LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401243

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401243

vendredi 19 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401243
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantINTER-BARREAUX EMO AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 mars 2024, la métropole Rouen Normandie, représentée par Me Noblet, SCP Emo avocats, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux propriétaires et/ou utilisateurs des véhicules listés dans les constats de commissaire de justice des 11 et 19 mars 2024, ainsi qu'à tous les occupants non identifiés sans droit ni titre de la parcelle cadastrée AR 41 et du parking mutualisé du Parc des Expositions et du Zénith à Petit-Couronne d'évacuer ces lieux sans délai, sous astreinte de 500 euros par jour de retard .

La métropole Rouen Normandie soutient que :

- le parc de stationnement mutualisé du Zénith et du Parc des Expositions est situé sur le domaine public de la métropole Rouen Normandie ;

- ce parc de stationnement est illégalement occupé par de nombreux véhicules individuels et caravanes, ainsi que l'a constaté un commissaire de justice les 11 et 19 mars 2024 ;

- les occupants ont procédé à des branchements illicites aux réseaux de distribution d'eau et d'électricité de sociétés situées à proximité et plusieurs panneaux de clôture ont été arrachés ;

- les conditions d'occupation du lieu ont pour effet de soustraire le domaine public à sa destination normale, par suite la demande d'injonction présente un caractère d'urgence et d'utilité.

La requête a été notifiée par voie administrative le 2 avril 2024 aux occupants du parc de stationnement du Zénith et du Parc des Expositions, qui n'ont produit aucune observation en défense.

Une attestation indiquant qu'au 18 avril 2024 le parc de stationnement mutualisé du Zénith et du parc des Expositions demeure occupé a été produite pour la métropole Rouen Normandie le 18 avril 2024 et n'a pas été communiquée.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 19 avril 2024 à 9 heures 30, en présence de M. Tostivint, greffier, Mme A a lu son rapport et entendu les observations de Me Noblet, pour la métropole Rouen Normandie.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience .

Considérant ce qui suit :

1.Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Le parc de stationnement mutualisé, situé sur la parcelle cadastrée AR 41 sur le territoire de la commune de Petit-Couronne, desservant à la fois le Zénith et le Parc des expositions de Rouen, appartient à la métropole Rouen Normandie et est utilisé pour l'exercice de ses compétences en matière de fonctionnement d'équipements culturels, socio-culturels, socio-éducatifs et sportifs d'intérêt métropolitain, et en matière de développement économique, qu'elle tient de l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales. Le parc de stationnement, spécialement aménagé pour accueillir les véhicules des usagers de ces deux équipements, relève ainsi du domaine public de la métropole Rouen Normandie.

3. Il résulte de l'instruction, notamment des constats dressés par un commissaire de justice les 11 et 19 mars 2024, que le parc de stationnement du Zénith et du Parc des expositions est occupé sans autorisation par de nombreux véhicules individuels et caravanes dont les plaques d'immatriculation ont été en principe relevées, et par leurs occupants, lesquels n'ont pu être identifiés. Les personnes présentes ont mis en place divers branchements sur les réseaux d'eau et d'électricité de sociétés situées à proximité et ont déposé plusieurs panneaux de la clôture afin de permettre un accès plus facile des véhicules.

4. En premier lieu, les personnes occupantes n'ont justifié d'aucun titre ou autorisation les habilitant à occuper ce terrain appartenant au domaine public de la métropole Rouen Normandie, de sorte que la demande présentée par la métropole ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

5. En second lieu, il n'est pas contesté que le parc de stationnement du Zénith et du Parc des expositions n'est ni adapté, ni aménagé pour l'installation de caravanes. Il n'est pas non plus contesté, et il ressort des photographies jointes au constat du 11 mars 2023, que les occupants ont procédé sans autorisation à des branchements sur les réseaux d'eau et d'électricité, entraînant des risques pour la sécurité publique, et qu'ils ont déposé une partie de la clôture du parking. Les conditions d'occupation des lieux ont donc pour effet de soustraire le domaine public à sa destination normale. Dans ces conditions, l'évacuation des occupants sans titre de ce terrain présente un caractère d'utilité et d'urgence au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre aux propriétaires ou utilisateurs des véhicules installés sur le parc de stationnement mutualisé du Zénith et du Parc des expositions, sur la parcelle cadastrée AR 41 propriété de la métropole Rouen Normandie, ainsi qu'à tous occupants sans droit ni titre de ce terrain, d'évacuer les lieux avec leurs véhicules, sans délai à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte. A défaut de libération des lieux, la métropole de Rouen Normandie pourra faire procéder à leur expulsion, au besoin avec le concours de la force publique.

O R D O N N E:

Article 1er : Il est enjoint aux occupants sans droit ni titre installés sur le parc de stationnement mutualisé du Zénith et du Parc des expositions de Rouen, situé sur la parcelle cadastrée AR 41 sur le territoire de la commune de Petit-Couronne, d'évacuer ce terrain dès la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : À défaut de libération des lieux, la métropole Rouen Normandie sera autorisée à procéder à l'expulsion de tous les occupants sans droit ni titre de la parcelle visée à l'article 1er, au besoin avec le concours de la force publique.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la métropole Rouen Normandie ainsi qu'aux occupants non identifiés sans droit ni titre du parc de stationnement mutualisé du Zénith et du Parc des expositions de Rouen situé sur la parcelle AR 41 propriété de la métropole Rouen Normandie.

Copie en sera transmise au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Rouen, le 19 avril 2024.

La juge des référés,

signé

A. A

Le greffier,

signé

H. TOSTIVINT

La république mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

S. Combes

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions