mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2304100 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1 ère Chambre |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2023, Mme C A, représentée par la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de trente jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir préalablement recueilli l'avis de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par exception de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2023, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B A ne sont pas fondés.
Par un courrier du 15 janvier 204, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un courrier du 15 janvier 2024, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de substituer, d'office, aux seules dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, celles des articles L. 423-7 et L. 423-8 du même code.
Vu :
- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative ;
- la décision du 13 septembre 2023 par laquelle Mme B A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
- l'ordonnance du 12 décembre 2023 fixant la clôture de l'instruction au 8 janvier 2024 à 12h ;
- les autres pièces du dossier, notamment celles produites par Mme B A, enregistrées le 20 octobre 2023 et le 4 janvier 2024.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Vaillant, conseiller,
- et les observations de Me Vercoustre, représentant Mme B A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante comorienne née le 18 octobre 1985, déclare être entrée en France le 9 janvier 2019. Le 15 décembre 2022, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français. Par l'arrêté attaqué du 12 juillet 2023, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur le refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. "
3. En fondant son refus de délivrer un titre de séjour à Mme B A, mère d'un enfant de nationalité française né le 29 avril 2022, au motif que le père français de cet enfant ne participait pas à son éducation, sur les seules dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Seine-Maritime a méconnu le champ d'application de ces dispositions. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui qui a été méconnu, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
4. En l'espèce, la décision litigieuse est motivée par l'absence de participation du père de l'enfant français de Mme B A à l'éducation de celui-ci. Si le préfet ne remet pas en cause la participation de celui-ci à l'entretien de son fils, né le 29 avril 2022, la requérante se borne, afin d'établir la réalité de sa participation à son éducation, à faire état de cinq voyages entre Paris et Le Havre qu'il aurait effectués pour lui rendre visite le week-end, dont le premier est daté du mois de novembre 2022, d'attestations de médecins du service de protection maternelle et infantile qui affirment que l'enfant est parfois accompagné par son père lors des rendez-vous, d'attestations de proches très peu personnalisées et de quelques photographies. Ces seuls éléments ne sont pas de nature, alors par ailleurs que les parents vivent séparés depuis la naissance de l'enfant, à établir que le père participerait à son éducation au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la décision litigieuse trouve son fondement légal dans les dispositions combinées des articles L. 423-7 et L. 423-8 de ce code, qui peuvent être substituées à celles du seul article L. 423-7 de ce code, dès lors, en premier lieu, que Mme B A se trouvait dans une situation où le préfet de la Seine-Maritime pouvait faire application de ces dispositions, en deuxième lieu, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressée d'aucune garantie et, en troisième lieu, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux bases légales.
5. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation dans l'application des seules dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui critique l'appréciation portée par le préfet sur la participation du père de son enfant français à l'éducation de celui-ci, si bien qu'elle doit être regardée comme invoquant également la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-8 du même code, doit être écarté.
6. En troisième lieu, dès lors qu'ainsi qu'il vient d'être dit Mme B A ne remplissait pas les conditions de délivrance de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'appartenait pas à l'autorité administrative de recueillir l'avis de la commission du titre de séjour avant de la lui refuser. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
7. En quatrième lieu, d'une part, il ne ressort ni des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni de celles de son article L. 423-8 que les notions d'entretien et d'éducation ne seraient pas autonomes. D'autre part, il ne ressort pas de l'arrêté attaqué que l'autorité administrative aurait fait de la vie commune des parents d'un enfant français une condition de l'existence d'une participation de l'un ou l'autre des parents à son entretien et son éducation, le préfet s'étant borné à faire de cette circonstance un élément d'appréciation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit, pris en toutes ses branches, doit être écarté.
8. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que la date d'entrée en France de Mme B A, dont elle n'apporte aucune preuve, demeurait en tout état de cause récente à la date de l'arrêté attaqué. Si sa mère et sa sœur résident sur le territoire national, elle ne fait pas état de l'intensité des liens qu'elle entretiendrait avec ces membres de sa famille, domiciliés dans l'Essonne. Elle ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle et a vécu dans son pays d'origine à tout le moins jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 4, si elle est mère d'un enfant né d'un père français, la participation de celui-ci à son éducation n'est pas établie. Dans ces conditions, en ayant refusé de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Seine-Maritime n'a ni porté au droit de Mme B A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise, ni méconnu son obligation de faire de l'intérêt supérieur de l'enfant mineur de la requérante une considération primordiale. Par suite, les moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de la requérante, doivent être écartés.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () "
10. D'une part, en se bornant à affirmer, au terme de l'arrêté attaqué, que Mme B A ne participerait pas à l'entretien et l'éducation de son fils français, au motif qu'une adresse à Paris figure sur le passeport de celui-ci, le préfet de la Seine-Maritime ne remet pas sérieusement en cause la circonstance, corroborée par l'ensembles des autres pièces du dossier, que cet enfant vit avec sa mère. D'autre part, contrairement à ce que soutient le préfet en défense, la circonstance que Mme B A ne remplit pas les conditions des articles L. 423-7 et, plus particulièrement, L. 423-8, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, cette seule circonstance n'est pas de nature à l'exclure du champ d'application du 5° de l'article L. 611-3 de ce code, lequel ne prévoit aucune condition relative à la participation à l'entretien et l'éducation de l'enfant par son parent de nationalité française. Par suite, en ayant obligé Mme B A à quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Maritime a méconnu les dispositions de l'article L. 611-3
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme B A est seulement fondée à demander l'annulation de la décision, contenue dans l'arrêté du 12 juillet 2023, par laquelle le préfet de la Seine-Maritime l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et, par voie de conséquence, de la décision, contenue dans le même arrêté, fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Dès lors que l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de Mme B A implique, en application des dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'autorité administrative la munisse d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur son cas, il n'y a pas lieu de prononcer une injonction. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, son annulation n'implique aucune mesure d'exécution particulière.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions, contenues dans l'arrêté du 12 juillet 2023, par lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a obligé Mme B A à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination sont annulées.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Minne, président,
Mme Jeanmougin, première conseillère,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
Le rapporteur,
signé
A. LE VAILLANT
Le président,
signé
P. MINNELe greffier,
signé
N. BOULAY
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026