mercredi 20 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401044 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | GASMI |
Vu les procédures suivantes :
I/ Par une requête enregistrée le 14 mars 2024 sous le numéro 2401022 et un mémoire complémentaire enregistré le 18 mars 2024, M. A D, représenté par Me Gasmi, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 mars 2024, par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
Il soutient que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- a été adoptée par une autorité dont il n'est pas justifié de la compétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
La décision fixant son pays de destination :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
II/ Par une requête enregistrée le 14 mars 2024 sous le numéro 2401024 et un mémoire complémentaire enregistré le 18 mars 2024, M. A D, représenté par Me Gasmi, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 mars 2024, par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors, notamment, que le préfet n'apporte pas la preuve de ce que son éloignement constitue une perspective raisonnable ;
- elle est entachée d'une " erreur manifeste de destinataire ".
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
III/ Par une requête enregistrée le 14 mars 2024 sous le numéro 2403537 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, transmise au tribunal administratif de Rouen par une ordonnance en date du 15 mars 2024, puis enregistrée au greffe du tribunal de céans sous le numéro 2401044, M. A D, représenté par Me Gasmi, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 mars 2024, par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
Il soutient que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- a été adoptée par une autorité dont il n'est pas justifié de la compétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
La décision fixant son pays de destination :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
IV/ Par une requête enregistrée le 14 mars 2024, sous le numéro 2403580 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, transmise au tribunal administratif de Rouen par une ordonnance en date du 15 mars 2024, puis enregistrée au greffe du tribunal de céans sous le numéro 2401049, M. A D, représenté par Me Gasmi, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 mars 2024, par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors, notamment, que le préfet n'apporte pas la preuve de ce que son éloignement constitue une perspective raisonnable ;
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu :
- les ordonnances en date du 15 mars 2024 de la présidente du tribunal administratif de Montreuil transmettant les dossiers des requêtes de M. D enregistrées au greffe de ce tribunal sous les numéros 2403537 et 2403580 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouvet, premier conseiller, comme juge du contentieux des décisions relatives à l'éloignement et à la rétention des étrangers.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouvet ;
- les observations de Me Gasmi, pour M. D, qui reprend et développe les moyens soulevés dans la requête et soulève, en outre, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
- les observations de M. D.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant tunisien né le 27 juin 2003, déclare être entré en France en avril 2023, à une date non spécifiée. L'intéressé a fait l'objet d'un contrôle d'identité, le 11 mars 2024, puis a été placé en retenue administrative. Par un arrêté du 12 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un arrêté du même jour, le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. D demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard à l'urgence, il y a lieu, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, d'admettre provisoirement M. D à l'aide juridictionnelle, dans les instances n°2401022 et 2401024.
Sur la jonction :
3. D'une part, la requête enregistrée sous le n° 2401044 constitue un doublon de la requête présentée par M. D et enregistrée sous le n° 2401022. Cette requête doit être rayée du registre du greffe du tribunal et jointe à la requête n°2401022, sur laquelle il est statué par le présent jugement. De même, la requête enregistrée sous le n° 2401049 constitue un doublon de la requête présentée par M. D et enregistrée sous le n° 2401024. Cette requête doit être rayée du registre du greffe du tribunal et jointe à la requête n°2401024, sur laquelle il est statué par le présent jugement.
4. D'autre part, les requêtes n°2401022 et 2401024 susvisées concernent la situation d'un même étranger, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 12 mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français :
5. En premier lieu, en sa qualité de cheffe du bureau de l'éloignement, Mme C bénéficiait, par arrêté du 18 décembre 2023 publié le 22 décembre suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation de signature du préfet de la Seine-Maritime, à l'effet de signer, notamment, les décisions d'éloignement. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte attaqué manque donc en fait.
6. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français litigieuse, qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
8. M. D, qui, selon ses propres déclarations, est entré irrégulièrement sur le territoire national en avril 2023, soit moins d'un an avant l'adoption de la décision d'éloignement litigieuse, est célibataire, dépourvu de charge de famille, en France. Il ne justifie d'aucune insertion particulière dans la société française. La seule circonstance, au demeurant non démontrée, que son frère et son oncle séjournent, dans des conditions non spécifiées, en France, ne permet pas de tenir pour établi que M. D a fixé en France le centre de sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en lui opposant la mesure d'éloignement contestée. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, ainsi, être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
10. M. D fait valoir qu'il est menacé, en Tunisie, en raison d'un conflit l'ayant opposé à son père. Toutefois, outre que cette circonstance alléguée n'est démontrée par aucun commencement de preuve, l'obligation de quitter le territoire français litigieuse ne prescrit pas, par elle-même, un renvoi dans un pays déterminé, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en tout état de cause, être écarté comme inopérant.
11. En cinquième lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. D n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions en annulation dirigées contre la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
12. En sixième lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. D n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions en annulation dirigées contre la décision fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement.
13. En septième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
14. M. D, qui n'a pas déposé de demande d'asile en France, fait valoir qu'il encourt des risques pour sa sécurité personnelle, en Tunisie, en raison d'un conflit l'ayant opposé à son père, lequel a exercé des violences à son encontre. Toutefois, les risques ainsi allégués ne sont démontrés par aucun commencement de preuve. En outre, la circonstance, qui n'est pas davantage démontrée, que son frère aurait été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, à son arrivée sur le territoire national, à une date non spécifiée, ne permet pas de tenir pour établie la réalité de ces menaces. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement, ne peut être accueilli.
15. En huitième lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, M. D n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions en annulation dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
16. En dernier lieu, M. D, qui s'est vu refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire, ne soutient, ni même n'allègue, avoir jamais formulé une demande de titre de séjour, depuis son entrée irrégulière sur le territoire national, moins d'un an avant la date d'édiction de la décision litigieuse. Dans ces conditions, nonobstant la circonstance qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans.
17. Il résulte de ce qui a été exposé aux points précédents que les conclusions à fin d'annulation formées par M. D et dirigées contre l'arrêté d'éloignement du 12 mars 2024 doivent être rejetées.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 12 mars 2024 portant assignation à résidence :
18. En premier lieu, l'arrêté du 12 mars 2024 attaqué, cite les termes des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle que M. D, qui est dépourvu de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une assignation à résidence, et indique que l'exécution de la mesure d'éloignement constitue une perspective raisonnable. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision d'assignation à résidence, qui comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, est insuffisamment motivée, doit être écarté, aussi bien en ce qui concerne le principe de cette mesure que ses modalités d'exécution.
19. En deuxième lieu, le requérant n'apporte aucun élément permettant de considérer que la mesure en litige aurait, par elle-même, pour objet ou pour effet, de porter atteinte à sa vie privée et familiale, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
20. En troisième lieu, la décision contestée, qui se borne à assigner M. D à résidence sur la commune de Rouen ne prescrit aucun éloignement à destination d'un pays particulier de sorte que M. D ne peut utilement, au soutien de ses conclusions en annulation dirigées contre cette mesure, se prévaloir de ses craintes en cas de retour en Tunisie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté comme inopérant.
21. En quatrième lieu, la mention à une reprise, dans la décision attaquée, d'un " M. B ", qui relève d'une erreur de plume, ne caractérise pas l'erreur de fait invoquée par le requérant. Cette erreur est, ainsi, sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
22. En dernier lieu, il n'est pas établi qu'un éloignement vers la Tunisie ne constituerait pas une perspective raisonnable, à bref délai. En outre, en se bornant à reprendre les éléments de sa situation personnelle exposés au soutien de son moyen dirigé contre la mesure d'éloignement, le requérant ne caractérise pas l'erreur manifeste d'appréciation qu'il invoque.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation formées par M. D et dirigées contre les arrêtés du 12 mars 2024 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes enregistrées sous les n° 2401044 et 2401049 sont radiées des registres du greffe du tribunal pour être jointes, respectivement, aux requêtes n° 2401022 et 2401024.
Article 2 : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Gasmi et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2024.
Le magistrat désigné,
Signé :
C. BOUVET
La greffière,
Signé :
S. LECONTE
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2401022, 2401024, 2401044, 2401049
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026