LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401589

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401589

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401589
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantBERRADIA NEJLA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rouen rejette la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 9 janvier 2024 refusant d'abroger un précédent refus de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il estime également inopérant le moyen fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'une obligation de quitter le territoire. Enfin, il considère que la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, Mme A ne démontrant pas être dans l'impossibilité d'accéder à des soins dans son pays d'origine ni justifier d'une intégration particulière en France.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 avril 2024, Mme B A, représentée par Me Berradia, demande au tribunal :

1) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 9 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé d'abroger un arrêté du 22 août 2022 ayant le même objet, rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de procéder au réexamen de sa situation et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;

3) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi, elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mulot, premier conseiller ;

- et les observations de Me Kouka substituant Me Berradia, avocat de Mme A.

Une pièce en délibéré a été produite le 20 septembre 2024 pour Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, ressortissante de la République Démocratique du Congo née en 2003 selon ses déclarations, a fait l'objet par un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 22 août 2022 d'un refus de délivrance de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Ses recours contre cet arrêté ont été rejetés par un jugement du tribunal administratif de Rouen puis une ordonnance du président de la quatrième chambre de la cour administrative d'appel de Douai. Par un courrier du 5 octobre 2023 adressé par l'intermédiaire de son conseil, Mme A a sollicité du préfet de la Seine-Maritime l'abrogation de l'arrêté du 22 août 2022 en se prévalant de circonstances nouvelles, et demandé son admission au séjour. Par un arrêté du 9 janvier 2024, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté ces demandes, a obligé l'intéressée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A demande à titre principal au tribunal d'annuler cet arrêté.

2. En premier lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Il résulte, en outre, des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée mais qu'elle n'a pas, lorsqu'elle assortit un refus de délivrance de titre de séjour, à faire l'objet d'une motivation spécifique.

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision de refus de titre de séjour attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. En outre, il résulte des dispositions précitées que l'obligation de quitter le territoire français qui assortit cette décision n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte.

4. En deuxième lieu, l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant pour objet de régir les conditions dans lesquels peuvent être admis à séjourner en France les ressortissants étrangers à raison de leur état de santé, le moyen tiré de la méconnaissance de cette disposition soulevé uniquement à l'encontre de la mesure d'obligation de quitter le territoire français est, par lui-même, inopérant.

5. En troisième lieu, si Mme A justifie d'un état de santé dégradé, elle n'établit ni même n'allègue ne pas être en mesure d'accéder effectivement à un traitement approprié dans son pays d'origine. Elle n'a pas exécuté la précédente obligation de quitter le territoire français dont elle a fait l'objet en dépit du rejet de ses recours, elle n'établit ni même là encore n'allègue être dépourvue d'attaches en République Démocratique du Congo, elle est célibataire, sans charge de famille et ne justifie d'aucune intégration particulière en produisant quelques documents médicaux épars. Par suite, la circonstance qu'elle a conclu une convention d'apprentissage ne permet pas plus de regarder la décision comme entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de sa destinataire.

6. En dernier lieu, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays à destination duquel Mme A pourra être éloignée, ne peut qu'être écartée.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence. Les conclusions de son avocat tendant à l'octroi de frais d'instance doivent également être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Berradia et au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gaillard, présidente,

MM. Bouvet et Mulot, premiers conseillers,

Assistés de M. Tostivint, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.

Le rapporteur,

signé

Robin Mulot

La présidente,

signé

Anne Gaillard

Le greffier,

signé

Henry Tostivint

La République mande et ordonne au préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

S. Combes

N°2401589

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions