mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401430 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 avril 2024, M. B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner au garde des sceaux de lui faire parvenir, sur papier, copie de l'intégralité de ses requêtes.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparait manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "
2. D'une part, M. A ne justifie pas d'une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures.
3. D'autre part, en se bornant à viser " la DDHC et le CEDH sur les principes fondamentaux qui imposent dans toute procédure judiciaire qu'aucune des parties ne soient déséquilibré (sic) ", et en alléguant que l'équipement en tablettes numériques des personnes incarcérées au centre de détention de Val-de-Reuil a pour effet la disparition des justificatifs des requêtes qu'il a présentées, alors au demeurant qu'il produit un récépissé de dépôt de requête du 1er mars 2024, M. A n'apporte aucune justification d'une atteinte grave et manifestement illégale qui serait portée à une liberté fondamentale.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A ne présente pas un caractère d'urgence et il est manifeste qu'elle est mal fondée. Dès lors, elle doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Rouen, le 16 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé :
J. BERTHET-FOUQUÉ
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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