vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2402048 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3P |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée sous le n° 2402048 le 28 mai 2024, Mme F C, épouse E, représentée par Me Dubois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mai 2024, notifié le 14 du même mois, par lequel le préfet de la Seine-Maritime a décidé de son transfert aux autorités belges ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime d'enregistrer sa demande d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C, épouse E, soutient que :
- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il a été pris en violation de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil ;
- il a été pris en violation de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil ;
- il a été pris en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il a été pris en violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du premier paragraphe de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
- il a été pris en violation de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée sous le n° 2402049 le 28 mai 2024, M. A E, représenté par Me Dubois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mai 2024, notifié le 14 du même mois, par lequel le préfet de la Seine-Maritime a décidé de son transfert aux autorités belges ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime d'enregistrer sa demande d'asile dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. E, soutient que :
- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il a été pris en violation de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil ;
- il a été pris en violation de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil ;
- il a été pris en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il a été pris en violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du premier paragraphe de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
- il a été pris en violation de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la Constitution ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants adoptée à New-York le 10 décembre 1984 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielleux pour le traitement du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers visées aux chapitres VI, VII, VII bis et VII ter du titre VII du livre VII de la partie réglementaire du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thielleux, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Loeb, substituant Me Dubois, représentant Mme C, épouse E, et M. E, absents, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'elle développe ; elle soutient également qu'il existe des défaillances systémiques des conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Belgique ;
- le préfet de la Seine-Maritime n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F C, épouse E, et M. A E, ressortissants rwandais nés les 17 juin 1985 et 12 mai 1982, sont entrés en France le 26 mars 2024 et ont déposé une demande d'asile le 2 avril 2024. A cette occasion, il a été révélé, à la suite de la consultation de la borne " Eurodac ", qu'ils avaient demandé l'asile le 31 août 2021 auprès des autorités belges. Le 11 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a saisi ces autorités de demandes de reprise en charge des intéressés, lesquelles ont fait droit à ces demandes par accords du 17 avril 2024, en application du point d) du paragraphe 1 de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par les arrêtés attaqués du 7 mai 2024, le préfet de la Seine-Maritime a décidé du transfert de Mme C, épouse E, et de M. E aux autorités belges.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2402048 et 2402049 concernent un couple d'étrangers et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 24-015 du 21 mars 2024, publié le lendemain au recueil spécial n° 76-2024-046 des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Seine-Maritime a donné délégation à Mme B D, attachée, cheffe du pôle régional " Dublin ", à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des arrêtés en litige manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
4. En deuxième lieu, les arrêtés attaqués de remise des époux E aux autorités belges visent les textes sur lesquels ils se fondent, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention de Genève du 28 juillet 1951 modifiée, les règlements (UE) nos 603/2013 et 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils précisent notamment qu'à la suite de leur passage à la borne " Eurodac ", il a été révélé que les époux E avaient demandé l'asile auprès des autorités belges le 31 août 2021 et que ces autorités ont accepté, le 17 avril 2024, la reprise en charge des intéressés. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des arrêtés contestés doit, dès lors, être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement () ; 2. L'Etat membre dans lequel une demande de protection internationale est présentée et qui procède à la détermination de l'Etat membre responsable, ou l'Etat membre responsable peut à tout moment, avant qu'une première décision soit prise sur le fond, demander à un autre Etat membre de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment, sur des motifs familiaux ou culturels, même si cet autre Etat membre n'est pas responsable au titre des critères définis aux articles 8 à 11 et 16. Les personnes concernées doivent exprimer leur consentement par écrit. () ". La mise en œuvre, par les autorités françaises, des dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 doit être assurée à la lumière des exigences définies par le second alinéa de l'article 53-1 de la Constitution, selon lequel : " les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif ". Il en résulte que la faculté laissée à chaque Etat membre de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement précité, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
6. Aux termes du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. / Lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur en vertu du présent paragraphe vers un État membre désigné sur la base des critères énoncés au chapitre III ou vers le premier État membre auprès duquel la demande a été introduite, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable devient l'État membre responsable. ".
7. La Belgique étant membre de l'Union Européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New-York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il doit alors être présumé que le traitement réservé aux demandeurs d'asile dans cet Etat membre est conforme aux exigences de la convention de Genève ainsi qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette présomption est toutefois réfragable lorsqu'il y a lieu de craindre qu'il existe des défaillances systémiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'Etat membre responsable, impliquant un traitement inhumain ou dégradant. Dans cette hypothèse, il appartient à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités belges répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile.
8. De plus, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants : " 1. Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. () ".
9. Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Enfin, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
11. Les époux E soutiennent que leurs situations personnelles au regard du contexte politique au Rwanda et de leur insertion sur le territoire français, ainsi que celles de leurs enfants, auraient dû conduire la France à examiner leurs demandes d'asile en vertu de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Ils soutiennent que leur transfert en Belgique aura pour conséquence leur renvoi, par ricochet, au Rwanda.
12. Toutefois, d'une part, les arrêtés en litige ont seulement pour objet de renvoyer les intéressés en Belgique. Si leurs demandes d'asile ont été rejetées par une décision du 29 février 2024 du Conseil du contentieux des étrangers, les époux E n'établissent pas avoir fait l'objet de mesures d'éloignement à destination du Rwanda de la part des autorités belges, ni avoir, le cas échéant, épuisé tous les recours à l'encontre de telles mesures. De plus, si les requérants soutiennent encourir des risques pour leurs vies en cas de retour dans leur pays d'origine, ils ne l'établissent en tout état de cause pas par les seules pièces qu'ils produisent. Les requérants n'établissent pas davantage que le droit belge ne permettrait pas de faire valoir les risques de traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qu'ils encourraient à l'occasion des mesures d'éloignement dont ils sont susceptibles de faire l'objet. Enfin, la Belgique, Etat membre de l'Union européenne, est partie à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut de réfugiés, complétée par le protocole de New-York et à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si les requérants soutiennent qu'il existe des défaillances systémiques des conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Belgique, ils n'établissent pas, par les seules pièces qu'ils produisent, que la situation générale qui y règne, ni que l'organisation mise en place par les autorités ne permettraient pas d'assurer, à la date à laquelle les arrêtés en litige ont été pris, un niveau de protection suffisant aux demandeurs d'asile.
13. D'autre part, les requérants, qui résident sur le territoire français depuis moins de deux mois à la date des arrêtés en litige, n'établissent pas avoir des attaches familiales en France et ne présentent pas une situation de particulière vulnérabilité. Si leurs enfants sont scolarisés en France, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils ne pourraient pas être scolarisés en Belgique.
14. Ainsi, les moyens tirés de ce qu'en ne dérogeant pas aux critères de détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile, les décisions contestées auraient été prises en méconnaissance des dispositions du paragraphe du 2 de l'article 3 et de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du premier paragraphe de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, doivent être écartés.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. L'Etat membre responsable en vertu du présent règlement est tenu de : / () d) reprendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29, le ressortissant de pays tiers ou l'apatride dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande auprès d'un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre. / 2. () Dans les cas relevant du champ d'application du paragraphe 1, point d), lorsque la demande a été rejetée en première instance uniquement, l'État membre responsable veille à ce que la personne concernée ait la possibilité ou ait eu la possibilité de disposer d'un recours effectif en vertu de l'article 46 de la directive 2013/32/UE. ".
16. Au vu de ce qui a été dit au point 10 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme C, épouse E, et M. E ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 7 mai 2024 par lesquels le préfet de la Seine-Maritime a décidé de leur transfert aux autorités belges. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions des requêtes présentées aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes nos 2402048 et 2402049 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F C, épouse E, à M. A E et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juin 2024.
La magistrate désignée,
Signé
D. Thielleux
La greffière,
Signé
C. DupontLa République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
C. DUPONT
Nos 2402048, 2402049
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026