mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401248 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mars 2024, M. B A, représenté par Me Seyrek, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 12 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Cazcarra, première conseillère, en qualité de juge du contentieux de l'éloignement des étrangers.
Considérant ce qui suit :
1. En application des dispositions des articles R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative, le magistrat désigné par le président du tribunal peut, par ordonnance, transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente.
2. En outre, aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-8 du même code, " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions ".
3. Le 12 mars 2024, M. A a été contrôlé par les services de la police aux frontières du Havre. L'arrêté attaqué a par conséquent été pris par le préfet de la Seine-Maritime. Toutefois, il ressort tant des mentions de la requête que des déclarations de M. A devant les fonctionnaires de police et du justificatif de domicile qu'il produit qu'il réside à Toulouse (Haute-Garonne). Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il a fait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence ou de placement en centre de rétention. Dans ces conditions, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête au tribunal administratif de Toulouse, territorialement compétent.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A est transmis au tribunal administratif de Toulouse.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la présidente du tribunal administratif de Toulouse et à M. B A.
Fait à Rouen, le 9 avril 2024.
La magistrate désignée,
L. Cazcarra
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