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AccueilJurisprudence administrativeN° TA76-2402266

Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2402266

vendredi 16 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rouen
SectionTribunal Administratif de Rouen
N° DossierTA76-2402266
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission nationale indépendante de réparation des préjudices subis par les Harkis du 17 mai 2024. La requérante invoquait un préjudice moral lié à sa situation familiale après l'indépendance de l'Algérie, sans avoir séjourné dans les structures d'accueil prévues par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car les conditions légales d'indemnisation n'étaient pas remplies, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juin 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 17 mai 2024, par laquelle la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie a rejeté sa demande d'indemnisation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 ;

- le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 modifié ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants () "

2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 17 mai 2024, la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis et les autres personnes rapatriées d'Algérie a rejeté la demande de réparation présentée par Mme B au titre de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, motif pris de ce qu'il ne ressort pas qu'elle a séjourné dans les structures d'accueil dont la liste est annexée au décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 modifié par le décret n°2023-890 du 21 septembre 2023 au cours de la période comprise entre le 20 mars 1962 au 31 décembre 1975. Dans sa requête, la requérante déclare elle-même que sa " famille n'a pas connu les conditions de vie () des camps de transit () " mais que, nonobstant, la situation dans laquelle sa famille s'est trouvée à la suite de l'indépendance mérite " grandement réparation ". Par suite, la requête ne contient qu'un moyen inopérant et peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Fait à Rouen, le 16 août 2024.

La présidente de la 4ème chambre,

C. Van Muylder

La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2402266

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