vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2304028 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4 ème Chambre |
| Avocat requérant | LEROY Magali |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Leroy, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et à fixer le pays de destination ;
3°) d'enjoindre le préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande d'admission au séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et dans l'attente, la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler jusqu'à ce que le préfet ait de nouveau statué sur sa demande, à titre infiniment subsidiaire si seule la décision portant obligation de quitter le territoire est annulée, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler jusqu'à ce que le préfet ait de nouveau statuer sur sa demande ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, subsidiairement de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à lui verser directement en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît le droit à une bonne administration et les droits de la défense ;
- elle n'est pas précédée d'une procédure contradictoire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 423-22, R. 431-10 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 47 du code civil ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination :
- elles méconnaissent le droit à une bonne administration et les droits de la défense ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles sont illégales en raison de l'illégalité de la décision portant redus de séjour ;
- elles ont été prises en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, de l'article L. 235-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la jurisprudence Diaby ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 octobre 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Van Muylder,
- et les observations de Me Leroy, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né en 2004, serait entré sur le territoire français le 18 février 2018. Il a été pris en charge le 19 février 2018 par l'aide sociale à l'enfance. Par un jugement du 7 juin 2019, la juge des tutelles mineurs du tribunal de grande instance de Rouen a ouvert une tutelle concernant M. A et a désigné le président du conseil départemental de la Seine-Maritime en qualité de tuteur de l'intéressé. Le requérant a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à titre subsidiaire sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code. Par un arrêté du 13 septembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 20 décembre 2023, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".
4. Aux termes de l'article L. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ".
5. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. " Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ".
6. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
7. D'une part, pour refuser l'admission au séjour de M. A, le préfet de la Seine-Maritime s'est notamment fondé sur la circonstance que l'intéressé ne justifiait pas de son identité. Au cas d'espèce, M. A a présenté un jugement supplétif d'acte de naissance n° 9509 du 25 avril 2018 et l'extrait d'un registre de l'état civil n° 1930 du 4 mai 2018. Pour remettre en cause l'identité du requérant, le préfet s'est fondé sur les rapports d'analyse du 20 avril 2023 des services spécialisés de la direction interdépartementale de la police aux frontières du Havre, qui a estimé que l'extrait d'un registre de l'état civil et le jugement supplétif présentait un caractère frauduleux en raison de l'absence d'alignement et de centrage des mentions pré-imprimées et de l'absence de lisibilité du timbre sec appliqué pour leur légalisation par le ministère des affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger.
8. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'analyse les services de la police aux frontières s'agissant de l'extrait de registre d'état civil et le jugement supplétif, ont relevé des " mentions pré-imprimées qui ne sont pas parfaitement alignées et centrées et le timbre sec du Ministère des Affaires étrangères qui est partiellement illisible, ce qui n'est pas conforme, de plus, les deux documents analysés sont des copies certifiées conformes et en conséquences certains éléments ne peuvent faire l'objet d'une analyse () ". Aucune des irrégularités ainsi relevées, qui n'ont pas conduit à regarder ces actes, au demeurant légalisés, comme étant contrefaits ou irrecevables au regard de l'article 47 du code civil, n'est relative à la réalité des informations y figurant, en particulier l'identité (et la date de naissance) du requérant. En effet, les services de la police aux frontières se sont bornés à émettre un avis défavorable en pointant seulement des anomalies formelles. De plus, sur la base de ces documents, M. A s'est vu délivrer une carte d'identité consulaire, expirée depuis le 5 août 2023, et un passeport valable jusqu'au 16 mai 2028, dont l'authenticité n'est pas contestée. Les informations se rapportant à l'identité et à la date de naissance qui y sont inscrites concordent avec celles figurant sur les documents d'état civil litigieux. Dans ces conditions, les documents présentés par le requérant, à l'appui de sa demande de titre de séjour, pour justifier de son état civil, ne peuvent être regardés comme frauduleux et les mentions qui y sont portées s'agissant de son identité et sa date de naissance, font foi.
9. En rejetant, pour ce motif, la demande de titre de séjour de M. A, le préfet de la Seine-Maritime n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que l'identité de M. A ne serait pas établie et que la présomption d'authenticité des actes produits par l'intéressé ne peut s'appliquer. Par suite, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. A a été confié à l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de seize ans et qu'il a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans l'année qui a suivi son dix-huitième anniversaire. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que M. A a suivi des cours de français et a obtenu son attestation de réussite au DELF, qu'il a intégré dès l'année 2018 la classe de 3ème au collège Le Cèdre de Canteleu, puis a été diplômé d'un CAP Electricité ainsi qu'un Baccalauréat professionnel mention Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés, et qu'il a par la suite signé un contrat d'apprentissage avec la société Chubb. De plus, il a fait l'objet d'un rapport positif émanant des services départementaux de l'aide social à l'enfance, aux termes duquel sont soulignés son investissement et sa motivation. Il ressort également des bulletins de M. A que sa scolarité a toujours été suivie, malgré des difficultés liées à ses plusieurs absences liées à des problèmes de santé, avec sérieux et a donné lieu à de multiples encouragements eu égard aux efforts qu'il avait fournis. Il s'ensuit que le préfet, en refusant la délivrance du titre de séjour sollicité au seul motif tiré du caractère supposément irrégulier des pièces d'état civil précitées, alors que la qualité de la scolarité et de l'insertion professionnelle sont établies par les pièces versées au dossier, a méconnu l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et la décision fixant le pays de destination sont illégales par voie de conséquence.
12. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté en date du 13 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté la demande d'admission au séjour de M. A, l'a obligé a quitté le territoire à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination doit être annulé en toutes ses dispositions.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Eu égard au motif d'annulation retenu par le présent jugement, son exécution implique que le préfet de la Seine-Maritime remette à M. B A un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu d'enjoindre à cette autorité d'y procéder dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
14. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Leroy, conseil de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Leroy d'une somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 13 septembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé à M. B A la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de sa destination est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Maritime de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Leroy une somme de 1 000 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Leroy et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Van Muylder, présidente,
- M. Armand, premier conseiller.
- M. Cotraud, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
L'assesseur le plus ancien,
Signé
G. ARMAND
La présidente-rapporteure,
Signé
C. VAN MUYLDERLe greffier,
Signé
J.-B. MIALON
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026