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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401624

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401624

vendredi 26 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401624
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 avril 2024, M. A B, représenté par Me Rémy Josseaume, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 8 mars 2024 du préfet de l'Eure portant suspension de la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 22 avril 2024 sous le n°2401591 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Gaillard, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". L'article L. 522-3 du même code permet au juge des référés de rejeter une demande par une ordonnance motivée, sans mener de procédure contradictoire et sans audience, notamment lorsqu'elle ne présente pas un caractère d'urgence. Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R 522-1 du code de justice administrative : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. M. B demande, sur le fondement des dispositions de l'article L 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel le préfet de l'Eure a suspendu pour six mois la validité de son permis de conduire pour des faits de dépassement de plus de 40 km / h de la vitesse autorisée.

3. M. B fait valoir que son activité professionnelle de commercial en automobile nécessite qu'il puisse disposer de son permis de conduire. Il apporte un commencement de preuve, par la production de son contrat de travail, que la décision en litige peut avoir pour effet de rendre plus malaisé l'exercice de son activité professionnelle en tant notamment qu'elle implique de préparer et convoyer des véhicules. Toutefois, il résulte de la décision attaquée que l'intéressé a été interpellé alors qu'il conduisait à une vitesse retenue de 172 km/heure sur une route pour laquelle la vitesse est limitée à 80 km/ heure. Compte tenu des risques que le comportement de conducteur de M. B fait courir aux autres et à lui-même, les effets éventuels de la mesure sur son activité professionnelle ne sont pas de nature à établir l'urgence justifiant que les effets de la mesure contestée soient suspendus.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Rouen, le 26 avril 2024.

La juge des référés,

A. GAILLARD

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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