LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2401899

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2401899

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2401899
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1 ère Chambre
Avocat requérantSTERENN LAW

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968, mais que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation. En l'espèce, la durée de présence en France de M. A, due à son maintien irrégulier, et l'absence de preuve de liens personnels intenses n'ont pas justifié une régularisation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 15 mai 2024, et le 27 mai 2024, M. B A, représenté par la SELARL Sterenn Law, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer une carte de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en toute hypothèse dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte journalière de 100 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. A soutient que l'arrêté :

- est insuffisamment motivé ;

- est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle dès lors que le préfet n'a pas fait application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entaché d'une erreur de droit et d'une manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et au regard du pouvoir de régularisation appartenant au préfet.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;

- la décision du 10 avril 2024 par laquelle M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- l'ordonnance du 12 juillet 2024 fixant la clôture d'instruction au 14 août 2024 à 12 h.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Minne, président de chambre, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien, est entré en France le 3 octobre 2016. Il a sollicité, le 6 juillet 2023, son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 21 décembre 2023, le préfet de la Seine-Maritime a rejeté cette demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué qui vise les textes applicables, expose la situation personnelle de M. A et énonce les motifs pour lesquels le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. L'arrêté comportant les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, le moyen tiré de l'absence de motivation doit être écarté.

3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Maritime a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A avant de refuser de lui accorder un titre de séjour, la circonstance que l'arrêté ne mentionne pas certains faits n'étant pas, en l'espèce, de nature à établir un défaut d'examen. Si l'intéressé soutient que le préfet n'a pas examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, il ressort au contraire de l'arrêté contesté que le préfet a mentionné que ces dispositions n'étaient pas applicables aux ressortissants algériens et s'est attaché à examiner la situation du requérant au regard du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien avant d'envisager de faire usage du pouvoir discrétionnaire de régularisation dont il dispose en toute hypothèse.

4. En dernier lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, n'est pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Cependant, bien que cet accord ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, l'autorité administrative peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

5. D'une part, M. A soutient qu'il est sportif de haut niveau et qu'il est un champion de taekwondo internationalement reconnu. Ces seuls éléments ne permettent toutefois pas d'établir que le requérant aurait fixé, en France, le centre de ses attaches personnelles. Il ressort des pièces du dossier que s'il y résidait depuis, il est vrai, près de huit ans à la date de la décision attaquée, cette durée de présence résulte notamment de son maintien irrégulier sur le territoire français. Par ailleurs, s'il soutient que sa sœur et son frère résident régulièrement sur le territoire français, il n'établit pas la réalité et l'intensité des liens affectifs qu'il entretiendrait avec ces derniers. Enfin, il est constant que M. A, célibataire, sans charge de famille, ne démontre pas être dépourvu de toute attache personnelle ou familiale dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 37 ans et où il menait une carrière sportive. Ainsi, ces éléments ne permettent pas de caractériser des circonstances humanitaires ou de justifier de motifs exceptionnels devant conduire à la régularisation au titre de la vie privée et familiale.

6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A a créé, le 14 septembre 2020, sous le statut d'auto-entrepreneur, une entreprise de design et graphisme, et pour laquelle il a déclaré avoir réalisé 4 700 euros de recettes en 2021, 4 850 euros en 2022, 1 375 euros au titre du premier trimestre 2023, 2 250 euros au titre du deuxième trimestre 2023, 600 euros au titre du quatrième trimestre 2023 et 1 290 euros au titre du premier trimestre 2024. Toutefois, ces pièces, qui ne sont pas de nature à justifier d'une intégration professionnelle suffisante sur le territoire national et ni perspectives d'insertion professionnelle sérieuses, ne permettent pas de considérer que l'intéressé ferait état d'un motif exceptionnel au regard de son expérience et de ses qualifications, de nature à justifier une admission au séjour par la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de salarié ou de titulaire d'une entreprise. Par suite, l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas établie.

7. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte et au titre des frais d'instance doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la SELARL Sterenn Law et au préfet de la Seine-Maritime.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Minne, président,

Mme Jeanmougin, première conseillère,

Mme Ameline, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.

Le président-rapporteur,

signé

P. MINNEL'assesseure la plus ancienne,

signé

H. JEANMOUGIN

Le greffier,

signé

N. BOULAY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2401899

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions