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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401274

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401274

lundi 15 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401274
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique 1
Avocat requérantEDEN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 mars 2024, M. A C, représenté par la SELARL EDEN avocats, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet, en cas de reconnaissance du bien-fondé de la requête au fond, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans l'attente du réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou à titre subsidiaire la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

o L'obligation de quitter le territoire français :

- n'est pas suffisamment motivée ;

- a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu ;

- n'a pas été précédée de la saisine du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration ;

- méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne s'est pas vu notifier la décision de rejet de la cour nationale du droit d'asile ;

- est entachée d'un défaut d'examen suffisant de sa situation personnelle ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

o La décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- sa situation personnelle n'a pas fait l'objet d'un examen individuel et approfondi ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- méconnaît les articles L. 621-1 et R. 621-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

o La décision fixant le pays de destination :

- n'est pas suffisamment motivée ;

- est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- est illégale dès lors qu'il aurait dû faire l'objet d'une remise vers l'Italie ;

- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

o L'interdiction de retour sur le territoire français :

- n'est pas suffisamment motivée ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ;

- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré 10 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme B comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 15 avril 2024, Mme B a présenté son rapport et entendu les observations orales de Me Barhoum, représentant le requérant, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que dans ses écritures, et soutient que les autorités italiennes auraient dû être interrogées en vue d'une éventuelle remise, et que, la décision de la CNDA ne lui ayant pas été notifiée, il s'est maintenu de bonne foi sur le territoire français.

Le préfet n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant nigérian né le 2 février 1990, déclare avoir quitté le Nigéria en 2011, avoir séjourné en Italie durant plusieurs années, et être entré en France en 2021. Le 8 février 2021, il a présenté une demande d'asile. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision en date du 26 mars 2021, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile par une décision du 31 janvier 2023. Le 28 mars 2024, M. C a fait l'objet d'un contrôle par les services de police, et a été placé en retenue administrative. Par un arrêté du 28 mars 2024, dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français en vertu des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.

Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, de prononcer l'admission provisoire de M. C à l'aide juridictionnelle.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Ce droit n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de séjour dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. Une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition signé par l'intéressé, que M. C a été entendu par les services de police le 28 mars 2024 notamment sur sa situation personnelle et familiale, les raisons et conditions de son entrée en France, ainsi que son éventuel état de vulnérabilité. Le requérant a eu ainsi la possibilité, au cours de cet entretien, de faire connaître des observations utiles et pertinentes de nature à influer sur la décision prise à son encontre. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C disposait d'informations tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que soit prise à son encontre la mesure qu'il conteste et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de cette décision. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaîtrait le principe général du droit d'être entendu qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'obligation de quitter le territoire français en litige énonce les considérations de droit et de fait qui ont conduit à son adoption. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté comme manquant en fait.

5. En troisième lieu, si le requérant se prévaut de l'absence de saisine du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration préalablement à l'adoption de la décision attaquée, la seule pièce médicale qu'il produit, consistant en une convocation à un rendez-vous au CHU de Rouen en vue de la réalisation d'une IRM, ne suffit pas à établir que la gravité de son état de santé justifiait une telle saisine. Le moyen doit donc être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation au refus d'entrée à la frontière prévu à l'article L. 332-1, à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre État prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7. () ". Aux termes de l'article R. 621-5 du même code : " L'autorité administrative désignée à l'article R. 621-1 peut, en application des dispositions de l'article L. 621-4, prendre une décision de remise à l'encontre de l'étranger titulaire du statut de résident de longue durée - UE accordé par un autre Etat, dans les cas suivants : 1° L'étranger a séjourné sur le territoire français plus de trois mois consécutifs sans se conformer aux dispositions de l'article L. 426-11 ; 2° L'étranger fait l'objet d'un refus de délivrance ou de renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle en application de l'article L. 426-11 ou du retrait d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle délivrée en application du même article. ".

7. Il ressort de ces dispositions que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre État ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application des articles L. 621-3 ou L. 621-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'État membre de l'Union Européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, sur le fondement des articles L. 621-3 ou L. 621-4, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce que l'administration engage l'une de ces procédures alors qu'elle avait préalablement engagée l'autre. Toutefois, si l'étranger demande à être éloigné vers l'État membre de l'Union Européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, ou s'il est résident de longue durée dans un État membre ou titulaire d'une " carte bleue européenne " délivrée par un tel État, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de reconduire en priorité l'étranger vers cet État ou de le réadmettre dans cet État.

8. En l'espèce, d'une part, le requérant, qui ne produit aucun titre de séjour italien, a déclaré, au cours de son audition par les services de police le 28 mars 2024, que la carte de séjour de dix ans dont il était titulaire en Italie n'a pas été renouvelée car il a pris la décision de venir en France et qu'il n'a pas trouvé de travail avant son expiration. D'autre part, interrogé sur la perspective de l'adoption à son encontre d'une mesure d'éloignement à destination de son pays d'origine ou de tout pays où il serait légalement admissible, il n'a pas exprimé le souhait d'être éloigné vers l'Italie. Le moyen tiré de ce que les autorités italiennes auraient dû être consultées avant l'adoption de la décision en litige doit donc être écarté.

9. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation du requérant n'aurait pas été suffisamment examinée. Le moyen doit donc être écarté.

10. En sixième lieu, le requérant soutient que la décision attaquée méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne s'est pas vu notifier la décision de rejet de la cour nationale du droit d'asile.

11. Toutefois, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " () Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci. Dans le cas où il est statué par ordonnance, l'autorité administrative ne peut engager l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français du demandeur d'asile dont le droit au maintien a pris fin qu'à compter de la date de notification de l'ordonnance. ".

12. En l'espèce, il est constant que par une décision du 31 janvier 2023, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté le recours du requérant. Il en résulte que le préfet pouvait adopter à son encontre une obligation de quitter le territoire français.

13. En dernier lieu, le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, s'il fait valoir qu'il a quitté son pays d'origine depuis près de dix ans, il est constant qu'il résidait en France depuis trois années lors de son adoption, et ne produit aucune pièce de nature à établir qu'il y disposerait d'attaches familiales ou amicales, ou d'une quelconque insertion sociale ou professionnelle. Le moyen doit donc être écarté.

Sur la légalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code précité : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".

16. En l'espèce, il est constant que le requérant ne dispose pas d'un passeport ou d'un document de voyage en cours de validité, a déclaré être " SDF " lors de son audition par les services de police, et ne produit aucune pièce de nature à établir qu'il disposerait d'un domicile certain. Il ne ressort des pièces du dossier ni que le préfet n'aurait pas suffisamment examiné sa situation personnelle ni qu'il aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ces moyens doivent dès lors être écartés, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.

17. En dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 621-1 et R. 621-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés pour les motifs énoncés au point 8.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

18. En premier, la décision fixant le pays de destination en litige énonce les considérations de droit et de fait qui ont conduit à son adoption. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté comme manquant en fait.

19. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

20. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que le requérant aurait dû faire l'objet d'une remise aux autorités italiennes doit être écarté pour les motifs énoncés au point 8.

21. En dernier lieu, si le requérant soutient qu'il encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine, il ne verse aucune pièce à l'appui de ses allégations, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.

Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :

22. En premier lieu, l'interdiction de retour sur le territoire français en litige énonce les considérations de droit et de fait qui ont conduit à son adoption. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté comme manquant en fait.

23. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire doit être écarté.

24. En dernier lieu, la seule circonstance que le prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français entraine un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ne suffit pas à l'entacher d'une erreur manifeste d'appréciation.

25. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées. Par voie de conséquence, les conclusions qu'il a présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées ainsi que celles formulées au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la SELARL EDEN Avocats, et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 avril 2024.

La magistrate désignée,

signé

C. B

Le greffier,

signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N. BOULAY

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