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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401761

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401761

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401761
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3 ème Chambre
Avocat requérantMARY-INQUIMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024, M. C A, représenté par Me Caroline Inquimbert, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, en cas de reconnaissance du bien-fondé de la requête, de lui délivrer une carte de séjour temporaire, valable un an, dans un délai de trente jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros HT à verser à la SELARL Mary et Inquimbert au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, ladite condamnation valant renonciation de l'avocat au versement de l'aide juridictionnelle.

M. A soutient que :

La décision portant refus de séjour :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle.

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle.

La décision fixant le pays de destination :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 20 mars 2024.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les observations de Me Lechevalier, pour M. C A.

Le préfet de la Seine-Maritime n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant guinéen né le 1er janvier 1992, déclare être entré irrégulièrement en France le 26 avril 2018. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 11 juin 2021 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), décision confirmée par un arrêt du 10 février 2022 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). En parallèle, le 21 septembre 2020, il a sollicité son admission au séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 1er avril 2021, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement du 24 février 2022, le tribunal administratif de Rouen a annulé cet arrêté en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire et qu'il fixe son pays de destination. Par un arrêté du 9 mars 2022, le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement du 24 juin 2022, le tribunal administratif de Rouen a confirmé cet arrêté. Le 10 août 2023, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 décembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Sur la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont le préfet de la Seine-Maritime a fait application. L'autorité préfectorale, qui n'avait pas à faire référence à l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressée, y décrit, notamment, sa situation administrative, sa vie privée et familiale et sa situation professionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ". En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".

4. S'agissant de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", il ressort des pièces du dossier que M. A, est entré irrégulièrement en France le 26 avril 2018. Il en ressort également qu'il est célibataire et sans enfant à charge. Par ailleurs, s'il produit un mandat d'arrêt à son nom du 20 juillet 2013, un avis de recherche à son nom du 20 juillet 2013 et un article de presse du 26 mars 2020 relatif à des violences intercommunautaires à Nzérékoré, ces éléments ne sont pas de nature à établir suffisamment la réalité et l'actualité des risques personnels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Enfin si l'intéressé produit plusieurs témoignages en sa faveur, ils ne sont pas de nature à caractériser des circonstances humanitaires ni des motifs exceptionnels tel que prévus par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. S'agissant de la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", M. A a produit un contrat à durée interminée (CDI) à temps plein conclu le 21 juillet 2021, en utilisant une identité et un document de séjour d'emprunt, avec la SAS Villa Gabrielle en qualité de plongeur ainsi que des bulletins de salaire montrant une activité professionnelle au sein de cette société d'août 2021 à décembre 2023. Toutefois, ces seuls éléments ne sont pas de nature, alors même que son employeur est très satisfait de ses services, à caractériser des circonstances humanitaires ni des motifs exceptionnels tels que prévu par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article susvisé doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. M. A soutient qu'il réside en France depuis cinq ans, qu'il justifie être intégré sur le plan professionnel, que ses parents sont décédés lors d'affrontements interethniques, que sa sœur a trouvé refuge en Côte d'Ivoire, qu'il a noué une relation amoureuse avec une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile, qu'il est hébergé par des connaissances. Toutefois, le requérant ne saurait se prévaloir de sa durée de résidence sur le territoire français alors même qu'il est entré irrégulièrement dans le pays, qu'il s'y est maintenu de manière irrégulière au moins depuis mars 2022, et qu'il s'est soustrait à sa précédente mesure d'éloignement. De plus, s'il indique avoir noué une relation amoureuse, il ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations. Il est constant que le requérant est célibataire et n'a pas d'enfant à charge. S'il produit six témoignages d'amis, au demeurant peu circonstanciés, ils ne permettent pas d'établir une insertion sociale en France d'une particulière intensité. Par ailleurs, et en tout état de cause, comme indiqué au point 5, les documents produits par le requérant ne sont pas de nature à suffisamment établir la réalité et l'actualité des risques personnels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Enfin, s'il soutient que sa sœur ne serait plus en Guinée et qu'il n'aurait plus de liens familiaux dans son pays d'origine, il ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations. Dans ces conditions et même s'il ressort des pièces du dossier que le requérant a travaillé en tant que plongeur dans le cadre d'un CDI pour la société SAS Villa Gabrielle depuis août 2021 et démontre ainsi une certaine insertion professionnelle, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels cette décision a été prise en refusant de lui délivrer un titre de séjour Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

8. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 4,5 et 7, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle doit être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, comme énoncé au point n°2, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. La décision portant obligation de quitter le territoire français, qui a été prise en raison de l'existence d'un refus de séjour, n'a dès lors pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu du 3° de l'article L 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

10. En deuxième lieu, la décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

11. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 4,5 et 7, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle doivent être écartés.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

12. En premier lieu, la décision attaquée, qui vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et énonce que l'intéressé n'établit pas être exposé à la torture ou à des traitements contraires aux stipulations de la convention précitée en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée.

13. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination.

14. En troisième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

15. M. A produit à l'instance un mandat d'arrêt à son nom du 20 juillet 2013, un avis de recherche à son nom du 20 juillet 2013 et un article de presse du 26 mars 2020 relatif à des violences intercommunautaires à Nzérékoré. Toutefois, ces éléments ne sont pas de nature à suffisamment établir la réalité et l'actualité des risques personnels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine alors même que sa demande d'asile a été rejetée le 11 juin 2021 par l'OFPRA, cette décision ayant été confirmée le 10 février 2022 par la CNDA. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 8 et 11, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

17. En premier lieu, la décision attaquée rappelle les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce notamment que M. A est entré irrégulièrement en France, la date alléguée d'entrée ayant été mentionnée lors du rappel du parcours du requérant, qu'il s'y est maintenu irrégulièrement, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré, qu'il ne justifie pas être dépourvu de tous liens dans son pays d'origine, qu'il ne justifie pas de son insertion dans la société française. Ainsi, la décision est suffisamment motivée en droit et en fait.

18. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette illégalité entraînerait celle de la décision fixant le pays de destination.

19. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11.".

20. Le requérant soutient qu'il réside en France depuis plus de cinq ans, qu'il y a noué une relation amoureuse, qu'il est socialement intégré en France et qu'il occupe un emploi dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée. Toutefois, outre ce qui a été exposé précédemment s'agissant des liens ténus de M. A avec la France en dehors de son insertion professionnelle, sa présence sur le territoire est d'une ancienneté relative et résulte pour partie au moins de ce qu'il n'a pas déféré à sa précédente mesure d'éloignement. Alors même que les parties s'accordent sur l'absence de menace à l'ordre public que représenterait sa présence en France, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Seine-Maritime aurait fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

21. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points précédents, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, celles aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Caroline Inquimbert et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Anne Gaillard, présidente,

M. Colin Bouvet, premier conseiller,

M. Robin Mulot, premier conseiller.

Assistés de M. Tostivint, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

La présidente- rapporteure,

A. B

L'assesseur le plus ancien,

C. BOUVETLe greffier,

H. TOSTIVINT

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401761

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