mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402036 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | MUKENDI NDONKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 mai 2024 M.D B, incarcéré au centre de détention de Val de Reuil, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel le préfet de l'Eure l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et lui a interdit la circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il méconnaît le principe du respect des droits de la défense ;
- il est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen approfondi de sa situation ;
- il est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Par un mémoire en défense produit le 4 juin 2024, le préfet de l'Eure conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, modifiant le règlement (CEE) n° 1612/68 et abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE, 75/34/CEE, 75/35/CEE, 90/364/CEE, 90/365/CEE et 93/96/CEE ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 2 avril 2024, le président du tribunal a désigné Mme Esnol comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis, VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Esnol, magistrate désignée,
- les observations de Me Mukendi Ndonki, avocat commis d'office, représentant M. B qui soutient que :
* l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit dès lors que le comportement de M. B ne constitue pas une menace suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société au sens des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français est entachée d'erreur de droit dès lors qu'elle a été prise automatiquement par le préfet et qu'elle doit être annulée par exception d'illégalité de la mesure d'éloignement ;
* et les décisions contenues dans l'arrêté attaqué méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant car elles auraient pour effet de séparer les enfants de leur père ; elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu de sa durée et de ses attaches en France ; et elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- les observations de M. B assisté par Mme A, interprète en langue roumaine, qui fait état de la présence en France de ses deux filles avec lesquelles il souhaite entretenir une relation.
Le préfet de l'Eure n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M.D B, ressortissant roumain né le 4 septembre 1987, déclare être entré sur le territoire français en 2006. Par un arrêté du 14 mai 2024, dont M. B, incarcéré au centre de détention de Val de Reuil, demande l'annulation, le préfet de l'Eure l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et lui a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. M. B, qui a présenté sa requête sans avoir recours à un avocat, a bénéficié lors de l'audience de l'assistance de l'avocat de permanence désigné par le bâtonnier. Le requérant n'a pas indiqué vouloir renoncer au bénéfice de cette commission d'office. Par suite, il n'y a pas lieu d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans le cadre de la présente instance.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. C E, adjoint au chef du bureau des migrations et de l'intégration titulaire d'une délégation de signature du 2 novembre 2023, publiée au recueil des actes administratifs n° 329 du 2 novembre 2023, lui permettant de signer au nom du préfet notamment les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige doit être écarté.
5. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense n'est pas assorti des précisions pour en apprécier le bien-fondé. A supposer que M. B entende se prévaloir du défaut de procédure contradictoire, il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 2 mai 2024 notifié le 6 mai 2024, le préfet de l'Eure a informé M. B de ce qu'il envisageait prendre une mesure d'éloignement à son encontre et M. B a présenté ses observations sur cette éventualité.
6. En troisième lieu, l'arrêté attaqué, qui mentionne les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, fait état de la situation administrative, personnelle et familiale de l'intéressé. Par suite, l'arrêté attaqué, dont la motivation n'apparaît pas stéréotypée, énonce, eu égard à l'objet de chacune des décisions litigieuses, les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il suit de là que le moyen ainsi soulevé manque en fait et doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'un défaut d'examen approfondi de sa situation.
7. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () " Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : "Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
8. En l'espèce, M. B est entré sur le territoire français en 2006 et y réside habituellement depuis, il est père de deux filles nées en 2009 et 2018 de son mariage avec une ressortissante roumaine. M. B soutient qu'il entend verser une pension alimentaire pour ses enfants et qu'il est convoqué à une audience le 27 juin 2024 devant le juge aux affaires familiales à l'occasion de laquelle il souhaite solliciter des visites médiatisées de ses enfants. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles entre 2021 et 2022 pour des faits de violences habituelles en la présence de mineurs et menaces de mort réitérées avec récidives ainsi que de violences avec usage d'une arme, à l'encontre de son épouse. L'intéressé ne fait état d'aucune insertion professionnelle stable et durable. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B entretiendrait un lien, ni qu'il contribuerait à leur entretien et à l'éducation de ses enfants, qui, au surplus, ne lui ont pas rendu visite en détention et résident chez leur mère. Dans ces conditions, l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant la circulation sur le territoire français ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni même, compte tenu de ce contexte de violences familiales, les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
9. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, nonobstant la durée de présence en France de M. B depuis 2006, le préfet n'a pas entaché l'arrêté attaqué d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
10. Aux termes de l'article 27 de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 : " 1. Sous réserve des dispositions du présent chapitre, les États membres peuvent restreindre la liberté de circulation et de séjour d'un citoyen de l'Union ou d'un membre de sa famille, quelle que soit sa nationalité, pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique. Ces raisons ne peuvent être invoquées à des fins économiques. / 2. Les mesures d'ordre public ou de sécurité publique doivent respecter le principe de proportionnalité et être fondées exclusivement sur le comportement personnel de l'individu concerné. L'existence de condamnations pénales antérieures ne peut à elle seule motiver de telles mesures. / Le comportement de la personne concernée doit représenter une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. Des justifications non directement liées au cas individuel concerné ou tenant à des raisons de prévention générale ne peuvent être retenues () ". Aux termes de l'article 28 de la même directive : " 1. Avant de prendre une décision d'éloignement du territoire pour des raisons d'ordre public ou de sécurité publique, l'État membre d'accueil tient compte notamment de la durée du séjour de l'intéressé sur son territoire, de son âge, de son état de santé, de sa situation familiale et économique, de son intégration sociale et culturelle dans l'État membre d'accueil et de l'intensité de ses liens avec son pays d'origine. () ".
11. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes: () / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () "
12. Les dispositions citées au point précédent doivent être interprétées à la lumière des objectifs de la directive du 29 avril 2004 précitée et notamment de ses articles 27 et 28 mentionnés au point 10. Il appartient à l'autorité administrative d'un Etat membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un autre Etat membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.
13. M. B soutient que les condamnations pénales dont il a fait l'objet ne sauraient suffire à considérer que son comportement constitue une menace à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société. Par ailleurs, outre de l'ancienneté de sa présence en France, M. B rappelle qu'il est père de deux enfants nées en France pour lesquelles il souhaite contribuer à l'entretien et à l'éducation. Enfin, il fait état de son expérience professionnelle comme ouvrier du bâtiment.
14. Toutefois, M. B a été condamné par jugement du 19 mars 2021 à douze mois d'emprisonnement délictuel avec sursis révoqué postérieurement, pour des faits de violences habituelles n'ayant pas entraîné d'incapacité supérieure à 8 jours, menace de mort à l'encontre de sa conjointe et violences en présence d'un mineur. Par un deuxième jugement du 18 mai 2022, le tribunal correctionnel a condamné M. B à un an d'emprisonnement avec six mois en sursis probatoire, pour des faits de violences avec usage ou menace d'une arme suivie d'une incapacité supérieure à huit jours et port d'arme à feu en récidive. Enfin, par un jugement du 2 novembre 2022, M. B a été condamné à dix-huit mois d'emprisonnement délictuel pour des faits de menace de mort à l'encontre de sa conjointe en récidive. De plus, la décision attaquée fait état de précédente condamnation pénale pour des faits similaires dès 2014 si bien que le comportement de M. B présente un risque élevé de réitération et de récidive. Il ressort des pièces du dossier qu'il est en instance de divorce avec son épouse et que, dans l'attente, la mère des enfants assure exclusivement l'autorité parentale et l'hébergement des deux filles. L'intéressé ne fait pas état d'un projet professionnel précis à sa sortie de détention. Dans ces conditions, eu égard aux motifs des condamnations pénales dont M. B a fait l'objet, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet a pu considérer que le comportement de M. B présente, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, constitué en l'espèce par la protection de l'intégrité physique des personnes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'interdiction de circulation sur le territoire français :
15. En premier lieu, faute pour M. B d'avoir démontré l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision lui interdisant la circulation sur le territoire français par voie de conséquence de la décision d'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
16. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. "
17. En l'espèce, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet de l'Eure a prononcé l'interdiction de circuler sur le territoire français pour une durée de trois ans, " après avoir procédé à un examen approfondi de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de M. B ainsi que les déclarations de l'intéressé et les éléments produits ". Eu égard aux motifs de l'arrêté attaqué, le préfet s'est ainsi fondé sur les condamnations pénales dont M. B a fait l'objet et sur son comportement. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Eure aurait prononcé automatiquement la décision d'interdiction de circulation sur le territoire français et se serait considéré à tort en situation de compétence liée. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
18. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 14, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Eure aurait entaché la décision d'une erreur manifeste d'appréciation en fixant à trois ans la durée de son interdiction de circulation sur le territoire français.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Eure du 14 mai 2024 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de l'Eure.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.
La magistrate désignée,
B. ESNOL
La greffière,
A. LENFANT
La République mande et ordonne au préfet de l'Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026