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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2400396

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2400396

jeudi 23 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2400396
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBARON COSSE ANDRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 janvier et 17 avril, régularisés le 1er mars 2024, M. C F C et Mme A demandent au tribunal d'annuler l'arrêté n° DP 027 278 23 F0019 en date du 7 septembre 2023 par lequel le maire de la commune de Garennes sur Eure ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. D en vue d'une réfection d'une clôture rigide avec lames occultantes en limite de voie et déplacement d'un portail sur le terrain situé au 13 allée Roland Moquereau, 27 780 Garennes sur Eure.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, M. et Mme B D, représentés par Me André, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C F C et Mme A la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 avril 2024, la commune de Garennes sur Eure conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Les autorisations d'urbanisme ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme. Elles n'ont, de ce fait, pas à vérifier le respect des autres réglementations ou des actes de droit privé et sont toujours délivrées sous réserve des droits des tiers. Il en résulte que les tiers ne peuvent utilement contester devant le juge administratif la légalité d'une autorisation d'urbanisme au motif que le projet autorisé serait de nature à porter atteinte à leurs droits et intérêts de nature civile.

3. Pour demander l'annulation de la décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée par M. D en vue d'une réfection d'une clôture rigide avec lames occultantes en limite de voie et déplacement d'un portail, M. C F C et Mme A se bornent à indiquer que le projet de déplacement du portail porte atteinte à leurs droits et intérêts. Compte tenu des principes rappelés au point 2, ce moyen est inopérant. S'ils précisent, par ailleurs, que ledit projet vise à régulariser une violation du plan local d'urbanisme, le moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C F C et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C C F C et Mme E A, à M. et Mme B D et à la commune de Garennes sur Eure.

Fait à Rouen, le 23 mai 2024.

Le premier conseiller faisant fonction de

président de la 2ème chambre,

G. Armand

La République mande et ordonne au préfet de l'Eure, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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