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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401556

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401556

vendredi 14 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401556
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge Unique 4
Avocat requérantBOYLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 avril 2024, M. B A, représenté par Me Boyle, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- titulaire d'une attestation de demandeur d'asile en cours de validité à la date de l'édiction de l'arrêté attaqué, il bénéficie du droit de séjourner sur le territoire français le temps de sa demande d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2024, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il soutient que l'arrêté contesté a été abrogé par un arrêté du 22 mai 2024.

Par un mémoire, enregistré le 24 mai 2024, M. A déclare se désister de sa requête, et maintenir sa demande d'admission au bénéficie de l'aide juridictionnelle provisoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Delacour comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Delacour, magistrate désignée.

Ni M. A, ni le préfet de police n'était présent ou représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président / () ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

2. Par un courrier, enregistré le 24 mai 2024, M. A déclare se désister purement et simplement de ses conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 8 avril 2024, ainsi que de celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Son désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est provisoirement admis à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. A des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 8 avril 2024 et des conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de police et à Me Boyle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.

La magistrate désignée,

L. DELACOUR

Le greffier,

J-B. MIALON

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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