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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2302776

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2302776

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2302776
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantINTER-BARREAUX EMO AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Bonaud d’une demande d’annulation d’un avis de sommes à payer émis par la Trésorerie de Maromme-Deville pour le compte de la commune de Mont-Saint-Aignan, au titre de pénalités de retard sur un marché public. La commune a soutenu qu’il n’y avait plus lieu de statuer, ayant demandé l’annulation du titre en raison du caractère non définitif du décompte général. Faute pour la société requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 juillet 2023 et 14 mars 2024, la société Bonaud, représentée par Me Jolly, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'avis de sommes à payer émis à son encontre le 8 juin 2023 par la Trésorerie de Maromme-Deville au profit de la commune de Mont-Saint-Aignan pour un montant de 39 480 euros au titre de pénalités de retard imputées sur le marché de construction et de réhabilitation du centre culturel Marc Sangnier ;

2°) de mettre à la charge de tout succombant la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le décompte général et définitif du marché n'étant pas dressé ni arrêté, il ne peut, dès lors, servir de base légale à l'émission de cette créance.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, la commune de Mont-Saint-Aignan, représentée par Me Gillet, conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient qu'elle a demandé au centre des finances publiques d'annuler le titre émis en raison du caractère non définitif du décompte général.

La requête a été communiquée au centre des finances publiques - trésorerie Maromme-Déville qui n'a pas produit d'observation.

Par un courrier du 20 juin 2024, la société Bonaud a été invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, dans le délai d'un mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, compte tenu son état, la demande prévue par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative a été transmise le 20 juin 2024 au conseil de la société requérante au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, dite " Télérecours ", qui en a accusé réception le même jour. Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office. Le délai d'un mois imparti à la société requérante pour confirmer expressément le maintien de sa requête est venu à expiration sans qu'une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société Bonaud est réputée s'être désistée de sa requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d'en donner acte sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société Bonaud.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bonaud, à la commune de Mont-Saint-Aignan et au centre des finances publiques - trésorerie Maromme Déville.

Fait à Rouen, le 9 août 2024.

La présidente de la 4ème chambre

C. VAN MUYLDER

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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