jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2302559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3 ème Chambre |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2023, M. A B, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 31 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et défini ses obligations de présentation ;
2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que la somme de 1 000 euros à son profit ;
Il soutient que :
S'agissant de la " décision " constatant l'absence de droit au séjour :
- cette décision a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu avant toute décision défavorable ;
- elle est insuffisamment motivée " au regard de l'article 8 de la CEDH " ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte atteinte aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu avant toute décision défavorable ;
- elle est insuffisamment motivée " au regard de l'article 8 de la CEDH " ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de titre de séjour ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte atteinte aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision a été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu avant toute décision défavorable ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont sont elles-mêmes entachées la décision de fin de droit au séjour et l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25 %) par une décision du 22 mai 2023.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre une prétendue "décision mettant fin au droit au séjour de M. B", l'autorité administrative n'ayant pas adopté une décision autonome mais s'étant bornée à apprécier les conditions prévues à l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auxquelles renvoient explicitement celles de l'article L. 251-1 du même code.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;
- et les observations de Me Mary, avocat de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. B, ressortissant de nationalité roumaine, né en 1975, a bénéficié entre 2014 et 2016 d'un titre de séjour. Celui-ci lui a été retiré par une décision de la préfète de Seine-Maritime du 9 décembre 2016, devenue définitive, pour des motifs d'ordre public sur lesquels il sera revenu infra. Il a fait l'objet d'un éloignement effectif le 13 décembre suivant. Entré à nouveau en France ultérieurement, il a été placé en garde à vue le 31 janvier 2023 pour des faits de défaut de permis de conduire, faux et usage de faux documents et infraction à la législation sur les étrangers. Au cours de cette mesure, il s'est vu notifier un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du même jour par lequel l'autorité administrative a estimé qu'il était dépourvu de droit au séjour sur le territoire, lui a fait obligation de quitter le territoire français sous trente jours et a fixé le pays de renvoi.
2. Par la présente requête, M. B demande à titre principal au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la prétendue " décision mettant fin au droit au séjour " du requérant :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
4. L'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cité ci-dessous, prévoit les conditions, dérogatoires du droit commun, dans lesquels l'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger dont la situation est régie par le livre II dudit code. Cet article renvoie expressément, s'agissant de ceux des citoyens de l'Union européenne qui ne disposeraient plus d'un droit au séjour, à l'article L. 233-1 du même code.
5. Il est constant que M. B n'a pas saisi l'autorité administrative d'une demande de délivrance d'un titre de séjour à son profit, et si l'arrêté mentionne, à son article premier, que " le droit au séjour de M. B A ne peut être maintenu ", il ne ressort ni de cette mention ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Seine-Maritime aurait pris une décision autonome ; l'autorité administrative a seulement apprécié, comme elle y était tenue, si les conditions du prononcé d'une obligation de quitter le territoire français, prévues à l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient réunies.
6. Par suite, en l'absence de décision, au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, prise par l'autorité administrative sur le droit au séjour de M. B, les conclusions dirigées contre cette prétendue " décision " ne sont pas recevables et doivent, dès lors, être rejetées.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes des stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Le paragraphe 1 de l'article 51 de la charte précise que : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union () ".
8. En outre, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
9. Il ressort des éléments produits par le préfet de la Seine-Maritime qu'à l'occasion de la mesure de garde à vue dont a fait l'objet M. B, il a été questionné par un fonctionnaire de police sur son entrée en France, sa situation administrative, personnelle et familiale, ses moyens de subsistance et expressément interrogé sur le prononcé éventuel, par l'autorité administrative, d'une mesure d'éloignement, répondant d'ailleurs qu'il exécuterait une telle mesure. Il a également été invité à porter à la connaissance de l'autorité préfectorale toute information utile, ce qu'il a estimé ne pas devoir faire. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été mis à même de présenter utilement des observations avant l'édiction de la décision en litige.
10. En deuxième lieu, s'il résulte de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les décisions portant, à l'encontre des étrangers régis par le livre II dudit code, obligation de quitter le territoire français doivent être motivées, il ressort de la seule lecture de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime qu'il comporte la mention des considérations de droit et de fait qui le fondent, de sorte qu'il est suffisamment motivé. A cet égard, M. B ne peut utilement soutenir que l'autorité administrative aurait été tenue d'indiquer, au titre de l'examen de son droit de mener une vie privée et familiale normale, quel but serait poursuivi par la mesure.
11. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 6 du présent jugement que la décision obligeant M. B à quitter le territoire français ne repose pas sur une décision relative à son droit au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité, par exception, de la prétendue " décision " de refus de séjour ne peut qu'être écarté.
12. En quatrième lieu, d'une part, il résulte du 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par livre II dudit code, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate qu'ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu, en particulier, à l'article L. 233-1 dudit code.
13. D'autre part, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () 4° Ils sont membres de famille accompagnant ou rejoignant un citoyen de l'Union européenne qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° () ".
14. A l'appui de ce moyen, M. B se prévaut uniquement des ressources dont disposeraient son épouse et son fils, lui-même n'établissant ni même n'alléguant disposer d'une quelconque ressource ni exercer la moindre activité professionnelle. En outre, M. B n'a produit à cet égard que six bulletins de salaire au nom de son fils, le dernier faisant état d'ailleurs d'un montant mensuel quasi nul, et six bulletins de salaire au nom de son épouse, faisant état de revenus faibles. A cet égard, les bulletins de salaire de son épouse mentionnent expressément que l'intéressée exerce sous couvert d'un contrat à durée déterminée qui n'est pas produit à l'instance, pas plus que le contrat du fils du demandeur. Ces éléments isolés, produits concomitamment à un avis d'impôt sur les revenus 2021 faisant état de revenus nuls du requérant, ne permettent pas de considérer que les membres de la famille de M. B ou lui-même exercent une activité professionnelle au sens du 1° de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, celle-ci devant revêtir un caractère de stabilité, ni qu'il disposent de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, alors que M. B a déclaré lors de sa garde à vue que sa famille nucléaire vivait essentiellement de la solidarité nationale. Enfin, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la décision prise par le bureau d'aide juridictionnelle, qui repose sur des textes différents et dont l'objet diffère également de la décision qu'il conteste.
15. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
16. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". En application de ces stipulations, il appartient à l'autorité administrative qui envisage de procéder à l'éloignement d'un ressortissant étranger en situation irrégulière d'apprécier si, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour en France, ainsi qu'à la nature et à l'ancienneté de ses liens familiaux sur le territoire français, l'atteinte que cette mesure porterait à sa vie familiale serait disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision serait prise.
17. Si M. B soutient vivre avec son épouse et leur fils né en 2003, il ne ressort pas des éléments dont dispose le tribunal, ainsi qu'il a été examiné précédemment, que ceux-ci disposeraient d'un droit au séjour en France. En outre, il ressort des pièces du dossier que M. B a résidé plusieurs années séparé de son épouse et de leur fils, soit qu'il résidait en Roumanie, soit qu'il était en détention. A cet égard, les liens familiaux qu'il invoque doivent être mis en balance au regard de la condamnation, encore récente à la date de la décision attaquée, à une peine de quatre années d'emprisonnement prononcée par un arrêt de la cour d'appel de Rouen du 24 février 2016 pour des faits de proxénétisme aggravé et participation à association de malfaiteurs. En outre, M. B a de nouveau été interpellé le 31 janvier 2023 pour des faits de défaut de permis de conduire, de faux et usage de faux documents, et il ne justifie d'aucune intégration particulière. Il suit de là que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, notamment le bien-être économique du pays, la sécurité nationale et la prévention des infractions pénales. Pour les mêmes motifs, c'est sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision sur la situation personnelle de son destinataire que l'autorité administrative a pu obliger M. B à quitter le territoire français.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
18. En premier lieu, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays à destination duquel M. B pourra être éloigné ne peut qu'être écartée.
19. En second lieu, les moyens tirés de ce que la décision a été adoptée au terme d'une procédure irrégulière et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8, 9, 14 et 17 du présent jugement.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées par voie de conséquence. Ses conclusions et celles de son avocat tendant à l'octroi de frais d'instance doivent également être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er:La requête de M. B est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gaillard, présidente,
MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,
Assistés de M. Tostivint, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
Le rapporteur,
Robin Mulot
La présidente,
Anne Gaillard
Le greffier,
Henry Tostivint
La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302559
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026