LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401347

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401347

vendredi 12 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401347
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique
Avocat requérantFRANCE TERRE D'ASILE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 et 9 avril 2024, M. B C demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 5 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a ordonné son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation.

Il soutient que :

- la décision d'interdiction de retour sur territoire français est entachée d'incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant assignation à résidence est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal administratif de Rouen a désigné Mme Van Muylder, vice-présidente, comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique, en présence de Mme His, greffière :

- le rapport de Mme Van Muylder, magistrate désignée,

- et les observations de Me Berradia qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir son jeune âge et sa vulnérabilité permettant de caractériser une erreur manifeste d'appréciation et que la décision portant assignation à résidence est illégale du fait de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant tunisien né le 29 mai 2002, a sollicité son admission au séjour. Par arrêté en date du 5 juillet 2023, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par un jugement du 6 février 2024, le tribunal administratif de Rouen a rejeté le recours de M. C dirigé contre cet arrêté. Par un arrêté du 5 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de de deux ans. Par arrêté du 7 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a assigné M. A à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 23-109 du 18 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime du 22 décembre 2023, le préfet de ce département a donné délégation à Mme D, cheffe du bureau de l'éloignement, à l'effet de signer notamment les décisions contestées. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions litigieuses manque donc en fait.

3. En deuxième lieu, l'arrêté qui cite les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui précise les éléments de la vie privée et familiale de l'intéressé, comporte les considérations de droit et de fait qui fonde la décision. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation manque donc en fait.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".

5. M. C fait valoir qu'il est arrivé à l'âge de dix-sept ans, qu'il a suivi une formation de plaquiste et de peintre. Toutefois, eu égard à la durée et aux conditions de séjour de l'intéressé, dont l'insertion professionnelle à la date de la décision attaquée n'est pas établie, et à l'absence de liens familiaux stables sur le territoire français, ces circonstances ne peuvent être regardées comme des circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées au point 4 ni comme entachant d'une erreur manifeste d'appréciation la décision prononçant à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

6. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Sur la décision portant assignation à résidence :

7. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable depuis le 28 janvier 2024 : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () 2° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une interdiction de retour sur le territoire français prise en application des articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 ; () L'étranger qui, ayant été assigné à résidence en application du présent article, ou placé en rétention administrative en application des articles L. 741-1 ou L. 741-2, n'a pas déféré à la décision dont il fait l'objet ou, y ayant déféré, est revenu en France alors que cette décision est toujours exécutoire, peut être assigné à résidence sur le fondement du présent article ".

8. M. C fait valoir que la décision portant assignation à résidence est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire elle-même illégale du fait de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet de la Seine-Maritime. Toutefois, M. C n'établit pas que la gravité des conséquences de la décision l'obligeant à quitter le territoire français sur sa situation personnelle. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction.

D E C I D E :

Article 1er:: La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024

La magistrate désignée,

C. VAN MUYLDER

La greffière,

P. HIS

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions