lundi 27 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2401895 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | KOUM DISSAKE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mai 2024 à 11 h 41, M. B A, représenté par Me Koum-Dissaké demande :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2024 du préfet de la Seine-Maritime en tant qu'il a refusé de lui délivrer une carte de séjour " étudiant " ;
2°) sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner la délivrance du titre de séjour demandé, sous astreinte journalière de 150 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou, subsidiairement, de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique permet d'admettre provisoirement un demandeur à l'aide juridictionnelle. S'il n'appartient qu'au bureau d'aide juridictionnelle de statuer sur toutes les conditions d'admission à l'aide juridictionnelle, l'admission provisoire à cette aide peut être refusée si une de ces conditions apparaît manifestement non remplie.
3. Les dispositions de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 prévoient que l'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement. Ainsi qu'il est dit ci-après, la requête de M. A ne remplit manifestement pas les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et se trouve donc manifestement dénuée de fondement. Par suite, sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle doit être rejetée.
4. Les moyens invoqués dans sa requête par M. A, ressortissant congolais (Brazzaville), consistent seulement, outre un rappel du pouvoir de régularisation qu'il appartient toujours au préfet d'exercer, à soutenir que le refus de délivrance d'une carte de séjour en qualité d'étudiant porte une atteinte grave à l'exercice de la liberté fondamentale, reconnue par le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, de poursuivre des études supérieures. Les conclusions de la requête, présentée par un avocat, visent explicitement l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le recours doit, par suite, être qualifié de demande de référé d'urgence tendant au prononcé de mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale.
5. En premier lieu, si le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale, il ne peut, sans méconnaître l'article L. 511-1 du même code, selon lequel il statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire, et sans excéder sa compétence, prononcer l'annulation d'une décision administrative. Les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision de refus de séjour contenue dans l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 attaqué sont donc manifestement irrecevables.
6. En second lieu, le droit pour un étranger d'avoir accès à une cycle de formation de l'enseignement supérieur ne constitue pas une liberté ou un droit fondamental. L'exercice, par l'autorité de police, de son pouvoir de régularisation d'un étranger en situation irrégulière ne relève pas davantage des droits et libertés fondamentaux. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Maritime de délivrer immédiatement une carte de de séjour " étudiant " à M. A sont manifestement infondées au vu de la demande de référé. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais liés à l'instance doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A n'est pas admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Vanessa Koum-Dissaké.
Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Rouen, le 27 mai 2024.
Le juge des référés,
signé
P. MINNE
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N. BOULAY
N°2401895
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026