LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2400040

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2400040

vendredi 12 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2400040
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJuge Unique
Avocat requérantFRANCE TERRE D'ASILE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2024, Mme A B, représentée par Me Lepeuc, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée en exécution d'une peine d'interdiction définitive du territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation.

Elle soutient que la décision attaquée :

- a été signée par une autorité incompétente ;

- est insuffisamment motivée ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut :

- au rejet de la requête ;

- à ce que soit mis à la charge de Mme B une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. D comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 12 janvier 2024, après la présentation du rapport, ont été entendues :

- les observations de Me Lepeuc, pour Mme B, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et ajoute les moyens tirés du défaut d'examen particulier de la situation de Mme B et de la méconnaissance de son droit d'être entendue, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union Européenne ; précise que l'audition de Mme B par les services de police de Saint-Jacques de la Lande, au parloir du centre pénitentiaire de Vezin, est irrégulière dès lors qu'elle n'a pas été informée de son droit à être assistée par un avocat, dans le cadre d'une telle procédure de vérification de son droit de séjour et de circulation ; précise que les questions qui lui ont été posées à cette occasion étaient sans rapport avec l'éventualité d'un retour dans son pays d'origine, qui est l'objet de la décision attaquée ; précise que le courrier du 3 novembre 2023 l'invitant à présenter ses observations préalablement à l'adoption de cette décision ne lui laisse qu'un délai de quarante-huit heures pour ce faire ; indique que Mme B encourrait des risques pour sa vie au Nigéria, qu'elle a quitté en 2004 afin de fuir les membres de la société Ogboni réformée, organisation sectaire à la tête de laquelle se trouvait sa mère, décédé, et à laquelle aurait dû succéder sa sœur, qui a été assassinée en raison de son refus ; qu'elle s'est vue reconnaître le statut de réfugié par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 13 mai 2004 eu égard à ces craintes de persécutions ; que si l'OFPRA a mis fin à sa protection par une décision du 30 novembre 2018, sa décision souligne qu'il ne peut être établi qu'elle n'a plus de craintes en cas de retour dans son pays d'origine ; que les craintes de Mme B sont liées tant à son refus d'appartenir à la société Ogboni, que de la circonstance qu'elle a obtenu l'asile en France en faisant état des persécutions de cette organisation, ce qui conduirait cette dernière à la considérer comme une " traître " et à chercher à se venger ; que sa fille, qui vivait au Nigéria, est décédée ; que Mme B ne serait à l'abri nulle part sur le territoire national nigérian, où les membres de la société Ogboni apprendraient nécessairement son retour et seraient en mesure de la retrouver.

- les observations de Mme B, qui indique notamment qu'elle ne connaît pas les causes exactes du décès au Nigéria de sa fille, qui était en situation de handicap ou atteinte d'une maladie ; qu'elle n'a plus aucun lien avec le Nigéria depuis plusieurs années ; qu'elle craint pour sa sécurité et pour sa vie en cas de retour au Nigéria eu égard au fait qu'elle a obtenu l'asile en France.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante nigériane née le 8 août 1976, est entrée en France en 2003. Par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 13 mai 2004, Mme B s'est vu reconnaître le statut de réfugié. L'OFPRA a toutefois mis fin à ce dernier par une décision du 30 novembre 2018. Le 10 novembre 2011, elle a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une peine de cinq ans d'emprisonnement, notamment pour des faits de proxénétisme, assortie d'une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français. Par un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 24 novembre 2020, elle a été condamnée à une peine de dix ans d'emprisonnement pour des faits de proxénétisme aggravé commis en bande organisée, d'aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger dans un Etat partie à la convention de Schengen et de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de dix ans d'emprisonnement, en récidive. Cette peine a été, elle aussi, assortie d'une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français. Par l'arrêté attaqué du 5 décembre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a fixé le pays à destination duquel Mme B pourra être éloignée en exécution de cette mesure.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 35-2023-187 de la préfecture d'Ille-et-Vilaine du même jour, le préfet de ce département a donné délégation à Mme E C, cheffe du bureau de lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer, notamment, les décisions fixant le pays de destination d'une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision litigieuse. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme B a été invitée à présenter ses observations sur l'éventualité que le Nigéria soit désigné comme pays à destination duquel elle pourra être éloignée en exécution de l'interdiction définitive du territoire dont elle fait l'objet, par un courrier du 3 novembre 2023. La circonstance que ce courrier ne lui octroyait qu'un délai de quarante-huit heures pour répondre, alors au demeurant que la décision litigieuse n'a été adoptée qu'un mois plus tard, sans que l'intéressée fasse état d'un obstacle à ce qu'elle fasse valoir des observations complémentaires au-delà de ce délai, ainsi que la circonstance que son audition ayant eu lieu le 7 novembre 2023 au sein du centre pénitentiaire de Vezin aurait été conduite dans des conditions irrégulières, à la supposer établie, ne sont pas de nature à établir que la requérante aurait été privée de la possibilité de faire utilement valoir ses observations avant l'adoption de cette décision, en particulier s'agissant de ses craintes en cas de retour au Nigéria, ce qu'elle a d'ailleurs fait par un courrier adressé à l'autorité préfectorale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union Européenne, doit être écarté.

5. En quatrième lieu, il ressort de l'arrêté attaqué que l'autorité administrative a procédé à un examen particulier de la situation de Mme B, y compris et en particulier s'agissant des craintes dont s'est prévalue en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

6. En dernier lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. " Aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "

7. Mme B, de nationalité nigériane, a obtenu le statut de réfugiée en 2004, eu égard à ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine en raison de son refus de rejoindre la société Ogboni réformée, organisation sectaire à la tête de laquelle se trouvait sa mère jusqu'à son décès et qui aurait fait assassiner sa sœur, laquelle avait refusé de lui succéder. Si l'OFPRA a mis fin à la protection de Mme B par une décision du 30 novembre 2018, eu égard aux faits dont elle avait été reconnue coupable et pour lesquels elle avait été condamnée en 2011, cette autorité relevait que l'instruction de son dossier ne permettait pas de considérer qu'elle n'avait plus de craintes en cas de retour dans son pays d'origine. La requérante soutient qu'à la date de la décision attaquée, ses craintes persistaient quant aux représailles que chercheraient à mettre en œuvre les membres de la société Ogboni, tant eu égard à son refus de la rejoindre qu'à la circonstance qu'elle a obtenu l'asile en France. Elle soutient qu'elle ne serait à l'abri nulle part sur le territoire nigérian, où s'étend l'influence de cette société, dont les membres finiraient nécessairement par apprendre son retour et par chercher à se venger. Cependant, d'une part, les déclarations de la requérante quant à la réalité et à l'actualité de ses craintes, qui ne sont appuyées par aucune pièce, sont demeurées vagues tant au terme de ses observations formulées préalablement à l'adoption de la décision litigieuse, où elle se borne à indiquer que la " famille de [sa] mère " chercherait toujours à la trouver et voudrait sa mort, qu'au terme de ses observations lors de l'audience publique, au cours de laquelle elle est n'a été en mesure d'apporter aucune précision sur l'actualité de ses craintes, l'évolution de la situation de la société Ogboni après son départ, y compris qui serait à sa tête ou qui compterait parmi ses membres et serait susceptible de chercher à attenter à sa vie. Mme B s'est bornée à affirmer que cette organisation souhaiterait se venger car elle a obtenu le statut de réfugié en France, tout en indiquant qu'elle n'a plus aucun contact avec le Nigéria depuis plusieurs années, après le décès de sa fille dans ce pays, qui ne serait pas lié aux craintes dont elle se prévaut. D'autre part, il ressort de sources publiques librement accessibles, en particulier le rapport intitulé " Nigéria : information sur la société Ogboni, y compris sur sa structure, ses rituels, ses cérémonies et sa situation actuelle; adhésion et conséquences associées à un refus de se joindre à cette société ou à une tentative de la quitter; relations avec la police et les autorités judiciaires (2017-avril 2019) " rédigé par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, lequel se base sur de nombreuses sources internationales et nationales, que la société Ogboni est une société d'aînés, qui joue un rôle dans les affaires sociopolitiques et religieuses de l'ethnie yorouba, dont l'influence s'étend essentiellement dans les régions peuplées par cette ethnie et tend à diminuer au cours des dernières années. Ce rapport indique également que des sources soulignent que l'adhésion à la société Ogboni est volontaire, bien qu'une forte croyance dans des " pouvoirs surnaturels " peut être utilisée pour contraindre une personne à en devenir membre, et que peu de sources font état d'un héritage des postes au sein de cette société. Enfin, ce rapport souligne que si aucune information récente n'étaye ou ne réfute l'information selon laquelle les enfants de parents membres refusant de rejoindre la société pourraient être harcelés ou subir des conséquences graves, allant jusqu'à la mort, les sources locales consultées n'ont pas permis de mettre en lumière des cas crédibles, actuels ou récents, de ciblage ou d'assassinat de nigérians par la société Ogboni, ce qui est corroboré notamment par la commission nationale des droits de l'homme du Nigéria. Dans ces conditions, en dépit de la circonstance que Mme B a obtenu le statut de réfugiée, près de vingt ans avant la décision attaquée, il n'est pas établi ni même ne peut être suffisamment présumé, qu'elle encourrait des risques pour sa vie ou sa liberté ou qu'elle pourrait être soumise à la torture ou à des peines ou traitements inhumains et dégradants, en cas de retour au Nigéria. Par suite, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas, en n'ayant pas exclu le Nigéria des pays à destination desquels Mme B peut être éloignée, fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée en exécution de l'interdiction définitive du territoire français dont elle fait l'objet. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme réclamée par le préfet d'Ille-et-Vilaine en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B et les conclusions du préfet d'Ille-et-Vilaine sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Marie Lepeuc et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Lu en audience publique le 12 janvier 2024.

Le magistrat désigné,

A. D

La greffière,

P. HIS

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions