de 11 775,85 euros au titre d'un indu de RSA pour la période comprise entre le 1er janvier 2013 et le 31 août 2015. La légalité de cet indu n'a pas été infirmée par le jugement n° 1801052 du 18 juin 2019. Par prélèvements sur les prestations servies à l'intéressée, la CAF de la Seine-Maritime a récupéré la somme de 2 702,76 euros jusqu'en octobre 2021, date à compter de laquelle Mme B ne percevait plus de prestations de cet organisme. Le solde de l'indu a été transféré au département de la Seine-Maritime lequel a, le 9 février 2023, émis un titre de recettes d'un montant de 9 073,09 euros correspondant au solde de l'indu, et lui a adressé un avis des sommes à payer le 21 février 2023. Mme B demande l'annulation de ces actes ainsi que de la lettre de relance du 3 avril 2023.
2. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. La prescription est interrompue par une des causes prévues par le code civil. L'interruption de la prescription peut, en outre, résulter de l'envoi d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, quels qu'en aient été les modes de délivrance. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que, par jugement du 18 juin 2019 devenu définitif, le tribunal de céans a confirmé la légalité de la décision par laquelle un indu de RSA de 11 775,85 euros avait été mis à la charge de Mme B pour la période comprise entre le 1er janvier 2013 et le 31 août 2015. D'autre part, la CAF de la Seine-Maritime a, dans le délai de deux ans, entamé la récupération de cet indu en opérant des retenues sur les prestations qu'elle versait à la requérante jusqu'au mois d'octobre 2021, date à compter de laquelle la CAF, ne servant plus d'allocations à l'intéressée, a cessé de pouvoir pratiquer une quelconque retenue. Enfin, le solde de l'indu a été transféré au département de la Seine-Maritime, ce dont Mme B a été informée avec l'avis des sommes à payer par courrier avec accusé de réception dont elle a eu connaissance dans le délai de deux années courant depuis la fin des retenues opérées par la CAF. Par suite, alors au surplus que l'administration n'était pas enserrée dans le délai de deux années prévues par les dispositions visées au point 2 dès lors qu'il ressort des motifs du jugement du 18 juin 2019 que Mme B avait effectué de fausses déclarations, le moyen tiré de ce que l'action en recouvrement était prescrite doit être écarté et les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions présentées au titre des frais d'instance
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Andrieux et au président du conseil départemental de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe 18 octobre 2024
Le magistrat désigné,
Signé
T. DEFLINNE
La greffière,
Signé
C. DUPONT
La République mande et ordonne au Préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
C. DUPONT
N°2301614
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026