LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401111

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401111

jeudi 28 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401111
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique
Avocat requérantELATRASSI-DIOME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mars 2024, M. L A D, représenté par Me Elatrassi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'annuler l'arrêté du 18 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. D soutient que :

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation.

S'agissant de la décision portant assignation à résidence :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est fondée sur des faits matériellement inexacts ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. H comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier, notamment celles produites par M. D, enregistrées le 26 mars 2024.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 26 mars 2024, après la présentation du rapport, ont été entendues :

- les observations de Me Labelle, pour M. D, qui reprend les conclusions et moyens de la requête ; précise, s'agissant du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dirigé contre la décision portant assignation à résidence, que s'il ne dispose plus du droit de travailler, l'ancienneté de son expérience professionnelle serait de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

- les observations de M. D.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant malien né le 30 juin 2004, déclare être entré en France le 26 novembre 2017. Il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance à compter du 13 décembre 2017 et a sollicité, le 1er juin 2022, la délivrance d'un titre de séjour [sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile]. Par un arrêté du 11 septembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le 18 mars 2024, il a été contrôlé par les services de la police aux frontières de Rouen et a fait l'objet d'une retenue aux fins de vérification de son droit de séjour ou de circulation. Par les arrêtés attaqués du 18 mars 2024, le préfet de la Seine-Maritime lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 23-109 du 18 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime n° 76-2023-191 du 22 décembre 2023, le préfet de ce département a donné délégation à Mme G C, adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement et signataire du premier arrêté attaqué, en cas d'absence ou d'empêchement de M. I E, directeur des migrations et de l'intégration, de Mme K, directrice adjointe et de Mme B F, cheffe du bureau de l'éloignement, à l'effet de signer, notamment, les décisions relatives à l'interdiction de retour sur le territoire français. Il n'est pas établi ni même allégué que M. E, Mme J et Mme F n'auraient pas été absents ou empêchés à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de son signataire doit être écarté.

3. En deuxième lieu, le premier arrêté attaqué vise les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les considérations de fait propres à la situation de M. D, notamment et contrairement à ce qu'il soutient, la durée de son séjour, la nature et l'intensité de ses liens avec la France, la circonstance qu'il n'a pas exécuté la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet en septembre 2023 ainsi que la circonstance qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an doit être écarté.

4. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : "

Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () " D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

5. M. D fait valoir qu'il est présent en France depuis l'âge de treize ans, qu'il y a été scolarisé dès son arrivée en classe de troisième, qu'il y a obtenu un certificat général de formation en 2020 ainsi qu'un certificat d'aptitude professionnelle " constructeur de routes " en 2022 et qu'il a été employé par son maître d'apprentissage en contrat à durée déterminée à compter du mois de septembre 2022 puis en contrat à durée indéterminée à compter du mois de décembre 2022. Cependant, d'une part, il est constant que M. D s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire octroyé pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet le 11 septembre 2023, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait fait l'objet d'un recours juridictionnel, si bien qu'elle doit être regardée comme étant devenue définitive à la date de l'arrêté litigieux. Or, les éléments dont il se prévaut ne sauraient être regardés comme constituant des circonstances humanitaires de nature à faire obstacle au prononcé, par l'autorité préfectorale, d'une interdiction de retour sur le territoire. D'autre part, si ces éléments justifient de la bonne insertion professionnelle de M. D en France, celle-ci se poursuivait, à la date de l'arrêté litigieux, de manière illégale et il ressort par ailleurs des pièces du dossier qu'il est célibataire, sans charge de famille, qu'il ne dispose d'aucune attache familiale sur le territoire et que résident au Mali à tout le moins ses parents. Par conséquent, en ayant fixé la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. D à un an, le préfet de la Seine-Maritime n'a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doivent être écartés.

6. En quatrième lieu, en se bornant à reproduire les arguments avancés au soutien des autres moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et à soutenir que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation, M. D n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

7. En dernier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision attaquée mentionne la durée de sa présence en France et examine la nature et l'intensité de ses liens sur le territoire. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen manque en fait.

Sur l'assignation à résidence :

8. En premier lieu, par l'arrêté visé au point 2, le préfet de la Seine-Maritime a également donné délégation à Mme C à l'effet de signer, dans les mêmes conditions, les décisions portant assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.

9. En deuxième lieu, le second arrêté attaqué vise les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les considérations de fait propres à la situation de M. D qui constituent le fondement de la décision portant assignation à résidence. La circonstance, à la supposer établie, que l'autorité préfectorale aurait fait état de motifs de fait erronés est sans incidence sur la motivation de sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () "

11. D'une part, contrairement à ce que soutient M. D, l'arrêté portant assignation à résidence indique qu'il n'a pas présenté de passeport en cours de validité, ce que l'intéressé ne remet pas utilement en cause en se bornant à établir qu'il disposait d'un tel document de voyage, alors au demeurant qu'il a lui-même déclaré aux services de police lors de son audition ne pas avoir son passeport avec lui. D'autre part, M. D se borne à affirmer qu'il n'existerait aucune perspective raisonnable d'éloignement, sans faire état d'aucune circonstance particulière, alors même qu'il fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire et dispose d'un passeport en cours de validité. Par suite, le préfet de la Seine-Maritime, n'a ni fondé sa décision sur des faits matériellement inexacts, ni fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en assignant le requérant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

12. En quatrième lieu, si M. D soutient que les modalités de l'assignation à résidence dont il fait l'objet font obstacle à l'exercice de son activité professionnelle, cette seule circonstance est sans incidence sur la légalité de cette mesure, dès lors que l'intéressé a vocation à être éloigné du territoire français et exerce cette activité de manière illégale. La circonstance que l'ancienneté et la pérennité de l'activité professionnelle de M. D serait selon lui de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour est quant à elle sans aucune incidence sur la légalité de la mesure d'assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

13. En cinquième lieu, en se bornant à reproduire les arguments avancés au soutien des autres moyens dirigés contre la décision portant assignation à résidence et à soutenir que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation, M. D n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

14. En dernier lieu, en se bornant à renvoyer à ses précédentes écritures et à soutenir que le préfet de la Seine-Maritime aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen, M. D n'assortit pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 18 mars 2024 par lesquels le préfet de la Seine-Maritime, d'une part, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Djehanne Elatrassi et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

A. H

La greffière,

Signé

S. LECONTE

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions