jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401574 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | NJEM EYOUM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 avril 2024, M. B A, représenté par Me Njem Eyoum, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 août 2023 du préfet de la Seine-Maritime en tant qu'il l'a obligé à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à l'autorité préfectorale de réexaminer sa situation et, prenant acte de son changement de statut, de lui délivrer un titre de séjour mention " travailleur temporaire ".
Vu :
- la décision d'admission totale à l'aide juridictionnelle du 25 mars 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () "
2. Même si la requête de M. A, ressortissant tunisien, évoque à titre liminaire une décision née d'un silence du préfet de la Seine-Maritime gardé sur une demande de délivrance d'une carte de séjour en qualité de travailleur temporaire, qui n'est d'ailleurs pas produite, le dispositif de cette requête, présentée par un avocat, conclut sans équivoque à l'annulation de la seule mesure d'obligation de quitter le territoire français contenue dans un arrêté du même préfet du 9 août 2023 comportant également un refus de délivrance de titre de séjour.
3. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auquel se réfère le I de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. () "
4. Sous le n° d'instance 2304204, le tribunal a déjà été saisi d'un recours en excès de pouvoir formé contre la décision du 9 août 2023 attaquée et a statué sur ses mérites par un jugement de rejet du 11 avril 2024. Il ressort des pièces de ce dossier que l'arrêté préfectoral en litige a été acheminé à l'adresse alors connue de l'administration, au 88, rue de Lausanne à Rouen. Le pli, présenté en vain à cette adresse le 11 août 2023 a donné lieu à un avis de passage avant d'être réexpédié aux services de la préfecture en l'absence de retrait de la lettre dans le délai de mise en instance au bureau postal. La demande d'aide juridictionnelle formée dans la présente instance, déposée le 9 novembre 2023, au-delà du délai de trente jours prévu par les dispositions précitées de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas interrompu ce délai de recours, déjà expiré à cette date. Par suite, la requête enregistrée au greffe du tribunal le 18 avril 2024 est tardive et donc manifestement irrecevable au sens des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Marianne Njem Eyoum.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 16 mai 2024.
Le président de la 1ère chambre,
signé
P. MINNE
No2401574
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026