jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401671 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2 ème Chambre |
| Avocat requérant | SEYREK |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée sous le n°2401671 le 26 avril 2024, Mme C D, épouse A, représentée par Me Seyrek, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, dans les deux cas, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions de l'article L. 423-23 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55% par une décision du 25 mars 2024.
II. Par une requête enregistrée sous le n°2401672 le 26 avril 2024, M. E A, représenté par Me Seyrek, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, dans les deux cas, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions de l'article L. 423-23 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55% par une décision du 25 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol,
- et les observations de Me Seyrek, représentant M. et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D, épouse A, ressortissante algérienne, née le 11 juin 1982 est entrée sur le territoire français le 26 juin 2018, accompagnée de ses deux enfants mineurs. Son époux, M. E A, ressortissant algérien né le 4 mars 1977 les a rejoints le 4 juin 2019. Ils ont sollicité le 9 juin 2023, la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Par deux arrêtés du 5 décembre 2023, dont M. et Mme A demandent l'annulation, le préfet de la Seine-Maritime a refusé de leur délivrer les titres demandés, les a obligés à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
2. Les requêtes n°2401671 et n°2401672, présentées par M. et Mme A présentent à juger des questions semblables et concernent la situation d'un même couple. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les décisions de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, les décisions en litige ont été prises par M. B F qui disposait pour ce faire, en qualité de sous-préfet du Havre, d'une délégation de signature du préfet de la Seine-Maritime par arrêté n° 23-087 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial n° 76-2023-131 le 29 août 2023. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. () " Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
5. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée sur le territoire français le 26 juin 2018, accompagnée de ses deux enfants et que M. A son époux, l'a rejointe à compter du 4 juin 2019. Pour contester les décisions attaquées, M. et Mme A se prévalent de leur insertion professionnelle. A ce titre, Mme A, titulaire d'un diplôme d'interprète, a travaillé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée comme commerciale de juin à août 2023 et fait également état d'une promesse d'embauche auprès de la société SAS Fibrocco. Mme A, qui était ainsi sans emploi à la date de la décision attaquée, se prévaut également de ses activités associatives bénévoles et de sa qualité de représentante des parents d'élèves. M. A invoque, quant à lui, la conclusion d'un contrat à durée déterminée auprès de la société New Look pour laquelle il travaille comme coiffeur de manière continue depuis le mois d'octobre 2019 et dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps plein depuis le 1er janvier 2023 soit depuis 8 mois à la date de la décision attaquée. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les requérants ne se prévalent d'aucune autre attache privée ou familiale en France, la très grande majorité de leur famille résidant en Algérie. En outre, s'ils se prévalent de la scolarisation en France de leurs deux enfants en classe de troisième et de terminale, ils ne font état d'aucun obstacle à ce que celle-ci se poursuive en Algérie, pays dont ils sont originaires et où M. et Mme A ont vécu l'essentiel de leur existence, et où leurs enfants ont été scolarisés jusqu'à l'âge de 11 ans et 8 mois pour leur fille, et jusqu'à l'âge de 8 ans et 8 mois pour son fils. Enfin, M. et Mme A ont fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement le 3 août 2021, confirmées par le tribunal administratif de Rouen le 1er mars 2022 et la cour administrative d'appel de Douai le 29 avril 2022. Dès lors, eu égard aux conditions de l'entrée et du maintien sur le territoire de M. et Mme A, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté une atteinte disproportionnée à leur droit à leur vie privée et familiale, eu égard aux buts poursuivis par les décisions attaquées. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
6. En troisième lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit qu'une carte de séjour temporaire peut être délivrée à l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir. Dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, il ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
7. En l'espèce, M. et Mme A ne peuvent se prévaloir utilement de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, il résulte de ce qui a été dit au point 4, compte tenu des conditions du séjour en France des requérants et de leur insertion en France, que le préfet n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Ce moyen ne peut qu'être écarté.
8. En quatrième lieu, eu égard aux conditions de séjour des intéressés sur le territoire français et de leur possibilité de reconstituer leur cellule familiale dans leur pays d'origine, le moyen tiré de ce que les décisions portant refus de séjour contestées seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation quant à leur conséquences sur la situation personnelle de M. et Mme A doit être écarté.
9. En cinquième lieu, M. et Mme A, ne peuvent se prévaloir utilement de la méconnaissance des dispositions l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France sur le fondement de la vie privée et familiale, dès lors qu'elles ne s'appliquent pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
10. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions de refus de titre de séjour les concernant.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que les décisions portant refus de titre de séjour, comportent la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement en mentionnant notamment l'article 6§5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la situation professionnelle et familiale des requérants. Il résulte des dispositions précitées que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, les décisions portant obligation de quitter le territoire français n'avaient pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté par application des dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposé au point 5, les décisions litigieuses ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée familiale des intéressés et garanti par l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. En troisième lieu, eu égard aux conditions de séjour des intéressés, qui ont fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et peuvent reconstituer leur cellule familiale dans leur pays d'origine, le moyen tiré de ce que les décisions portant obligation de quitter le territoire français seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à leur conséquences sur la situation personnelle de M. et Mme A doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français les concernant.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que les conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°2401671 et n°2401672 présentées par Mme et M. A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, épouse A, à M. E A, à Me Seyrek et au préfet de la Seine-Maritime.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Bellec, premier conseiller,
et Mme Esnol, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
B. Esnol
La présidente,
C. Galle La greffière,
A. Hussein
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2401671 et 240167ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026