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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2305008

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2305008

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2305008
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 1er août 2023 refusant son transfert pour rapprochement familial. En cours d’instance, le requérant a manifesté sa volonté de se désister de sa demande de transfert. Par ordonnance du 7 novembre 2025, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance en date du 19 décembre 2023, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Rennes a transmis au tribunal administratif de Rouen le dossier de la requête de M. C....

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2023 au greffe du tribunal administratif de Rennes, M. B... C..., représenté par la SCP Themis Avocats et associés, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 1er aout 2023 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires du Grand Ouest a rejeté sa demande de transfert vers la maison d’arrêt de Besançon pour rapprochement familial et l’a maintenu au centre pénitentiaire du Havre ;

2°) d’enjoindre au directeur des services pénitentiaires d’ordonner son transfert vers la maison d’arrêt de Besançon dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros, au bénéfice de son conseil, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
La requête est recevable dès lors que la décision affecte ses droits fondamentaux en l’empêchant de recevoir des visites de sa compagne ;
la décision attaquée est illégale en raison de l’incompétence de son auteur ;
la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
la décision est entachée d’erreur d’appréciation dès lors que « M. A... » est menacé par d’autres détenus, et que sa compagne réside à Besançon soit très loin de son lieu d’incarcération.


Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2025, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Il soutient à titre principal que la requête est irrecevable dès lors que la décision de refus de transfert constitue une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours ;

Il soutient à titre subsidiaire que :
l’auteur de la décision était compétent pour la prendre ;
la décision est suffisamment motivée ;
la décision n’est pas entachée d’une erreur d’appréciation.


M. C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 11 octobre 2023


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés individuelles ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;/ (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Il ressort d’un courrier du 23 avril 2024 adressé par le requérant au greffe du centre pénitentiaire d’Argentan, et transmis par le ministre à l’appui de son mémoire en défense, que M. C... a indiqué souhaiter se désister de sa demande de transfert pour exécuter le reliquat de sa peine au centre pénitentiaire d’Argentan. Par suite, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction présentées par le requérant ont perdu leur objet en cours d’instance, et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C..., à Me Ciaudo, et au garde des sceaux, ministre de la justice.



Fait à Rouen, le 7 novembre 2025.


La présidente de la 2ème chambre,

Signé

C. Galle


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.






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