mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2400561 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 février 2024, la société AMCM Usinage, représentée par son gérant en exercice, demande au tribunal d'annuler la décision du 5 octobre 2023 par laquelle l'Agence de services et de paiement a prononcé la déchéance de son droit à l'aide en faveur des investissements de transformation vers l'industrie du futur des PME et ETI industrielles ; ensemble, la décision du 29 janvier 2024 portant rejet de son recours gracieux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, l'Agence de services de service et de paiement, représentée par son président-directeur général en exercice, conclût, à titre principal, à l'incompétence territoriale du tribunal de céans et au renvoi du dossier de la requête devant le tribunal administratif de Bordeaux, à titre subsidiaire, à l'irrecevabilité de la requête, et, à titre très subsidiaire, à son rejet comme mal fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 5 octobre 2023, l'Agence de services et de paiement a prononcé la déchéance du droit de la société AMCM Usinage à l'aide en faveur des investissements de transformation vers l'industrie du futur des PME et ETI industrielles, motif pris de la tardiveté de la transmission de sa demande de paiement, rendant celle-ci irrecevable. Dans sa requête, la société requérante se borne à expliciter la chronologie d'un retard de livraison pour justifier de la transmission tardive de sa demande et ne comporte aucun moyen. Par suite, la requête peut être rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société AMCM Usinage est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société AMCM Usinage et à l'Agence de services et de paiement.
Fait à Rouen, le 9 octobre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé : C. Van Muylder
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON
N°2400561
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