mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2400101 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BOYLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2024, M. C A, représenté par Me Boyle, demande :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le préfet de l'Eure a retiré sa carte de résident ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Eure de le munir d'une autorisation provisoire de séjour dans le délai d'un mois, sous astreinte journalière de cent euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, subsidiairement, de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 29 janvier 2024, le préfet de l'Eure a conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire, enregistré le 29 janvier 2024, M. A déclare se désister des conclusions de la requête, à l'exception de ses demandes relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et à l'attribution de frais liés à l'instance.
Vu :
- la décision par laquelle le président a désigné M. B comme juge des référés ;
- la requête, enregistrée le 11 janvier 2024 sous le n° 2400100, par laquelle M. A demande, notamment, l'annulation de l'arrêté préfectoral attaqué ;
- les autres pièces du dossier, notamment celle produite le 11 janvier 2024 pour M. A.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Après avoir régulièrement convoqué à une audience publique :
- Me Boyle ;
- et le préfet de la Seine-Maritime.
Après la présentation du rapport, au cours de l'audience publique du 31 janvier 2024 à 9 h 00, ont été entendues les observations de Me Niakaté, pour M. A, qui confirme ses dernières écritures.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, d'admettre provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
2. Par acte, enregistré le 29 janvier 2024, M. A déclare se désister des conclusions de sa requête tendant à la suspension des effets de l'arrêté de retrait de sa carte de résident de longue durée à des conclusions à fin d'injonction. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement d'instance, partiel, pur et simple.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions de la requête de M. A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le préfet de l'Eure a retiré sa carte de résident.
Article 3 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me David Boyle et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de l'Eure.
Fait à Rouen, le 31 janvier 2024.
Le juge des référés,
P. B La greffière,
F. HAY
N°2400101
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026