mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401681 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique 4 |
| Avocat requérant | MARY-INQUIMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 avril 2024, M. D B, représenté par Me Mary, associé de la SELARL Mary et Inquimbert, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 9 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de procédure contradictoire préalable, en ce qu'il abroge l'attestation de demande d'asile qui lui a été délivrée ;
- il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de respect de son droit à être préalablement entendu ;
- il est dépourvu de base légale dès lors que l'obligation de quitter le territoire français qui le fonde a été abrogée en raison de la délivrance ultérieure d'une attestation de demande d'asile ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015 ;
- le décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 2 avril 2024, le président du tribunal a désigné M. C comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter et VII quater du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 28 mai 2024, après avoir présenté son rapport, le magistrat désigné a entendu les observations de Me Mary, représentant M. B, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête. Il a en outre indiqué les motifs justifiant le réexamen de la demande d'asile de l'intéressé. Ont également été entendues les observations de M. B, assisté de M. A, interprète en langue dari, qui a précisé les raisons de son départ d'Afghanistan et la nature des risques qu'il y encourt en cas de retour.
Le préfet de la Seine-Maritime n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, à 11 h 46, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant afghan né le 15 juillet 1995, déclare être entré le 10 mars 2022 sur le territoire français. Le 21 mars 2022, l'intéressé a déposé une demande d'asile en préfecture de la Seine-Maritime. Par une décision du 22 mai 2023, confirmée par une décision du 3 novembre 2023 de la Cour nationale du droit d'asile, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté cette demande. Par un arrêté du 27 décembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime a fait obligation à M. B de quitter le territoire français. Le 12 janvier 2024, ce dernier a sollicité le réexamen de sa demande d'asile et s'est vu délivrer le même jour une attestation de demande d'asile. Par une décision du 2 février 2024, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté cette demande comme irrecevable. M. B a formé un recours contre cette décision, enregistré le 19 mars 2024 au greffe de la Cour nationale du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 9 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de M. B.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application des dispositions précitées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 541-2 dudit code : " L'attestation délivrée en application de l'article L. 521-7, dès lors que la demande d'asile a été introduite auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, vaut autorisation provisoire de séjour et est renouvelable jusqu'à ce que l'office et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile statuent ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () / b) une décision d'irrecevabilité en application du 3° de l'article L. 531-32, en dehors du cas prévu au b du 2° du présent article ; () ". Aux termes de l'article L. 542-3 de ce même code : " Lorsque le droit au maintien sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 ou L. 542-2, l'attestation de demande d'asile peut être refusée, retirée ou son renouvellement refusé. / Les conditions de refus, de renouvellement et de retrait de l'attestation de demande d'asile sont fixées par décret en Conseil d'Etat ".
6. Il est constant que le droit au maintien sur le territoire français de M. B a pris fin au plus tard à compter de la notification, le 9 février 2024, de la décision du 2 février 2024 par laquelle l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande de réexamen sur le fondement du b) du 1° de l'article L. 542-1 précité. La mention, sur l'attestation de demande d'asile délivrée à M. B, le 12 janvier 2024, d'une fin de validité le 11 juillet 2024, qui avait pour seul objet de permettre à l'intéressé d'en solliciter le renouvellement en temps utile en l'absence de décision de l'Office statuant sur sa demande de réexamen, ne saurait avoir pour effet de prolonger son droit au maintien sur le territoire français, qui avait pris fin après la notification de la décision de l'Office, en application de l'article L. 542-1 précité. Ainsi, l'arrêté attaqué, qui ne peut au demeurant être regardé comme ayant abrogé l'attestation de demande d'asile de M. B, n'a en tout état de cause pas pour objet ni pour effet d'abroger une décision créatrice de droit. Il n'avait dès lors pas à être motivé, dans cette mesure, ni, par voie de conséquence, à être précédé d'une procédure contradictoire en application de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Ce moyen doit par suite être écarté comme inopérant.
7. En deuxième lieu, lorsqu'il sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire, l'étranger ne saurait en principe ignorer qu'en cas de rejet de sa demande, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'il s'est vu remettre une information complète sur ses droits et obligations, par écrit et dans une langue qu'il comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Il appartient dès lors au demandeur d'asile qui s'est vu remettre cette information, laquelle remise constitue une garantie, lors du dépôt de sa demande ou en cours d'instruction, de faire valoir auprès de l'autorité préfectorale toute observation supplémentaire dans l'éventualité de l'intervention d'une mesure d'éloignement.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est vu remettre, à deux reprises, à l'occasion du dépôt de sa demande d'asile le 21 mars 2022, et de sa demande de réexamen le 12 janvier 2024, le guide du demandeur d'asile, qui comporte l'information mentionnée au point précédent, en langue persane, dont il ne conteste pas avoir une connaissance suffisante. Toutefois, ce guide, librement consultable par les parties en ligne, se borne à indiquer qu'en cas de non-respect du délai de départ volontaire assortissant l'obligation de quitter le territoire français, l'étranger peut être assigné à résidence ou placé en rétention administrative en vue de son éloignement, sans que soit mentionnée la possibilité que soit édictée, pour ce motif, une interdiction de retour sur le territoire français. Faute pour le guide de comporter cette information, M. B ne peut être regardé comme ayant eu connaissance de ce qu'il pourrait faire l'objet d'une telle mesure en cas de maintien au-delà du délai de départ volontaire. Il est constant que, alors que, pour ce motif, une telle obligation incombait au préfet avant de prendre la décision attaquée, M. B n'a pas été entendu préalablement, ni n'a été mis à même de présenter ses observations. Cependant, ce dernier n'allègue pas dans ses écritures, ni même à l'audience, avoir été privé de la possibilité de mieux faire valoir sa défense en faisant état auprès du préfet de circonstances qui auraient été susceptibles d'exercer une influence sur le sens de la décision prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit de M. B à être entendu préalablement à l'intervention d'une décision qui l'affecterait défavorablement doit être écarté.
9. En dernier lieu et d'une part, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
10. D'autre part, aux termes de l'article L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sans préjudice des dispositions des articles L. 753-1 à L. 753-4 et L. 754-1 à L. 754-8, lorsque l'étranger sollicitant l'enregistrement d'une demande d'asile a fait l'objet, préalablement à la présentation de sa demande, d'une décision d'éloignement prise en application du livre VI, cette dernière ne peut être mise à exécution tant que l'étranger bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ".
11. De première part, les dispositions précitées reprennent les dispositions du premier alinéa de l'article L. 743-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à l'exception de la mention que la décision d'éloignement dont l'étranger a déjà fait l'objet auparavant n'est pas abrogée par la délivrance de l'attestation de demande d'asile, prévue à l'article L. 541-2 cité au point 5. Cette mention a été introduite par le I de l'article 21 de la loi du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile. Il ressort des travaux parlementaires ayant précédé son adoption que le Gouvernement a entendu préciser, par l'amendement l'ayant insérée en première lecture à l'Assemblée nationale, qu'" il doit en effet être clair que la délivrance de l'attestation n'emporte pas abrogation des éventuelles obligations de quitter le territoire français, précédemment prononcées à l'encontre du demandeur ". La circonstance que cette mention n'ait pas été reprise à l'article L. 541-3 précité ne saurait permettre de conférer à la délivrance d'une attestation de demande d'asile postérieurement à une mesure d'éloignement d'autre effet que celui de faire obstacle à ce que cette mesure soit mise à exécution d'office, l'étranger pouvant à cet égard, en pareille circonstance et sur son fondement, être assigné à résidence ou placé en rétention administrative ainsi que le permet l'article L. 752-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, en l'absence d'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français par la délivrance ultérieure d'une attestation de demande d'asile et dès lors qu'il est constant que M. B s'est maintenu en France au-delà du délai de départ volontaire accordé, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est dépourvu de base légale doit être écarté.
12. De seconde part, si M. B fait état des éléments nouveaux, relatifs tant aux menaces subis par sa famille que sur son occidentalisation, produits à l'appui de sa demande de réexamen concernant les risques qu'il encourt en cas de retour en Afghanistan, il n'apporte aucun commencement de preuve au soutien de ses allégations et ne justifie dès lors pas de circonstances humanitaires justifiant qu'aucune interdiction de retour ne soit édictée. Par ailleurs, si l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public, sa présence en France est récente et il n'allègue pas y disposer d'attaches familiales, ni y avoir noué de liens particuliers. Le préfet n'a ainsi pas méconnu les dispositions citées au point 9 en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour prononcée. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance doit être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 9 avril 2024 du préfet de la Seine-Maritime doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Me Mary et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 4 juin 2024.
Le magistrat désigné,
J. CLe greffier,
J.-B. Mialon
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026