LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2304681

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2304681

mardi 21 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2304681
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantMARY-INQUIMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du 18 janvier 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal a statué sur les conclusions de la requête et du mémoire en production de pièces, enregistrés le 27 novembre 2023 et le 16 janvier 2024, de M. A B, représenté par la SELARL Mary et Inquimbert, tendant à l'annulation des décisions d'obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination contenues dans l'arrêté du 17 août 2023 du préfet de la Seine-Maritime et a réservé à une formation collégiale l'examen des conclusions tendant à :

1°) l'annulation de la décision de refus de séjour contenue dans le même arrêté ;

2°) ce qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un certificat de résidence dans le délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte journalière de 100 euros ;

3°) ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. B soutient que la décision demeurant en litige attaquée :

- est insuffisamment motivée au regard de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît le 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;

- la décision du 25 octobre 2023 par laquelle M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- l'ordonnance du 15 mars 2024 fixant la clôture de l'instruction au 4 avril 2024 à 12 h ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Minne, président de chambre,

- et les observations de Me Mary, pour M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 13 septembre 1987 serait entré irrégulièrement sur le territoire français le 26 août 2020. Le 18 avril 2023, il a sollicité son admission au séjour en qualité de conjoint de Français. Par l'arrêté du 17 août 2023 attaqué, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de faire droit à sa demande.

2. En premier lieu, la décision litigieuse cite les stipulations du 2 et vise celles du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application à la demande du requérant ainsi que les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision retrace avec suffisamment de précisions la situation personnelle de l'intéressé et les aspects de de sa vie privée et familiale. Par suite, la décision litigieuse, qui n'avait pas à exposer les buts poursuivis par le préfet ni à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de M. B, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser son admission au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

3. En second lieu, si M. B se prévaut d'une présence de trois années sur le territoire national, cette période, au demeurant peu significative par sa durée même, résulte de son refus de se soumettre aux deux précédentes mesures d'éloignement prononcées à son encontre, le 29 mars 2021 et le 26 juin 2022, chacune d'elles étant assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Si l'intéressé se prévaut de son mariage avec une ressortissante française, cette union, au demeurant célébrée le 18 février 2023 en toute connaissance d'une situation administrative pour le moins incertaine au regard du droit au séjour, est, en tout état de cause, récente à la date de l'arrêté attaqué et l'ancienneté d'une vie commune antérieure ne peut être tenue pour établie par les pièces produites au dossier. Si le requérant soutient avoir noué des liens privilégiés avec les trois enfants de son épouse, les attestations qu'il verse ne permettent pas d'établir l'intensité de ces relations. L'intéressé soutient encore que son frère et son oncle résident régulièrement en France mais il a lui-même vécu pendant plusieurs années dans son pays d'origine éloigné d'eux jusqu'à l'âge de 33 ans et il n'est pas établi qu'il entretiendrait avec eux des liens d'une particulière intensité. En outre, il ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales en Algérie, où la durée de son séjour dans ce pays retour sera limitée au temps d'instruction d'une demande de visa en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Enfin, il ne démontre pas avoir de réelles perspectives d'insertion professionnelle ni une insertion sociale particulière. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. B.

4. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de de lui délivrer un certificat de résidence demeurant en litige. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Le surplus de la requête de M. B est rejeté.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la SELARL Mary et Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 7 mai 2024 à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

H. Jeanmougin, première conseillère,

M. Le Vaillant, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.

Le président-rapporteur,

signé

P. MINNE L'assesseure la plus ancienne,

signé

H. JEANMOUGIN

Le greffier,

signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

N°2304681

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions