jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401101 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3P |
| Avocat requérant | BIDAULT |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n° 2401101 le 19 mars 2024, M. F C, représenté par Me Bidault, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 4 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a ordonné son transfert aux autorités croates ;
3°) d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 au bénéfice de Me Bidault ; à titre subsidiaire, de mettre la somme de 1 500 euros à son propre bénéfice en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
* la décision a été adoptée par une autorité incompétente ;
* la décision méconnaît les stipulations de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 dans la mesure où il n'est pas démontré que les informations prévues lui ont été délivrées dans une langue qu'il comprend ;
* la décision méconnaît les stipulations des articles 20 et 3 du règlement (UE) n° 604/2013, les stipulations de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux et celles de la convention contre la torture ;
* la décision procède d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée sous le n° 2401102 le 19 mars 2024, Mme E C, représentée par Me Bidault, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 4 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a ordonné son transfert aux autorités croates ;
3°) d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 au bénéfice de Me Bidault ; à titre subsidiaire, de mettre la somme de 1 500 euros à son propre bénéfice en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
* la décision a été adoptée par une autorité incompétente ;
* la décision méconnaît les stipulations de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 dans la mesure où il n'est pas démontré que les informations prévues lui ont été délivrées dans une langue qu'il comprend ;
* la décision méconnaît les stipulations des articles 20 et 3 du règlement (UE) n° 604/2013, les stipulations de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux et celles de la convention contre la torture ;
* la décision procède d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu :
la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. D comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
le règlement UE n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 16 février 2017, C. K., H. F. et A. S. contre Republika Slovenija, C-578/16 PPU ;
l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme du 4 novembre 2014, Tarakhel c. Suisse, n° 29217/12 ;
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code de justice administrative
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir au cours de l'audience publique du 29 mars 2024, présenté son rapport et entendu les observations orales :
* de Me Derbali, substituant Me Bidault avocat représentant M. C qui soutient que :
- le risque de maltraitance en Croatie, pour eux et les enfants de M. C, lesquels sont scolarisés en France, est avéré ;
- ils n'ont pas eu accès à un interprète en Roumanie où Mme C n'a pas été soignée ;
* de M. et Mme C, qui, sous couvert de l'interprétariat de Mme B, soutiennent que :
- Mme C n'a plus de contact avec la mère de ses enfants ;
- ils sont arrivés début octobre en Roumanie où ils ne sont restés que quatre ou cinq jours en raison des conditions d'hébergement, de l'absence de soins et où ils n'ont pas souhaité déposer une demande d'asile.
L'instruction étant close à l'issue de l'audience à 15 heures 18, en application de l'article R.776-26 du code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant mongol, né le 20 novembre 1984, et Mme C, ressortissante mongole, née le 7 septembre 1972, sont, selon leurs dires, entrés sur le territoire français le 15 novembre 2023. Par arrêtés en date du 4 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime a pris à leur encontre une décision portant transfert aux autorités croates aux motifs qu'ils sont entrés irrégulièrement sur le territoire français, qu'ils se sont présentés en préfecture le 5 décembre 2023 afin d'y déposer une demande d'asile, que les résultats obtenus suite aux contrôles effectués sur la borne EURODAC ont révélé que M. et Mme C avaient été identifiés en tant que demandeurs d'asile par les autorités croates le 3 octobre 2023 sous le numéro HR 1 2301105030U et HR 1 2301105032W, que les autorités croates saisies le 17 janvier 2024 ont accepté leur responsabilité par un accord explicite du 31 janvier 2024, que la Croatie ne présente pas de défaillance systémique et que la situation de M. et Mme C ne relève pas de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement 604/2013 UE, que M. et Mme C n'ont pas quitté le territoire des États membres pendant une durée au moins égale à trois mois, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. C, divorcé, père de quatre enfants présents sur le territoire français et de sa sœur, Mme C, mariée et sans enfants sur le territoire de l'Union, au respect de leur vie privée et familiale et que M. et Mme C n'établissent pas encourir de risque personnel constituant une atteinte grave au droit d'asile en cas de remise aux autorités responsables de l'examen de sa demande d'asile. Les requêtes n° 2401101 et 2401102 qui présentent à juger de questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune doivent être jointes.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président [] ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " [] L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. " Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'accorder, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M.et Mme C à l'aide juridictionnelle.
3. En vertu de l'article 92 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles, la part contributive versée par l'État à l'avocat choisi ou désigné pour assister plusieurs personnes dans un litige reposant sur les mêmes faits et comportant des prétentions ayant un objet similaire est réduite par le juge de 30 % pour la deuxième affaire. La réduction de la part contributive de l'état à la rétribution des missions d'aide juridictionnelle assurées par l'avocat devant la juridiction administrative s'applique lorsque celui-ci assiste un même bénéficiaire de l'aide juridictionnelle et que le juge est conduit à trancher des litiges reposant sur les mêmes faits et comportant des prétentions ayant un objet similaire. Tel est le cas en l'espèce entre la requête n° 2401101 et la requête n° 2401102 présentées par M. et Mme C. Par suite, l'instance n° 2401102 donnera lieu à une réduction de 30 % appliquée à la part contributive de l'état au titre de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Tout d'abord, aux termes de l'article 20 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () L'État membre auprès duquel la demande de protection internationale a été introduite pour la première fois est tenu, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29, et en vue d'achever le processus de détermination de l'État membre responsable de l'examen de la demande de protection internationale, de reprendre en charge le demandeur qui se trouve dans un autre État membre sans titre de séjour ou qui y introduit une demande de protection internationale après avoir retiré sa première demande présentée dans un autre État membre pendant le processus de détermination de l'État membre responsable. () ". Il résulte de ces stipulations que l'Etat membre acceptant une reprise en charge en vue d'achever le processus de détermination de l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection internationale reconnait nécessairement à la personne qu'il accepte de reprendre en charge la qualité de demandeur d'une protection internationale.
5. Ensuite, aux termes de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. [] ". La faculté laissée à chaque État membre, par l'article 17 de ce règlement, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
6. Il ressort des pièces du dossier et des déclarations faites à l'audience, d'une part, que M. et Mme C sont entrés en France après un parcours migratoire les ayant conduits en Croatie où ils indiquent n'avoir pas souhaité déposer de demande d'asile, ce que la reprise en charge sur le fondement du 5 de l'article 20 du règlement du 26 juin 2013 par les autorités croates ne vient pas démentir. D'autre part, il n'est pas contesté que, bien que reconnus comme demandeurs d'une protection internationale, les requérants ont été logés dans des conditions de nature à attester l'existence de défaillances ponctuelles dans les conditions d'accueil de demandeurs d'asile. Par ailleurs, depuis l'arrivée des intéressés en France, les enfants de M. C sont tous scolarisés. Enfin, il n'est pas contesté que l'état de santé de Mme C est d'une particulière gravité. Ainsi, dans les circonstances très particulières de l'espèce, en refusant de permettre à M. et Mme C de déposer leurs demandes d'asile en France et en décidant de leur transfert vers la Croatie, qui n'a accepté leur reprise en charge qu'en vue d'achever le processus de détermination de l'État membre responsable de l'examen de leurs demandes d'asile, sur le fondement du 5° de l'article 20 du règlement n° 604/2013, le préfet de la Seine-Maritime a méconnu les dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013. M. et Mme C sont donc, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de leurs requêtes, fondés à demander l'annulation des décisions du 4 mars 2024 par lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a décidé de leur transfert aux autorités croates.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. " Aux termes de l'article L. 572-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision de transfert est annulée [] l'autorité administrative statue à nouveau sur le cas de l'intéressé ".
8. Le présent jugement, qui annule les arrêtés de transfert attaqués, implique seulement qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Maritime de statuer à nouveau sur le cas de M. et Mme C, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions relatives aux frais liés à l'instance :
9. Ainsi qu'il a été dit, A et Mme C sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Bidault, avocat de M. et Mme C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de ses clients à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Bidault de la somme de 1 300 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. et Mme C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 300 euros leur sera versée.
D E C I D E :
Article 1er : M. et Mme C sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle est réduite de 30 % dans l'instance n° 2401102.
Article 3 : Les arrêtés du 4 mars 2024 par lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a ordonné le transfert de M. et Mme C aux autorités croates sont annulés.
Article 4 : Il est enjoint au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de la demande de M. et Mme C dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : L'État versera la somme de 1 300 euros à Me Bidault, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive de M. et Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle et que Me Bidault renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. et Mme C par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 300 euros leur sera versée.
Article 6 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Mme E, à Me Bidault et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
T. D
La greffière,
Signé
C. DUPONT La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
C. DUPONT
2, 240110
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026