mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401694 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | AIT-TALEB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024, M. A B, représenté par Me Aït-Taleb, demande :
1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de le munir d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle, dans le délai de huit jours, sous astreinte journalière de 150 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, à titre subsidiaire, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- il a déposé sa demande de titre de séjour par voie postale, le 12 décembre 2023, conformément à ce que l'agent lui a demandé de faire lors d'un rendez-vous du 29 novembre précédent ;
- la mesure d'injonction demandée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que la demande n'est pas justifiée par l'urgence.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "
2. Eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.
3. Si M. B, ressortissant tunisien, soutient qu'il a formé une demande de renouvellement de carte de séjour auprès des services de la préfecture de la Seine-Maritime, il ne justifie pas avoir été titulaire d'un titre de séjour venu à expiration. Il ne conteste d'ailleurs pas qu'il n'a pas résidé en France sous couvert d'un titre de séjour quelconque depuis que sa déclaration d'acquisition de la nationalité française a été définitivement annulée par arrêt de la Cour d'appel de Douai du 6 février 2020. Dans ces conditions, l'intéressé, qui était dans une situation administrative incertaine depuis, à tout le moins, la date de notification de l'arrêt du 1er décembre 2021 par lequel la Cour de cassation a rejeté son pourvoi formé contre l'arrêt de la Cour d'appel de Douai du 6 février 2020, n'est pas dans un cas où l'urgence à intervenir se présume en raison d'une rupture de droits imputable à l'administration. Le requérant a attendu le mois de novembre 2023 pour entamer des démarches de régularisation au regard de son droit au séjour, près de deux années après le rejet de son pourvoi. Le préfet soutient, sans être contesté, que l'instruction de la demande de carte nécessite la transmission d'informations par une autre préfecture, en l'occurrence celle du Val-de-Marne. Dans ces conditions, et en l'absence d'une atteinte particulière à une situation professionnelle, familiale ou, plus généralement personnelle, le requérant ne justifie pas que l'absence de délivrance constitue, par elle-même, un trouble d'une gravité telle qu'elle imposerait l'intervention d'une mesure en référé. Par suite, la condition tenant à l'urgence posée par les dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas satisfaite.
4. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de le munir d'un récépissé de demande de titre de séjour. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Akli Aït-Taleb et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 15 mai 2024.
Le juge des référés,
P. MINNE
N°2401694
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026