mardi 28 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2302640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 29 juin 2023 et le 16 octobre 2023, Mme D A, représentée par Me Elatrassi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2023 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Eure de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à Me Elatrassi au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, à titre subsidiaire, la somme de 1 500 euros à verser directement à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
* le refus de séjour :
- est entaché d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivé ;
- a été adopté sans saisine préalable de la commission du titre de séjour et sans que l'avis de cette commission lui ait été notifié avant que le préfet ne statue ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
* l'obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
* la décision fixant le pays de renvoi :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît son droit d'être entendu ;
- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle
- repose sur une obligation de quitter le territoire français illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2023, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 31 mai 2023 par laquelle Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- l'ordonnance du 18 septembre 2023 fixant la clôture de l'instruction au 16 octobre 2023 à 12 h ;
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Minne, président de chambre,
- et les observations de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante chinoise née le 30 mars 1960, déclare être entrée en France le 1er septembre 2011. Le 13 octobre 2021, elle a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant d'une durée de présence en France depuis plus de dix ans. Le 6 juillet 2022, elle a fait l'objet d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, annulé par le tribunal administratif de Rouen par jugement du 9 mars 2023, en raison du défaut de communication à la requérante de l'avis de la commission du titre de séjour. A la suite du réexamen de sa situation, le préfet de l'Eure, a par l'arrêté du 7 avril 2023 attaqué, rejeté la demande d'admission au séjour de Mme A, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions :
2. En premier lieu, par arrêté du 13 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 27-2022-170 du 16 septembre 2022, le préfet de l'Eure a donné délégation à M. C B, chef du bureau des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer tous les arrêtés relevant des attributions de son bureau. Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination attaquées doivent, par suite, être écartés.
3. En second lieu, les décisions attaquées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ces décisions, prises après un examen particulier de la situation de Mme A par le préfet de l'Eure, sont donc suffisamment motivées.
Sur le refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () " Aux termes de l'article R. 432-14 du même code : " Devant la commission du titre de séjour, l'étranger fait valoir les motifs qu'il invoque à l'appui de sa demande d'octroi ou de renouvellement d'un titre de séjour. Un procès-verbal enregistrant ses explications est transmis au préfet avec l'avis motivé de la commission. L'avis de la commission est également communiqué à l'intéressé. " Il résulte de ces dispositions que l'avis motivé de la commission doit être transmis à l'intéressé et au préfet avant que ce dernier ne statue sur la demande dont il a été saisi. Une telle communication constitue une garantie instituée au profit de l'étranger qui doit connaître le sens et les motifs de l'avis de la commission avant que le préfet ne prenne sa décision.
5. Il ressort des pièces du dossier que l'avis de la commission du 2 juin 2022, qui comporte la signature de Mme A, lui a été notifié par un courrier remis en main propre le 6 juillet 2022, et que cette dernière a eu communication de l'avis rendu par la commission du titre de séjour du 2 juin 2022. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
6. En deuxième lieu, en présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par un étranger qui n'est pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour. Les dispositions précitées de l'article L. 435-1 laissent enfin à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir.
7. D'une part, Mme A se prévaut, pour justifier de son admission au séjour sur le fondement de ces dispositions au titre de la vie privée et familiale, de sa présence en France depuis l'année 2011, des menaces pesant sur elle dans son pays d'origine et de la présence en France de deux membres de sa fratrie, résidant régulièrement sur le territoire français. Toutefois, elle ne justifie pas des liens qu'elle entretiendrait avec ses proches parents. En outre, elle ne justifie d'aucun lien personnel ou social en France, pays dont elle ne connaît que peu la langue alors qu'elle soutient avoir installé le centre de ses intérêts sur le territoire. Par ailleurs, célibataire et sans charge de famille, elle n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où elle a vécu la majorité de son existence et où demeurent ses deux enfants.
8. D'autre part et s'agissant de son admission exceptionnelle en qualité de salarié, si la requérante produit une promesse d'embauche pour un contrat à durée indéterminée, en qualité de cuisinière, le caractère récent de son embauche ne permet pas d'apprécier sa qualification et son expérience. Enfin, la requérante ne produit aucun document justifiant d'une activité salariée avant cette période et ne justifie ainsi pas d'une activité professionnelle stable et ancienne à la date de la décision attaquée. Par suite, et compte tenu d'ailleurs de l'avis défavorable émis par la commission du titre de séjour qui a relevé l'absence d'intégration de la requérante, cette dernière ne justifie d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel permettant la délivrance à titre exceptionnel d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En troisième lieu, Mme A, qui ne se prévaut que des circonstances déjà examinées aux points précédents, n'est pas fondée, pour les mêmes motifs, à soutenir que la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplirait les conditions pour obtenir de plein droit un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour doit être écarté pour les mêmes motifs que précédemment.
12. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Eure n'aurait pas procédé, avant l'édiction de la décision contestée, à un examen sérieux de la situation de Mme A.
13. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs exposés aux points 9 et 10.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
15. Si Mme A soutient que sa vie et sa liberté seraient menacées en cas de retour dans son pays d'origine en raison de ses convictions religieuses, elle n'apporte toutefois au soutien de ses allégations pas d'élément de nature à justifier de leur bien-fondé. Ainsi, la requérante n'est en tout état de cause pas fondée à soutenir que la décision contestée aurait été adoptée en méconnaissance des stipulations précitées.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
17. En deuxième lieu, la requérante ne pouvait ignorer, en déposant une demande de titre de séjour, qu'elle était susceptible, en cas de rejet de celle-ci, de faire l'objet d'une mesure d'éloignement, assortie d'une décision fixant le pays de destination. Il lui appartenait, dans le cadre de l'instruction de sa demande, de faire état de tout élément qu'elle jugeait pertinent de porter à la connaissance de l'autorité administrative, y compris s'agissant du pays à destination duquel elle était susceptible d'être renvoyée. Mme A ne fait en tout état de cause pas état des éléments qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance du préfet de l'Eure en l'espèce. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et, plus particulièrement, du droit d'être entendu, doit être écarté.
18. En troisième lieu, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation de la requérante est écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12.
19. En quatrième lieu, Mme A se borne à soutenir que sa vie et sa liberté seraient menacées dans son pays d'origine et ne fait même pas valoir que tel puisse être le cas. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
20. En quatrième lieu, si Mme A soutient que la décision fixant le pays de destination porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels elle a été prise, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une telle atteinte ne résulte pas tant le cas échéant de cette décision, qui a pour seul objet de fixer le pays à destination duquel elle pourra être éloignée en exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont elle fait l'objet, mais de cette dernière décision, qui entraîne son éloignement du territoire. En tout état de cause, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, la décision fixant le pays de destination ne saurait être regardée comme portant au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.
21. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
22. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 7 avril 2023 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à Me Djehanne Elatrassi et au préfet de l'Eure.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2023.
Le président-rapporteur,
P. MINNEL'assesseure la plus ancienne,
H. JEANMOUGIN
Le greffier,
N. BOULAY
N°2302640
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026